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Belgique - Une anarchiste au tribunal à Gand
(Le 23 janvier 2011)

A Gand, la nuit de 9 à 10 mai a été une nuit d’actes de résistance modestes, mais passionés : les vitres du commissariat de Gentbrugge ont été cassées, des tags laissés sur ce commissariat, sur le bâtiment Moyson du syndicat socialiste et sur des banques ainsi qu’une attaque incendiaire contre le commissariat de Meulestede. Dans le quartier de Dampoort, à 4 kilomètres du commissariat de Gentbrugge et plus d’une demi-heure après les faits, un patrouille de police a remarquée la présence d’une personne et l’a arrêtée.

La personne en question est connu comme étant anarchiste et squatteur. Malgré l’absence de preuves, la « procédure standard » : contrôle (empreintes digitales, photos), humiliations, vexations (comme par exemple les pneus dégonflés du vélo de notre compagnonne). La compagnonne a refusé de faire une déclaration. Le lendemain, deux perquisitions ont eu lieu : chez les parents de la compagnonne et dans sa chambre d’étudiant. Après 17 heures, la compagnonne a été finalement relâchée. Lors des perquisitions, la police a surtout confisqué des tracts et de livres anarchistes, des notes et un ordinateur. La police était spéciallement interessée par des mails de réunions, des adresses email d’autres anarchistes, des sites visités et des recherches faits sur internet.

L’Etat a donc saisi l’arrestation comme prétexte pour disséquer un peu le mouvement anarchiste et pour paralyser par la peur (en combinaison avec la répression en général) les anarchistes. Ça ne nous étonne point : au quotidien, des gens sont humiliés, volés, enfermés, terrorisés parce qu’ils ne peuvent ou ne veulent pas respecter les règles de ce système. Parce qu’ils refusent de se laisser voler le résultat de leur labeur par les patrons, et vont chercher l’argent là où elle se trouve en abondance. Des manifs sont matraquées, après avoir fiché tout le monde.

Ces actes toujours plus dégoutants deviennent effectivement toujours moins surprenants. Pourquoi enfreindre les règles, si on sait que la prison nous attend ? Simplement parce que nous considérons cette société déjà comme une prison. Aller à l’école pour apprendre à penser ce que dit le professeur, pour apprendre à obéir. Préparation pour l’après : pour que nous irions travailler sans nous plaindre (ou en se plaignant un peu : vive la liberté d’expression !). Pour aller consommer, car là, on est libre à le faire (vive le marché libre !). Pour correspondre aux normes sociales, devenir des contrôleurs les uns des autres, sous peine d’exclusion sociale. Beaucoup essayent de se tromper ou de tromper d’autres « qu’il n’est pas aussi mauvais ici ». Mais ceux qui ne bougent pas, ne peuvent pas sentir leurs chaînes. Ou ils essayent de ne pas les sentir, en fuyant le monde. Par la drogue, ou par le monde virtuel de jeux vidéo ou de facebook. Où le vrai monde devient une excursion, à rapporter dans celui virtuel. Beaucoup sont déprimés, car ils n’arrivent plus à se tromper que tout va bien. Ils restent au lit, n’arrivent plus à sortir de leur chambre, comme dans une cellule. Pour quelle raison est-ce qu’ils se lèveraient ?

Il y a beaucoup à faire. Tu n’es pas seul, beaucoup se sont insurgés avant toi, beaucoup s’insurgent maintenant, de mille manières. Il n’est pas impossible de briser le pouvoir, on y est arrivé avant, on peut y arriver maintenant. S’insurger, c’est déjà une victoire en soi, on goûte la liberté après tant d’années de monotonie. Quand ne pas se réveiller est devenu la seule étincelle de la vie, souviens-toi, il y a une guerre à livrer !

Le procès se déroulera mercredi 26 janvier, à 9h, au nouveau palais de Justice, salle 3.5

Publié sur bxl.indymedia.org

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