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Trento (Italie) : raid antimilitariste à l’Université
(Le 29 octobre 2010)

Trento (Italie) : raid antimilitariste à l’Université

Raid antimilitariste à la faculté de sociologie de Trento, où se déroulait un colloque sur les missions de paix [de l’armée italienne à l’étranger] en présence de deux responsables de l’état major des carabiniers de Rome : il n’y a pas de blessés, mais une personne a été arrêtée après une échauffourée.

Un groupe de cinq jeunes masqués est entrée à l’université en jetant de la peinture rouge et des fumigènes contre les intervenants qui se trouvaient dans l’amphithéâtre Kessler.
Ce sont les intervenants du colloque organisé par l’association Elsa, qui ont été couverts de peinture rouge : le professeur Roberto Toniatti, chercheur de l’université de Droit à Trento et deux officiers des carabiniers.

Toniatti a ensuite été porté à l’hôpital, tout comme le capitaine des carabiniers Pierpaolo Sinconi, du commandement général des carabiniers de Rome, pour des examens. C’est justement un des deux officiers, Giuseppe Zirone, qui a réussi à bloquer un des assaillants, tandis que les autres partaient en criant "assassins" à l’adresse des intervenants.

Par terre dans l’amphi, a été retrouvé un tract du groupe antimilitariste contre un des officiers invités au colloque : "Assassin, tu fais partie des responsables directs de la guerre".

NB : Luca, le compagnon intercepté, a été condamné le lendemain en comparution immédiate à 6 mois de prison avec sursis, il sort donc de la prison de Bolzano avec en plus une assignation à résidence dans la ville de Trento.

[Traduit de l’italien d’un journal local, 29 octobre 2010]


De la peinture rouge, c’est le minimum

Jeudi 28 octobre, à la fac de sociologie, se tenait une conférence sur le thème de la sécurité et sur le rôle de l’Italie dans les "missions de paix", c’est-à-dire sur les 21 théâtres de guerre dans lesquels -du moyen orient à l’afrique- les troupes tricolores sont actuellement impliquées.

A la rencontre participaient des professeurs de Droit et quelques officiers de l’armée.

La présence simultanée de juristes et de pontes des forces armées n’est pas le fruit du hasard. De 1991 à aujourd’hui, le gouvernement italien est constamment engagé dans des opérations de guerre malgré le fait que la constitution l’interdise : n’y-a-t-il pas un juriste qui puisse résoudre cette contradiction de l’Etat ?

A l’université, des professionnels de la guerre étaient en train de discuter avec des professeurs d’université sur la meilleure manière de servir l’impérialisme italien...

Dans le silence général, un groupe d’antimilitaristes a contesté la conférence en lançant des fumigènes et de la peinture rouge contre les intervenants en laissant des tracts où les militaires ont été définis pour ce qu’ils sont : "des assassins".

Un de nos amis et compagnons a été arrêté : il se trouvé à présent dans la prison de Bolzano. Toute notre solidarité à lui.

La guerre nécessite une vaste complicité : usines d’armes, bases militaires, centres de recherche (y compris dans les Universités, comme à Povo), mensonges des médias, conférences de propagande.

Nous ne voulons pas être complices des massacres de la démocratie. C’est tout.

Nous ne laisserons pas en paix ce qui vivent de la guerre.

Liberté pour Luca !
Troupes hors de l’Afghanistan !
Empêchons la construction de la base de de Mattarello !
Non à l’ouverture d’un centre de Finnmeccanica (le plus grand producteur italien d’armes) à l’emplacement de l’ex-manufacture de Tabacs de Rovereto !

Anarchistes

Tract distribué à Trento, traduit de l’italien, publié sur informa-azione, Ven, 29/10/2010 - 21:34

NB : En lisant les journaux locaux d’aujourd’hui, on apprend qui sont les deux officiers de l’armée touchés par la peinture. L’un est le lieutenant-colonel Giuseppe Zirone, du service "planification et police militaire" du commandement général des carabiniers. L’autre est le capitaine Pierpaolo Sinconi, chef des affaires internationales du Coespu. Pour ceux qui l’ignorent, le Coespu (de Vicenza) est une structure où les responsables des carabiniers entraînent les troupes de toute la planète (du moyen-orient à la Libye) à la contre-guerilla et la contre-insurrection. Ils les forment à la répression, à la torture, à l’utilisation de la terreur.

Un peu de peinture contre de tels assassins, c’est vraiment le minimum.

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Trento, 28 octobre 2010 : un assassin couvert de peinture rouge