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Besançon : des tags anarchistes, des abribus et des ordures enterrées
(Le 10 janvier 2011)

Des tags anarchistes et des abribus vandalisés à Besançon

Macommune.info, lundi 10 janvier à 14h37

Depuis plusieurs semaines, une centaine de vitres d’abribus Ginko de Besançon sont la cible de vandales. Récemment, des graffitis contestant la publicité ont étés commis sur ces même abris bus, notamment le long de la rue de Dole. Or, le style de ces graffitis et la peinture rouge utilisée semble être la même que celle retrouvée dans le quartier de Planoise, où de très nombreux tags anarchistes sont visibles, et sont eux aussi contestataire mais visant plus globalement la société, l’État et les forces de l’ordre.

Difficile de ne pas faire le lien entre les deux affaires, pourtant la police n’a toujours pas trouver d’indices ou de témoignages. Mais les actes de vandalismes continuent encore, et c’est le monument au morts des Glacis qui fut récemment profané dans la nuit de samedi à dimanche, aussi par une bombe à peinture rouge...


Besançon : Monument aux morts profané

Est Républicain, 10/01/2011 02:01

Besançon. Un sanglot dans la voix, Louis Chevillard, président de l’Association franc-comtoise des anciens combattants et de l’association des anciens d’outre-mer, s’indigne : « Je ne demande qu’une chose, c’est qu’on respecte tous mes copains qui sont tombés en Algérie ou en Indochine. Ces tags sont lamentables. »

Dans la nuit de samedi à dimanche en effet, des inscriptions sont venues souiller le monument aux morts des Français d’outre-mer situé aux Glacis, à Besançon. L’œuvre de Georges Oudot, datant de 1975, a été profanée par deux types de propos. Les premiers relèvent d’une vision presque puérile assénant « La guerre, c’est de la merde » ou « À bas toutes les guerres ». Mais une autre allégation se révèle plus inquiétante, menaçante : « Anti-France vaincra ! »

« Comment accepter de tels propos », reprend Louis Chevillard. « Tous ces soldats tombés sont morts pour la France et donc, indirectement, pour notre liberté. Si les coupables sont pris, nous nous porterons partie civile. »

L’indignation est partagée par Jean-Marie Dame, vice-président et porte-drapeau de la Légion d’honneur à Besançon. « Ils ont tout badigeonné, sauf une stèle. Scandaleux. »

Reste à savoir qui a pu commettre un tel acte. Sur un tag, une lettre « A » a été entourée d’un cercle à la manière anarchiste. Le tag « Anti-France vaincra » fait référence à un texte éponyme prônant une lutte criminelle sans merci contre la société française. Ce texte est régulièrement mis en ligne sur les sites Internet libertaires. Yves-Michel Dahoui, adjoint d’astreinte ce week-end, estime cependant qu’il ne faut pas s’emballer. « S’agit-il de gamins turbulents ou de gens qui revendiquent une idéologie ? Tant qu’il n’y a pas d’enquête, il faut rester prudent. »

Dépôt de plainte ce matin

Effectivement, ce week-end également, quatre mineurs ont été arrêtés pour avoir commis des tags sur toute une rue du quartier de Bregille à Besançon, a-t-on appris du côté du parquet et du commissariat.

Une chose est sûre cependant. Une plainte pour dénoncer les tags sur le monument aux morts sera déposée dès ce matin par la ville de Besançon. « Et j’espère que ceux qui ont commis cet acte seront appréhendés et sanctionnés », annonce Jean-Louis Fousseret, particulièrement en colère. Le maire pense aux dégradations nombreuses qui ont été portées aux panneaux Decaux dernièrement. « Indéniablement, il y a en ville une bande de personnes irresponsables qui s’en prennent à la société et maintenant aux valeurs de la République. » De quoi susciter la révolte du premier magistrat. « D’un côté, ils s’en prennent à l’ordre établi, de l’autre, ils sont passés maîtres dans l’art de demander de l’aide. »

Pour Jean-Louis Fousseret, la profanation de ce week-end atteint un niveau inacceptable. « Il s’agit d’une insulte faite à la mémoire de personnes mortes parce qu’on les avait envoyées là-bas. Des soldats morts alors qu’ils n’avaient que 20 ans. »

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Besançon, janvier 2011

"morts pour rien", sur le monument aux ordures d’Indochine et d’Algérie