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Albertville : trois câbles sectionnés bloquent 40.000 voyageurs
(Le 26 février 2011)

SNCF : Un acte de vandalisme bloque 40.000 voyageurs

JDD, 26 Février 2011

Environ 40.000 voyageurs subissent des retards en Rhône-Alpe après que des câbles aient été sectionnés près d’Albertville. Des délais de trois à cinq heures sont à prévoir, alors que le week-end est le plus grand chassé-croisé des vacances de février.

C’est le week-end le plus chargé des vacances de février. Cela n’a pourtant pas découragé les vandales qui ont sectionné trois câbles d’alimentation et de signalisation à proximité d’Albertville, sur la ligne Chambéry-Bourg-Saint-Maurice. Résultat : un trafic des trains perturbé dans toute la région Rhône-Alpes, avec des retards de trois à cinq heures. Selon la SNCF, 40.000 passagers devraient être concernés.

Les réparations ont commencé mais sont toujours en cours. La SNCF est fréquemment victime de vols de câbles et d’actes de vandalisme. En l’espèce, l’opérateur ferroviaire évoque “un acte de malveillance”.


Ligne SNCF vandalisée dans les Alpes, 40.000 voyageurs touchés par des retards

(AFP) - 26 février 2011

GRENOBLE - Quelque 40.000 voyageurs devant circuler en train en Rhône-Alpes risquaient d’être affectés dans la journée de samedi par des retards de trois à cinq heures occasionnés par un acte de vandalisme sur une ligne SNCF dans les Alpes, a annoncé la société, en ce chassé-croisé des vacances.

"Un acte de malveillance a été commis ce jour sur le réseau ferroviaire à proximité d’Albertville. Des câbles ont été sectionnés à la scie, perturbant gravement les trafics dans la vallée de la Tarentaise", indique la SNCF dans un communiqué.

"Des retards de trois à cinq heures sont prévisibles, qui vont toucher les 40.000 voyageurs circulant aujourd’hui et des perturbations sont attendues dans la région lyonnaise", met en garde la SNCF.

"S’agissant d’un week-end annoncé de longue date comme particulièrement chargé, la SNCF déplore et condamne fortement ce nouvel acte de malveillance. Une enquête est en cours", conclut-elle.

"Trois câbles, de signalisation et d’alimentation, ont été sectionnés" dans la matinée sur la ligne Chambéry-Bourg-Saint-Maurice, extrêmement chargée en cette période de retours et de départs en vacances, a précisé à l’AFP une porte-parole régionale de la SNCF.

En début d’après-midi, les travaux de réparation étaient toujours en cours.

"Jusqu’à 13H30, une vingtaine de trains ont été impactés. Le problème, c’est qu’on est en période de très fort trafic", a-t-elle précisé, évoquant des retards de deux heures dans un premier temps.

L’incident survient en effet au plus mauvais moment en termes de fréquentation, en plein chassé-croisé entre skieurs des différentes zones de vacances scolaires, revenant des stations des Alpes ou s’y rendant.

"Mon TER qui devait partir à 11H00 de Bourg-Saint-Maurice est parti avec trente minutes de retard. Le train a ensuite été immobilisé une heure", témoigne un journaliste de l’AFP coincé dans un train à destination de Lyon, sans information sur l’heure à laquelle son train arrivera.

"Le TER est plein. Tous les vacanciers qui descendent de Tignes et d’autres stations sont montés à Bourg-Saint-Maurice. Il y a plein de gens qui vont rater leurs correspondances pour Toulon ou Paris...", conclut-il avec philosophie.

La SNCF évoquait un acte de vandalisme, et non un vol. La société est de plus en plus souvent confrontée à des vols de câbles, particulièrement en cuivre, qui ont doublé avec l’envolée des cours, provoquant des retards pour les trains. En septembre 2010, la SNCF dénombrait quarante vols de câbles par semaine et évaluait son préjudice à plusieurs dizaines de millions d’euros.


Vandalisme : et si c’était le retour de l’ultragauche ?

FranceSoir, 28 février 2011, 06h49

La ligne SNCF dans les Alpes pourrait avoir été endommagée par des militants d’ultragauche.

Un homme d’une cinquantaine d’années, « de forte corpulence, vêtu d’un bonnet sombre et d’une veste bicolore », selon un gendarme, est activement recherché. Il est suspecté d’être l’auteur de l’acte de vandalisme qui a paralysé, samedi, la circulation des trains en pleines vacances d’hiver.

Pour quelques câbles sectionnés, 30.000 voyageurs ont été retardés au départ ou à destination des stations de ski des Alpes. Le suspect a été vu par un témoin « vers 9 h 15- 9 h 30 près des voies » à l’endroit et à l’heure supposée où plusieurs câbles ont été sectionnés sur la ligne Bourg-Saint-Maurice-Chambéry, comme l’a révélé hier le procureur de la République d’Albertville, Patrick Quincy. Le magistrat exclut a priori la thèse d’une tentative de vol de bobines de cuivre et privilégie l’œuvre « soit d’un déséquilibré, soit un acte de malveillance ». En outre, le procureur écarte la thèse du « sabotage » envisagée par le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, parce que « l’action n’a pas été revendiquée ». Un mouvement en ébullition

S’ils mettent la main sur le quinquagénaire, les gendarmes vérifieront son éventuel activisme politique. Car magistrats et policiers qui enquêtent sur l’ultragauche se demandent si cet acte de vandalisme n’est pas lié à des événements récents. « C’est l’une des pistes de travail. Le mouvement est en ébullition », confie un fin connaisseur de cette mouvance, interrogé dimanche matin. La police parisienne s’est récemment inquiétée de l’intensification des actions de l’ultragauche, notamment en raison de la tenue en France du G8 et du G20. Surtout, l’information judiciaire sur l’affaire dite de « Tarnac », sur le sabotage en 2008 de lignes ferroviaires, vient de connaître un rebondissement : deux tubes en PVC ont été repêchés dans la Marne à un endroit où s’étaient arrêtés, la nuit du sabotage, les deux principaux mis en examen, Julien Coupat et Yildune Lévy. Ces tubes auraient pu servir, selon les forces de l’ordre, de perche pour placer le crochet en fer à béton sur les caténaires de la ligne TGV. « La réponse du berger à la bergère »

Un nouvel acte de vandalisme ferroviaire, quelques jours après la révélation dans la presse de ce revirement dans une instruction judiciaire jusque-là contestée, étonne. « Est-ce que c’est la réponse du berger à la bergère ? Forcément, on y pense », avoue la source précédemment citée.

Dans les Alpes, la gendarmerie n’écarte pas l’hypothèse d’un sabotage commis par l’ultragauche mais se refuse à le privilégier. « Toutes les pistes sont à même niveau. Nous ne ferons pas de commentaire. C’est trop anticipé de parler de cette mouvance. Il y a des vérifications en cours. »

Une chose est sûre : Julien Coupat ou l’un de ses amis de Tarnac, qui ont toujours crié leur innocence, ne peuvent pas être confondus avec le suspect d’Albertville, la description physique ne correspond à aucun d’entre eux. Mais peut-être que les combats qu’on leur impute ont fait des émules.

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