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Gand : Joyeuse manif sauvage
(Le 29 janvier 2011)

Joyeuse manif sauvage à Gand hier

Indy Bruxelles, Saturday 29 January 2011

Nous étions quelques un.e.s à se rendre à Gand hier, le 28 janvier, pour rejoindre les compagnons de là-bas, dans une joyeuse manif sauvage.

Une trentaine de personnes se sont baladés dans le quartier populaire Brugse Poort, sous une grande banderole qui marquait : "De Gand à Tunis, Vive l’insurrection". Le trajet était couvert d’affiches qui appelaient à la révolte, liant la situation dans ce quartier (le bourgemestre ayant décidé de ’nettoyer le quartier’, flics qui circulent tout le temps, rafles, marchands de sommeil, la forte présence des drogues et des religieux qui essaient de récuper la rage) à un désir de lutter sans espérer quoi que ce soit de la politique ou des travailleurs sociaux (très présents dans ce quartier également). Aux cris de "Moubarak - Termont één pot nat" (président d’Egypte, bourgemestre de Gand, tous pareil), "Tunesië in brand, leve de opstand" (la Tunisie en flammes, vive l’insurrection), "Police partout, justice complice", "Un pueblo armado, jamas sera cansado" (Un peuple armé ne sera jamais fatigué), "Brique par brique, mur par mur, détruisons toutes les prisons", Anticapitalista, "Vuur en vlammen voor elke staat" (Feu et flammes pour tout Etat) et plein d’autres encore. On était en forme. Les gens ouvraient leurs fenêtres, sortaient des bars, des salons de thé et des salons de coiffure pour gueuler leur rage, avec nous.

Toutes les banques sur le parcours ont essuyé de la peinture. De nombreux tracts ont été diffusés, notamment celui que l’on peut retrouver ici (voir ci-dessous), en néerlandais et en français. La semaine passée a été remplie de dates de procès pour des histoires de tags (à Gand et à Courtrai, ville en pleine gentrification), des vitres cassées d’un commissariat de police, de rébellion contre les flics, et d’incendies. Les jugements tomberont plus tard. Un compagnon a été condamné, le jour avant la manif, à une peine de 4 mois de prison effectif et quelques centaines d’euros d’amende, pour tags à Courtrai. Pour l’instant, ça n’a pas d’impact direct.

Mais plus encore que de la rage contre ça, c’était l’esprit de la révolte dans plusieurs pays arabes en ce moment en l’envie de partager cette révolte ici aussi, qui brûlait en nous. C’était joyeux et on s’est barré avant que la police se rende là. A refaire.


A quelles catégories ci-dessous appartenez-vous ?

Indy Bruxelles, Sunday 16 January 2011

Voici la traduction d’un tract qui circule en Flandre en ce moment, parce que je l’ai trouvé classe.

A quelles catégories ci-dessous appartenez-vous ? (Biffez les mentions inutiles)

Légal/ Illégal

Pauvre/ Riche

Sans emploi / Travailleur

Jeune scolarisé / Brosseur

Citoyen consciencieux / Criminel

...

Il y en a des personnes qui refusent de se faire diviser par ces termes !

Qui refusent de se faire imposer un rôle qu’elles n’ont pas choisi.

Qui refusent de catégoriser des personnes en légales ou illégales, sur base de papiers.

Qui refusent de participer à un jeu économique pour l’appât du gain... Qui ne veulent pas gaspiller leurs vies enchaînés par un patron ou un directeur, mais qui veulent savourer la liberté. La liberté que ce monde ne connaît pas encore, malheureusement. Certains de nous n’ont que trop envie de raser les murs des prisons, laisser derrière nous les structures et les normes en place, pour accueillir cette liberté inconnue dans nos vies.

Nous ressentons une haine intense quand, encore une fois, de nouvelles prisons (concrètes) sont construites pour les ‘criminels’ et les ‘illégaux’ parmi nous. Le cœur gros et plein de rancœur, quand les flics ont à nouveau abattu quelqu’un. Dégoûtés quand les banques emportent des milliards d’euros de subsides dans leur insatiable avidité de profit. Irrités, quand l’ONEM et Actiris chassent ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas vendre leurs corps à l’esclavage salarial. Pleins d’incompréhension, quand des quartiers entiers sont rasés pour le prochain projet prestigieux de la ville ou des agents immobiliers. Triste, quand un sale huissier vient mettre à sac la maison d’un pauvre, parce qu’il ou elle ne peut plus payer les montants imposés, quand le prochain sans-abri meurt parce que les bâtiments vides doivent rester vide. Fâchés, quand les humains, comme les animaux, sont vendus au marché comme des biens de consommation et quand notre habitat est détruit par des multinationales et autres avides de profit.

Ces individus voient l’absurdité répugnante, qui maintient cette société telle qu’elle est, et qui détruit tout ce qui est humain en nous, et refusent d’y prendre part.

Ils représentent un danger pour l’Etat qui veut maintenir son existence coûte que coûte. Un danger, dans le sens où ils reconnaissent l’Etat comme le vrai ennemi et ne veulent pas participer à un monde de jalousie, de venin et d’aversion pour tout ce qui est différent. Où des personnes deviennent elles-mêmes des contrôleurs dans cette grande prison ! Si tout continue à suivre son cours ‘normal’, nous finirons dans une société où chacun est à la fois prisonnier et contrôleur des autres. Mais certaines personnes ne veulent pas que ce cours ‘normal’ continue. Elles ne se sont pas retournées contre leurs co-détenus, mais ont reconnu les vrais matons ! La pacification sociale ne l’a pas remporté et ils ont troublé la paix sociale. Ils ont montré du doigt l’ennemi, avec un tag par-ci et un allume-feu par-là.

Pour cela ils sont poursuivis par un système sans merci. Un système qui voit une menace dans les gens qui, en dehors des livres d’école et de l’œil divin des profs, osent remettre les choses en question, et qui veut, par conséquent, les enfermer dans leurs geôles.

Nous nous foutons du fait que ce système, que nous ne reconnaissons pas, juge ces personnes coupables ou innocents. C’est aussi pour cela que nous exprimons ces mots de solidarité avec ceux qui se battent contre le pouvoir et l’exploitation !

Nous comprenons très bien pourquoi des personnes se révoltent contre cette réalité écoeurante. Il nous est impossible d’accepter cette réalité, et c’est à nous d’y faire quelque chose ! Une chose est sûre : cet ardent désir de liberté ne sera pas apaisé de si tôt...

Mais les possibilités sont infinies !

Des anarchistes

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