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Ile de france : Frauder dans le bus devient la règle
(Le 23 janvier 2011)

Frauder dans le bus devient la règle

Le Parisien | Publié le 17.01.2011, 07h00

La fraude à bord des bus de la RATP se révèle de plus en plus fréquente lors de certains trajets en banlieue. Elle toucherait fortement 82 lignes sur les 350 que compte l’Île-de-France.

Des bus dans lesquels à peine un voyageur sur cinq valide leur ticket. Des chauffeurs ne demandant pas aux usagers de présenter leurs billets, de peur de se faire agresser. Des quartiers sensibles où les contrôleurs ont pour consigne de ne plus aller. Les resquilleurs s’avèrent nombreux dans les lignes de la RATP. Selon la Régie, la fraude s’élève à 8,7% en 2009.

« Un chiffre en baisse puisque le taux était de 16,6% en 2002 », assure la RATP, qui refuse de donner plus de précisions. Mais, d’après des documents internes que nous nous sommes procurés, la triche devient la règle dans certaines banlieues. Le 254, qui relie Pierrefitte à Saint-Denis, affichait en 2009 une fraude record de 20,2%, loin devant le 347 (Bondy-Montfermeil) et le 268 (Saint-Denis - Villiers-le-Bel). Et quand ils ont un billet, les voyageurs ne le valident pas tous, loin de là. C’est ce que la RATP appelle la « fraude molle ». A bord du 105 (Porte-des-Lilas - Les Pavillons-sous-Bois), 75% des passagers montent sans présenter leur ticket. « Les gens prennent le bus comme si c’était un service gratuit », constatent des chauffeurs, alors que, dans le métro, la triche n’atteint que 4,2%.

Pour Philippe Touzet, délégué SUD-RATP et lui-même machiniste, « la fraude est liée à l’augmentation des violences dans les quartiers que nous traversons et une réorganisation qui s’est traduite, depuis 2009, par une baisse de 120 agents. Lesquels travaillent aussi sur le métro et le RER. Résultat, certaines lignes ne sont contrôlées que deux heures par mois ». Dans un rapport de novembre 2010, la RATP a identifié 82 lignes « à fort taux de fraude », principalement en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine. Pour faire reculer cette fraude, qui lui coûte près de 60 M€ par an, des agents en civil patrouillent depuis peu. Et les machinistes doivent aussi inciter les voyageurs à payer.

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