Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

A propos des arrestations de Bruxelles
(Le 5 octobre 2010)

A propos des arrestations de Bruxelles

Indy Nantes, mardi 05 octobre 2010

Suite au camp No Border, 5 personnes sont poursuivies dans l’affaire de l’attaque du commissariat des Marolles. 4 d’entre elles sont toujours en détention préventive. Quelques éléments pour organiser la solidarité...

Alors que le camp No Border de Bruxelles prend fin, que tout le monde rentre gentiment chez soi, soit heureux des belles rencontres qu’il a pu faire, des discussions intéressantes auxquelles il a participé, soit plein du sentiment d’impuissance et de la rancœur liés à l’impossibilité de faire quoi que ce soit imposée par un dispositif policier d’exception déclarée ; une poignée de personnes reste encore à Bruxelles. Ils ont été arrêtés vendredi 1er octobre après l’attaque du commissariat du quartier populaire des Marolles, et sont détenus à l’heure qu’il est à la prison de Forest.

Pendant toute la semaine où se passait le camp No Border chaque tentative de manifestation en dehors de l’espace d’impuissance que nous accordait la police était rendue totalement impossible, toute sortie hors du campement donnait lieu à des arrestations systématiques, des centaines de personnes ont été arrêtées préventivement, se sont fait gazer, matraquer, et tabasser en cellules.

Le vendredi soir une manifestation contre la construction du nouveau centre fermé pour immigrés est appelée à la gare du midi. De nouveau la police quadrille tout le quartier et arrête préventivement toute personne susceptible de vouloir participer à cette manifestation, mais le plus important pour le pouvoir c’est d’empêcher qu’il puisse y avoir une quelconque jonction entre les manifestants et les habitants du quartier populaire jouxtant le point de rendez-vous. Objectif atteint : l’armada policière rend impossible toute tentative de rassemblement. Finalement une cinquantaine de personnes attaquent vers 22 heures le commissariat des Marolles.

Cinq personnes seront arrêtées, quatre sont encore détenues, les charges retenues contre elles semblent être destruction de bien immobilier, mise hors d’usage de véhicules, coups et blessures sur agent de la force publique avec préméditation, port d’arme prohibé, rébellion, et tout cela en bande. Accusations qui font encourir jusqu’à 10 ans de prison.

Qu’ils soient innocents ou non, il nous faut afficher notre solidarité inconditionnelle avec les prisonniers. Il ne s’agit pas ici de dénoncer un état d’exception par rapport à un Etat de droit qui nous semblerait désirable, bien au contraire. Nous ne demandons pas un procès « juste ». Ce que nous voulons c’est faire pression pour les libérer, car leur justice n’est pas la nôtre (1) ; ce sont tous les enfermements que nous dénonçons, et contre lesquels nous luttons, contre les prisons, les centres de rétentions, toutes leurs frontières, et leur mise au travail forcée.

La solidarité est une arme.
Organisons la solidarité avec les prisonniers sous toutes ses formes.
Feu à toutes les prisons.

Une poignée d’anarchistes

(1) Cf "Un flic, une balle, justice sociale"


Bruxelles : Une quarantaine de manifestants du "No Border Camp" devant le Palais de Justice

Belga, 6 octobre 2010 11:24

Une quarantaine de manifestants du "No Border Camp" manifestent depuis mercredi 10 heures, place Poelaert à Bruxelles, en soutien à leur quatre camarades incarcérés depuis vendredi soir, soupçonnés d’avoir attaqué un commissariat de police dans les Marolles vendredi dernier, a constaté sur place l’agence Belga.

Les quatre participants au "No Border Camp" doivent comparaître ce mercredi devant la chambre du conseil. Celle-ci doit décider de leur maintien ou non en détention. Les quatre inculpés nient leur implication dans les actes de vandalisme commis vendredi soir en marge d’une manifestation non-autorisée gare du Midi, au cours de laquelle la police avait par ailleurs procédé à de nombreuses arrestations administratives. Ces quatre personnes comparaissant mercredi devant la chambre du conseil sont de nationalité suisse, belge, italienne et espagnole. Le "No Border Camp" avait planté ses tentes pendant une semaine sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles. Les participants de diverses nationalités entendaient par diverses actions dénoncer la politique anti-migratoire de l’Europe.

Suivant
Imprimer l'article