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Grenoble : des contrôleurs de tramway blessés
(Le 8 octobre 2010)

Des contrôleurs de tramway blessés à Grenoble

INFO RMC - Plusieurs contrôleurs ont été blessés mercredi soir dans le quartier de la Villeneuve, à Grenoble. Ils ont été attaqués par une vingtaine d’individus.

RMC.fr | 07/10/2010

Selon nos informations, l’équipe de contrôleurs effectuait mercredi une patrouille de routine sur la ligne A du tramway de Grenoble (Isère). Alors que les rames passaient dans le quartier sensible de la Villeneuve, aux alentours de 23h30, une vingtaine de passagers a violemment agressé les agents au moment où ces derniers montaient pour effectuer leurs contrôles.

Selon une source syndicale, six d’entre eux ont été blessés. Selon la même source, deux des agresseurs ont pu être arrêtés. Il semble qu’au moment de l’agression, les agents n’étaient plus escortés par la police, qui habituellement les assiste pour travailler dans les quartiers jugés dangereux.

Selon la direction des Transports de l’Agglomération Grenobloise (TAG), six contrôleurs ont déposé plainte. En signe de protestation, certains conducteurs et contrôleurs de la ligne A ont décidé d’exercer leur droit de retrait et n’ont pas débuté leur service ce jeudi matin.

C’est dans ce même quartier de la Villeneuve que de violentes émeutes s’étaient déroulées à la mi-juillet.


Grenoble : un tram, un contrôle et la violence des « galériens »

Rue 89 | 07/10/2010 | 18H20

Cette nuit de mercredi à jeudi, le quartier de La Villeneuve, au Sud de Grenoble, a de nouveau été le théâtre de violences. C’est là qu’un jeune braqueur avait été abattu par la police en juillet.

Mercredi soir, 23h15. Dix contrôleurs de la compagnie des Transports de l’agglomération grenobloise (TAG) verbalisent trois jeunes au fond d’un tramway dans le centre ville. D’après leurs témoignages, ils ont affaire à des jeunes tendus, qui manipulent leurs portables et passent des coups de fils. Un contrôleur les entend même annoncer :

« Rendez-vous à l’Arlequin. »

En l’absence de papiers d’identité pour les trois usagers sans ticket, les contrôleurs doivent les retenir jusqu’au terminus, où la police vérifiera leur identité.

Mais lorsque le tramway s’arrête au pied du quartier de La Villeneuve, une quinzaine de minutes plus tard, un jeune tente de s’extirper de la rame. La tension monte et à l’arrêt suivant, la nouvelle tentative de fuite déclenche une bagarre, impliquant deux autres usagers verbalisés plus tôt. Six contrôleurs légèrement blessés

À l’extérieur, un groupe de jeunes prend le tramway d’assaut. Un contrôleur se souvient des quelques secondes d’affrontement.

« Un très gros groupe est arrivé, environ vingt personnes. Ils mettaient des coups de pied et de poings dans les vitres pour les casser. Des collègues ont dû sortir une seconde pour récupérer un des jeunes qui s’enfuyait.

Tout s’est passé très vite et nous avons heureusement réussi à refermer les portes et à maîtriser deux des cinq agresseurs. »

Quelques minutes plus tard, la rame essuie des jets de pierres alors qu’elle se dirige vers le dépôt avec les contrôleurs et les deux jeunes impliqués dans la bagarre.

L’intervention de la gendarmerie mobile, en patrouille à proximité, a vite clos l’incident. Six contrôleurs ont été légèrement blessés et les deux jeunes majeurs ont été placés en garde à vue. « La direction nous demande de faire plus de PV »

Ce jeudi matin, les contrôleurs de la TAG ont débrayé à l’unisson, faisant jouer leur droit de retrait. Ils dénoncent, sous couvert d’anonymat, le climat de tension qui s’est installé depuis quelques mois.

« La situation s’est durcie avec le contexte socio-économique. Les gens sont en difficultés pour se payer leurs titres de transport. Il y a plus de fraudes, surtout depuis l’augmentation des tarifs en 2008. Les gens sont aussi plus agressifs. »

Une tension accrue, qui se conjugue d’après plusieurs témoignages à un tour de vis demandé par la direction de la compagnie.

« Depuis plus d’un an, surtout, la direction nous demande de faire plus de PV. Il y a une pression, implicite, sur nos primes.

Avant, nous pouvions lâcher dans des situations dangereuses ou lorsque nous étions touchés par les difficultés financières des usagers.

Aujourd’hui, nous sommes obligés d’aller beaucoup plus loin, au détriment de la sécurité. »

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