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Grèce : la "journée contre l’austérité" tourne à l’émeute
(Le 16 décembre 2010)

Jour de chaos à Athènes

Métro, 15-12-2010 23:31

La journée d’action contre l’austérité a tourné à la guérilla urbaine en Grèce. Dans le reste de l’Europe, le mouvement a été moins suivi

Des manifestations contre les mesures de rigueur prises par le pouvoir grec ont dégénéré en de violents incidents à Athènes, ce mercredi. Près du Parlement, au centre de la capitale, des affrontements ont opposé les forces antiémeutes et des groupes de jeunes encagoulés et armés de barres en bois, qui jetaient des cocktails Molotov, au milieu de nuages de gaz lacrymogènes et de jets de morceaux du marbre utilisé pour paver certains trottoirs ou devantures.

Toujours dans la capitale, l’entrée de la Banque centrale a été aspergée de peinture rouge et les panneaux de bois qui barricadaient la plupart des magasins du centre-ville étaient recouverts de graffitis. Neuf personnes ont été arrêtées, selon une source policière.

Le pays était paralysé depuis mardi à minuit dans le cadre d’une grève générale de vingt-quatre heures, qui s’inscrivait dans un appel des syndicats européens à une journée d’action contre l’austérité. Des dizaines de milliers de personnes ont défilé l’après-midi dans la capitale et à Salonique. La banderole de tête du principal cortège portait l’inscription  : “Ça suffit, on ne supporte plus !” Parmi les slogans, on relevait surtout des attaques contre l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

D’autres visaient des lois tout juste votées au Parlement dans la nuit, qui libéralisent le marché du travail et permettent des réductions de salaires dans le secteur privé et les entreprises publiques.

A la veille Conseil européen qui se réunit ce jeudi à Bruxelles, des manifestations ont également eu lieu à Paris, à Bruxelles, en Irlande ou en République tchèque pour protester contre la vague de plans de rigueur. Contrairemet à la Grèce, elles sont restées d’ampleur modeste et symbolique.


De jeunes émeutiers affrontent la police dans le centre d’Athènes

AP | 15.12.2010 | 22:16

Le député et ancien ministre conservateur, Costis Hadzidakis, a été molesté par la foule et légèrement blessé hier à Athènes lors de manifestations émaillées d’incidents assez violents. Plusieurs centaines de personnes ont affronté la police anti-émeutes dans le centre, cassant des voitures et jetant des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre dans le cadre d’une journée de manifestation organisée contre la politique d’austérité. La police a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades émettant des flashs éblouissants, alors qu’on enregistrait une intensification des violences devant le Parlement.

Des jeunes portant des masques noirs et des lunettes de ski ont utilisé des marteaux pour démonter des pavés et les jeter sur des policiers. Un début d’incendie s’est produit dans une poste près du Parlement, et les employés ont été se mettre à l’abri. Ces affrontements sont parmi les plus violents depuis le début de la crise financière en Grèce, qui a entraîné des réductions salariales et une hausse du chômage. En mai, trois personnes étaient mortes dans une banque incendiée par des émeutiers.

Les violences d’hier ont débuté à l’issue d’une manif de 20 000 personnes qui ont défilé lors d’une grève générale contre une série de réformes du travail. Les transports urbains, aériens et ferroviaires étaient perturbés. Le travail dans les hôpitaux était affecté, et des entreprises fermées.


La Grèce paralysée par une journée de mobilisation générale

LEMONDE.FR avec AFP, reuters | 15.12.10 | 13h21

La Grèce tournait au ralenti mercredi, privée de transports aériens, maritimes et ferroviaires, dans le cadre d’une grève générale de vingt-quatre heures contre la deuxième vague de rigueur prévue dans le pays en 2011. La grève touche aussi les écoles, hôpitaux, tribunaux, banques et grandes entreprises publiques. Le projet de budget 2011, qui prolonge l’effort réclamé aux Grecs en contrepartie de l’aide européenne, doit être examiné la semaine prochaine au Parlement.

Prévue au départ dans le cadre d’une journée d’action européenne contre la rigueur, cette grève a pris l’allure d’une mobilisation générale, notamment après l’annonce de coupes salariales dans le secteur privé. Deux réformes en ce sens, portant sur un assouplissement du marché du travail, ont été adoptées dans la nuit en procédure d’urgence au Parlement, par 156 voix pour et 130 contre. L’une d’elle prévoit une coupe de 10 % à 25 % des salaires dans les entreprises publiques déficitaires. L’autre permet aux entreprises privées de s’affranchir des accords de branche fixant des barèmes salariaux pour s’appuyer sur des conventions d’entreprise.

Le secteur des transports est le plus touché : les 400 vols prévus au départ ou à l’arrivée de l’aéroport d’Athènes ont été annulés après le ralliement au mot d’ordre des contrôleurs aériens. Tous les ferries ralliant les îles sont restés à quai également, tandis qu’une grève de vingt-quatre heures des journalistes privait le pays d’informations. A la mi-journée, alors que deux manifestations étaient sur le point de démarrer à Athènes, seuls les transports urbains, métro et bus, fonctionnaient, après des arrêts de travail en matinée créant de gigantesques embouteillages aux heures de pointe.

"ILS NOUS VOLENT NOS VIES"

En Grèce, le gouvernement socialiste de Georges Papandréou, qui a dû accepter de mettre en œuvre un plan de rigueur en échange d’une aide financière de 110 milliards d’euros de l’Union européenne et du FMI, dispose d’une majorité confortable au Parlement, et les manifestations ne devraient pas le faire dévier du cap de l’austérité. Mais le mouvement de mercredi est une manifestation de plus du mécontentement du peuple grec, durement touché par ces mesures. "Nous réclamons le retrait du mémorandum d’accord avec l’UE et le FMI, et l’abandon des politiques contre les travailleurs, annonce le syndicat de la fonction publique Adedy. Ils nous volent nos emplois, notre pain, ils nous volent nos vies."

Le mouvement s’inscrit dans une journée d’action à l’échelle européenne avant le sommet européen de jeudi et vendredi. A Bruxelles, un rassemblement est prévu à 11 heures devant le siège de la Commission. A Dublin, une manifestation est prévue devant le Parlement, où les députés irlandais doivent se prononcer sur le plan de sauvetage de 85 milliards d’euros négocié avec l’Union européenne et le FMI. "Les syndicats européens demandent aux gouvernements de cesser de s’en prendre aux salaires et aux aides sociales, d’agir ensemble, de cesser d’aller d’une crise à l’autre, de cesser de détruire notre Europe sociale", résume John Monks, de la Confédération européenne des syndicats.

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Athènes, 15 décembre 2010 : Costis Hadzidakis, ancien ministre et député de droite recoonu par la foule