Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Nice : Il reconnaît un policier au bar et lui fracture la mâchoire
(Le 6 janvier 2011)

Nice : Il reconnaît un policier au bar et lui fracture la mâchoire

Nice Matin, Jeudi 06 janvier 2011

L’agresseur a violemment frappé un adjoint de sécurité âgé de 21 ans, alors en civil, au motif qu’il l’avait contrôlé quelques jours plus tôt.

Il a 21 ans. Il est adjoint de sécurité, un premier pas avant de devenir policier. Et il est désormais en convalescence, la mâchoire fracturée, avec une interruption de travail de 45 jours. « Lâchement agressé à Nice parce qu’il était "policier" », s’indigne Unité SGP-FO.

Le syndicat de police a révélé l’information hier. Mais c’est dimanche 2 janvier, sur les coups de 18 h, que le jeune homme a été pris à partie et violemment frappé. Pourtant, l’apprenti policier est alors " hors service ", vêtu en civil et accompagné de sa petite amie.

Selon les premiers éléments, il s’est rendu au bar-tabac « Le Gaulois ». Un établissement très fréquenté à cette heure, à cent mètres du palais des expositions, donnant sur un carrefour stratégique et les rails du tramway. C’est là qu’un individu d’une vingtaine d’années aurait reconnu le policier qui l’avait contrôlé quelques jours plus tôt. Un motif manifestement suffisant à ses yeux pour l’insulter, se ruer sur lui et le frapper.

Des traces à vie

Simples coups de poings assénés lourdement à mains nues ? Ou à l’aide d’un poing américain, comme l’affirme le syndicat Unité SGP Police 06 ? L’enquête confiée à la sûreté départementale devra l’établir, tout comme les circonstances exactes de l’agression.

Reste que le jeune homme s’est écroulé, sonné. « Il était salement amoché », rapporte un témoin, mimant le geste d’une mâchoire disloquée.

La petite amie de la victime aurait tenté de s’interposer. En vain. L’agresseur, lui, parvient à prendre la fuite.

Le jeune blessé est ensuite évacué vers l’hôpital Pasteur. Il y séjournera près de trois jours, le temps d’une délicate opération. « Ils ont dû lui poser des broches définitives, affirme Frédéric Guérin, secrétaire départemental d’Unité-SGP Police. Outre de douloureux souvenirs, ces graves blessures lui laisseront des traces à vie ! »

Dès lors, rien d’étonnant à ce que le responsable syndical porte un regard amer sur de tels comportements. « On savait que le métier de policier était dur ; là, c’est la vie de policier qui devient pénible. Ces agressions sont rares, mais ça se produit de plus en plus. Il ne faut pas banaliser ! Il faut au contraire faire montre de sévérité et renforcer nos effectifs. »

« Inqualifiable »

Après le syndicat, c’est le préfet des Alpes-Maritimes Francis Lamy qui, hier soir, a « condamné très fermement un acte inqualifiable envers un représentant des forces de police ». Une agression survenue trois jours après que six pompiers, eux aussi dépositaires de l’autorité publique, ont été blessés par un engin explosif à Nice. La même ville où trois policiers avaient été agressés, fin août, « parce qu’ils étaient flics ».

Pour la jeune recrue du service de sécurité de proximité de la police nationale, le bilan est lourd : mandibule inférieure fracturée et longue indisponibilité.

Hier, le jeune homme a rejoint sa famille, en quête de repos et de réconfort.

« Quelque peu surpris » par une agression qu’il n’a apprise que le lendemain, le gérant du bar-tabac se dit « sincèrement désolé pour le gars. C’est toujours bête de se faire agresser ; mais là, c’est terrible de s’acharner comme ça sur quelqu’un. »

Suivant
Imprimer l'article