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Gradisca (Italie) : le centre de rétention en ruines suite aux révoltes incendiaires de ces derniers jours
(Le 28 février 2011)

Gradisca : le centre de rétention en ruines suite aux révoltes incendiaires de ces derniers jours

Après un mois de révoltes, de matelas brûlés, de sabotages et de dommages matériels, les retenus du CIE (Centre d’Identification et d’Expulsion) de Gradisca (Gorizia) sont littéralement arrivés à démolir leurs cages. Le centre avait déjà été rendu inutilisable par de nombreuses émeutes depuis son ouverture il y a cinq ans, au point que moins de la moitié de l’établissement était effectivement opérationnel. L’arrivée des jeunes ayant vécu les dernières révolutions au Maghreb a fait exploser la poudrière.

Depuis une semaine, les incendies étaient devenus le quotidien de la révolte. Le 27 février surgissait le cinquième incendie en moins de 30 jours : le premier remontait au 28 janvier, le second au 14 février avec l’arrivée de 50 Tunisiens de Lampedusa (trois cellules incendiées), et les trois derniers lors de la semaine enflammée qui a débuté mardi 22 février (sept cellules incendiées le 24 février, quatre autres le lendemain). Pierre par pierre, mur par mur, les sans-papiers ont donc détruit progressivement toutes les cellules (16 en tout). La police a essayé plusieurs fois de contrôler la situation, cinq sans-papiers ont été incarcérés, mais au bout d’un moment la situation devenue ingérable. Le Sap, syndicat de keufs a commenté ainsi la situation : "Le centre de rétention de fait n’existe plus. En cinq années ont été détruits tous les systèmes de sécurité, le réfectoire, les dispositifs de surveillance, jamais réparés. Cette semaine, le boulot s’est terminé avec la destruction successive des chambres." Selon lui, la situation est devenue ingérable lorsque 50 Tunisiens ont été transférés de Lampedusa. Depuis lors, s’est produite une escalade d’incendies "systématiques, quasi étudiée : les migrants savaient parfaitement quelles étaient les failles du centre de rétention".

Hier, il ne restait plus qu’une cellule avec 8 lits pour plus de 105 détenus, les immigrés ont dû s’arranger pour dormir dans les espaces communs. Le centre n’existe plus.

Et, bien que l’Etat essaye de le cacher, la destruction de la structure porte ses fruits ! Hier, trente-deux sans-papiers ont été remis en liberté, le ministère de l’Intérieur a bloqué in extremis la libération d’une autre vingtaine de rétenus, mais ce matin on a annoncé à sept d’entre eux la libération immédiate (avec une obligation de quitter le territoire). Quant aux transferts vers d’autres centres italiens, il n’en est pas question pour l’instant, tant ils sont déjà pleins eux-mêmes, et surtout à capacité réduite vu les révoltes de ces deux dernières années qui ont détruit les places disponibles...

Infos tirées de macerie @ Febbraio 28, 2011

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