Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

En Bolivie, des manifestations anti-vie chère tournent au pillage
(Le 25 janvier 2011)

En Bolivie, des manifestations anti-vie chère tournent au pillage

AFP, 25/01/11 08:44

Environ 5.000 personnes ont défilé dans les rues de Llallagua, dans le sud-ouest du pays, pour dénoncer la hausse du prix des aliments, due à une crise de l’essence.

Des manifestations contre la hausse des prix alimentaires ont dégénéré et donné lieu à des pillages de magasins lundi 24 janvier à Llallagua, dans le sud-ouest de la Bolivie, selon la police et les médias locaux.

Les prix de certains aliments ont grimpé en Bolivie depuis fin décembre, avec la hausse brutale de l’essence (environ 80%) après la décision de l’Etat de cesser les subventions aux carburants. Le gouvernement a depuis fait marche arrière sous la pression de la rue, mais les prix ont tardé à baisser.

Environ 5.000 personnes ont défilé contre la vie chère, dans le cadre de deux manifestations parallèles à l’initiative d’un syndicat de mineurs d’un côté et d’un syndicat de paysans de l’autre. La police avait demandé aux commerçants de garder porte close, a indiqué à l’AFP une source policière.

Restitution des marchandises volées

La protestation des mineurs s’est déroulée sans incidents, mais plusieurs personnes venus des communautés rurales de Chullpa et Sicoya ont manifesté avec les paysans puis se sont livrés à des pillages de magasins, a rapporté le réseau de radio catholique Erbol. Selon le colonel Edwin Duran, de la police locale cité par Erbol, "la police n’est pas intervenue afin d’éviter un affrontement avec les manifestants". Pour cette raison, il n’y a pas eu non plus d’arrestation, a précisé à l’AFP une source policière.

Le calme était revenu dans l’après-midi, et les syndicats ont forcé des manifestants à rendre une partie des marchandises volées, selon les radios.

La crise de l’essence avait coûté son poste au ministre des Hydrocarbures, Fernando Vincentti, remplacé le week-end dernier par José Luis Gutierrez, un ingénieur et cadre du groupe public YPFB, dans le gouvernement socialiste d’Evo Morales.

Suivant
Imprimer l'article