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Naples : affrontements entre police et manifestants
(Le 21 octobre 2010)

Crise des déchets : :affrontements entre police et manifestants à Naples

Le Parisien,21.10.2010, 00h38

De nouveaux affrontements se sont produits jeudi dans la banlieue de Naples, dans le sud de l’Italie, entre des policiers et des manifestants opposés à l’ouverture d’une seconde décharge.

A Boscoreale, à 25 km au sud de Naples, des manifestants ont brisé dans la matinée des vitrines de magasins. Après ces incidents, le maire de Boscoreale Gennaro Langella, membre du parti du Peuple de la Liberté (PDL) de Silvio Berlusconi, a annoncé sa démission. "Il s’agit d’un problème très grave non seulement pour la santé publique mais aussi pour l’ordre public. Je suis très inquiet concernant ce qui se passe dans cette région", a-t-il déclaré.

Dans la nuit, de violents incidents se sont aussi produits à Terzigno, à une vingtaine de kilomètres de Naples : des centaines de manifestants portant des cagoules ou des écharpes sur le visage ont lancé des pierres et des pétards contre des policiers en tenue anti-émeutes.

Les policiers ont réagi en chargeant la foule d’abord puis en tirant des gaz lacrymogènes dans un deuxième temps, provoquant la panique parmi les manifestants, selon l’agence italienne Ansa, qui a fait état de deux blessés.

Des appels aux calme ont été lancés par les organisateurs de la manifestation, mais sans succès. Le président de la province de Naples, Luigi Cesaro, s’est déclaré "très inquiet", demandant "à tout le monde, des manifestants aux forces de l’ordre, d’éviter des affrontements violents".

Cela fait plusieurs semaines que les habitants de Terzigno manifestent presque quotidiennement pour empêcher le dépôt des déchets dans la décharge locale. Cette décharge est arrivée à saturation, selon les riverains qui s’opposent farouchement également à l’ouverture d’un deuxième site à proximité, qui serait le plus important en Europe avec une capacité de trois millions de tonnes.

La décision d’ouvrir ce second site, confirmée mercredi soir par les responsables régionaux du parti Peuple de la liberté (PDL, au pouvoir) de Silvio Berlusconi, a ultérieurement tendu la situation.

Mercredi, des escarmouches avaient déjà opposé des habitants de plusieurs localités proches de Naples à des policiers qui cherchaient à faire passer des camions devant décharger des déchets et un autobus avait été incendié.

Les habitants de plusieurs municipalités des environs de Naples ont prévu de venir manifester vendredi à Rome. Le sujet est très sensible en Italie car une précédente crise des déchets à Naples, mal gérée par le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi, avait contribué à la victoire de Berlusconi aux législatives de 2008 et à son retour au pouvoir.


Affrontements à Naples sur fond de crise des ordures ménagères

Reuters, 21/10/2010 à 15:05

De violents affrontements ont éclaté jeudi à Naples entre les forces de l’ordre et des manifestants opposés à la création d’un nouveau centre de traitement des ordures ménagères.

NAPLES, Italie (Reuters) - De violents affrontements ont éclaté jeudi à Naples entre les forces de l’ordre et des manifestants opposés à la création d’un nouveau centre de traitement des ordures ménagères.

La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser des centaines de manifestants lançant des pierres et des pétards, lors de heurts qui ont éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi près de l’actuel centre de traitement des déchets à Terzigno.

La tension est montée d’un cran dans la journée quand des manifestants ont brisé des vitrines de magasins à coups de clubs de golf et ont mis le feu à au moins cinq camions-poubelles à Terzigno et Bosoreale.

Vingt policiers et plusieurs manifestants ont été blessés, Un policier a été blessé au visage lors des affrontements, ont rapporté l’agence de presse Ansa et la chaîne de télévision Sky Italia.

"On croirait la guerre civile", a déclaré un porte-parole de la mairie de Bosoreale, une ville que les manifestants ont isolée en dressant des barricades.

Le président du Conseil, Silvio Berlusconi, a convoqué une réunion d’urgence sur la crise qui se tiendra à Rome vendredi.

"Nous voulons respirer, c’est notre droit", pouvait-on lire sur l’une des nombreuses pancartes accrochées dans les rues de Naples.

La collecte des ordures est devenue un problème chronique dans la région napolitaine et les appels se sont multipliés pour que Silvio Berlusconi intervienne.

Cette activité, dans laquelle le crime organisé possède des intérêts depuis des années, est entravée par le manque d’efficacité des opérateurs et aussi par les enjeux politiques.

Les habitants se plaignent des mauvaises odeurs et des risques sanitaires que présente déjà le site de Terzigno, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de la ville et proche de la saturation. Des centaines de tonnes de détritus s’entassent dans les rues de Naples.

DÉCHETS TOXIQUES

Le gouverneur de Campanie, la région de Naples, a fait savoir que les mouvements de protestation n’enterreraient pas les plans de construction de nouveaux sites de traitement de déchets.

"Pendant 15 ans, la Campanie a été un dépotoir pour les déchets toxiques et rien n’avait été fait contre cela. La loi stipule qu’il doit y avoir un site d’élimination des déchets dans chaque région, elle doit être respectée", a dit Stefano Caldoro à la presse.

"Aujourd’hui, les craintes reposent essentiellement sur les pratiques illégales commises par le passé quand toutes sortes de matériaux dangereux pouvaient finir dans des centres de traitement. Aujourd’hui, il s’agit de sites qui sont contrôlés, qui existent dans le reste du pays et en Europe."

La crise des ordures est source d’embarras pour Silvio Berlusconi qui répète régulièrement que le nettoyage de rues de Naples peu après son arrivée au pouvoir en 2008 est l’une des plus grandes réalisations de son gouvernement.

"Il y a une urgence qui n’a pas été résolue. Le gouvernement doit cesser de nous parler de miracles et trouver une solution à une situation qui risque de provoquer une véritable révolte", a mis en garde Pierluigi Bersani, du principal parti d’opposition, le Parti démocrate.

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