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Italie : un point sur le transfert de sans-papiers de Lampedusa vers le continent, le camp de Manduria et de nouvelles révoltes
(Le 3 avril 2011)

Italie, Méditerranée, France, quelques nouvelles des front(ière)s

CAMP DE MANDURIA

Chaque jour des centaines de personnes enfermées dans le centre de rétention provisoire ouvert la semaine dernière tentent et réussissent l’évasion. Hier, samedi [2 avril], deux vagues d’évasions ont eu lieu. Une première en début de journée : armés de pierres qu’ils ont lancé contre leurs geôliers, les retenus ont réussi à défoncer les grilles et 200 d’entre eux ont pu s’évader.

La deuxième révolte a eu lieu dans l’après-midi alors qu’à l’extérieur du camp se tenait une manifestation de solidarité qui demandait à ce que tout le monde soit libéré, plusieurs centaines de prisonniers se sont révoltés et 400 ont réussi à sortir. Plusieurs d’entre eux se sont alors mélangés aux manifestants et manifestantes et tout le monde a manifesté ensemble, bloquant la route au cri de « Liberté ! » (en français). D’autres fugitifs se sont dispersés dans la campagne aux alentours. En fin d’après-midi, les gens pouvaient entrer et sortir librement du camp, les forces de l’ordre ayant choisi cette solution pour baisser le niveau de tension. Les personnes enfermées sur le camp de Manduria disent pour la plupart qu’elles veulent rejoindre la France ou d’autres pays d’Europe où les attendent famille et amis. Plusieurs disent ne pas demander l’amélioration de leurs conditions d’enfermement mais la liberté de circuler. Au cours des évènements, plusieurs personnes parmi les immigrés enfermés ont été blessées par la police, deux ont du être hospitalisés.

Au moins un prisonnier a tenté de s’immoler. Certains témoignages font état de grands moments de tension avec des policiers poursuivant les évadés la main sur leur arme. Il semblerait que la région se militarise de plus en plus pour, comme ils disent, « contrôler la situation ».

CAMP DE POTENZA

À côté de Potenza un nouveau CIE (centre d’identification et d’expulsion) provisoire a été édifié. Des premiers prisonniers y ont été conduits hier par bus et de premières évasions ont déjà eu lieu. La plupart des évadés ont toutefois été repris dans le cours de la journée.

À LAMPEDUSA

Les opérations de transferts ont été de nouveau interrompues suite à des vents violents. Parmi les milliers de personnes bloquées sur l’île, plusieurs ont manifesté hier, il y a eu des mouvements de grève de la faim et divers départs de feu.


Berlusconi à Tunis pour discuter des réfugiés tunisiens en Italie

AP, 04/04/2011 à 19:02

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, s’est entretenu lundi à Tunis avec les dirigeants de l’exécutif de transition au sujet de l’afflux de réfugiés tunisiens déclenché par la chute du régime Ben Ali.

Selon le président du Conseil italien, quelque 6.000 migrants se trouvent actuellement sur la petite île sicilienne de Lampedusa, située à 160km des côtes tunisiennes, alors que la localité ne compte normalement que 5.000 habitants.

"Hier (dimanche), nous avons déplacé vers des régions de l’intérieur de l’Italie la plupart des migrants qui s’y trouvaient, mais dans la nuit de dimanche à lundi 800 autres sont arrivés, d’où l’urgence de trouver une solution au problème", a déclaré M. Berlusconi.

Il a rencontré à Carthage, dans la banlieue nord de Tunis, le président par intérim Fouad Mébazzaâ, avant de se rendre à la Kasbah, le siège du gouvernement, où il a eu un long entretien avec le premier ministre Béji Caïd Essebsi.

M. Berlusconi a annoncé à la presse avoir convenu avec les responsables tunisiens de la mise en place d’une commission technique pour étudier immédiatement sur le dossier des migrants. Il a précisé que le ministre de l’Intérieur Roberto Maroni qui l’accompagnait dans sa brève visite à Tunis, y reviendrait mardi pour finaliser un accord.

Le chef du gouvernement italien s’est dit "confiant (dans la perspective) de parvenir à un accord satisfaisant pour les deux parties", sans plus de détails. Il a vaguement évoqué une aide à la Tunisie et notamment la fourniture d’équipement qui l’aiderait à "contrôler efficacement" ses côtes.

Une source proche de la délégation italienne a précisé à l’Associated Press que Rome proposerait 300 millions d’euros d’aide économique en contrepartie de rapatriements de réfugiés tunisiens.

M. Berlusconi a assuré que ces retours seraient volontaires et "civilisés". De son côté, le Premier ministre tunisien a parlé de "relations d’amitié et de coopération tuniso-italiennes privilégiées" que "nous essayons de renforcer davantage dans l’intérêt bien compris des deux pays". "Entre la Tunisie et l’Italie tout va bien et tout continuera à aller bien", a-t-il insisté.

Silvio Berlusconi a annoncé la tenue la semaine prochaine d’un sommet franco-italien sur l’afflux de réfugiés, qu’il a qualifié de "tsunami humain". Ce sommet réunira avec lui le président français Nicolas Sarkozy et leurs ministres des Affaires étrangères, de l’Intérieur et de l’Economie, a-t-il précisé. Paris n’a pas confirmé dans l’immédiat.


Lampedusa-Paris, le rêve en bout de ligne ?

Plus de 2000 immigrés ont été transférés de Lampedusa vers un centre d’accueil à Manduria dans les Pouilles dans le sud l’Italie. Plusieurs d’entre eux se sont déjà échappés du campement. Parmi eux, on trouve Youssef, Ahmed et Khaled qui rêvent d’atteindre Paris.

01.04.2011 | La Repubblica

Le train de l’espoir est flanqué du code "Le 562059". Il entre en gare d’Oria à 16h54, pile à l’heure. "C’est celui-là ?", demande Youssef. "Oui, c’est celui pour Tarente. On y va ?". Située dans les Pouilles, dans le talon de la botte italienne, cette gare usée ne se trouve qu’à trois kilomètres du camp de Manduria, où 3 000 migrants transférés de Lampedusa devraient arrivées dans les semaines à venir. Sur le quai, huit garçons comme Youssef. Ils ont entre 20 et 27 ans, ils portent une veste, un jean et des baskets Adidas. Ils n’ont pas de bagages. Deux d’entre eux disent s’appeler Ahmed, deux autres Kaled. Et puis il y a Komi, Niza, Komel. Et enfin Youssef, 24 ans, porte-parole improvisé du groupe. Ils parlent français et ne connaissent pas un mot d’italien. Ils attendent leur train sous une pancarte de l’UE où l’on peut lire : "L’Europe investit pour ton avenir", comme un présage.

"On a passé quatre jours au centre d’accueil. Puis on a décidé de partir. On n’a eu aucun problème pour quitter le camp. On a marché vers Oria, jusqu’à la gare. On a dormi dans la rue. Je sais, on aurait pu attendre encore et monter dans le train pour Rome, mais on ne peut pas risquer de se faire prendre, il passe trop tard." À 21h49, précisément. Le soleil est au zénith lorsque passe un véhicule de la police sur la route ombragée menant à la gare, mais les agents ne s’arrêtent pas pour contrôler le quai. Le véhicule fait le tour de la place et s’éloigne. Youssef et les autres échappés peuvent respirer : "Ils ne nous ont pas vus". Trois ou quatre Italiens attendent également le train, comme si de rien n’était. Puis arrive - "enfin" - le convoi tant attendu, "Le 562059". Les huit compères se répartissent dans toutes les voitures. Youssef et Komel s’installent dans l’un des derniers compartiments. "On essaie de ne pas se faire remarquer." Ils ont l’air aussi apeuré qu’heureux.

"Le voyage sera long."

Ont-ils de quoi payer leur billet ? "Oui, on a de l’argent, mais je ne te dirai pas combien on a en poche." Ils ne peuvent se fier à personne. "Komi, par exemple, a vécu en France il y a sept ans. Quand Nicolas Sarkozy a été élu, il a été chassé du pays, comme tous les autres clandestins. On veut tous aller à Paris, tous. Là-bas, j’ai trois frères qui travaillent. Ce que j’y ferai ? Serveur, mécano, ce que je trouve." Komel interrompt Youssef : "Le travail, en Europe, c’est le plus important. Moi, il y a quelque temps, je suis parti en Turquie, mais je suis rentré. Après trois mois, je n’avais gagné que 300 dollars. En Tunisie, je viens de Djerba, c’est encore pire : 3 euros par jour, pas plus. Il fallait partir, à tout prix." Vers 17h30, le train arrive à Tarente. "Jusque-là, pas de souci." Prochaine étape : Rome. Mesdames et Messieurs, le départ est imminent. "Je ne sais pas du tout quand nous arriverons à Vintimille. Si tout se passe bien, de là, on pourra rejoindre Nice et enfin Paris."

Le sourire de Youssef, alors qu’il regarde défiler la campagne des Pouilles, se transforme soudain en grimace :"Je suis triste que Walid ne soit pas avec nous. Il a 28 ans, il est plus âgé que moi, mais on est très amis. On s’est dit au revoir au camp. Il est resté parce qu’il a besoin d’un permis de séjour. Il veut rejoindre sa femme en Allemagne et surtout prendre sa fille sans ses bras, elle a huit mois." Les yeux de Youssef semblent emplis de fierté : "De France, j’aimerais retourner en Tunisie avec mes papiers, pour que je n’aie plus à me planquer comme un rat. Je les montrerais à mes parents, pour leur montrer que j’ai réussi. C’est vrai que c’est dur de passer la frontière à Vintimille ? Les gendarmes ne sont pas gentils. Mais rien ne pourra nous arrêter. Tu verras, on y arrivera." Un train après l’autre, le cœur battant.


Italie/migrants : l’évacuation de Lampedusa suspendue, tensions dans le Sud

AFP / 01 avril 2011 15h45

MANDURIA - Le transfert sur le continent italien de milliers d’immigrés tunisiens depuis l’île italienne de Lampedusa était suspendu vendredi en raison du mauvais temps, mais pourrait reprendre en soirée si le vent se calme, a annoncé la capitainerie du port.

Plus de 2.300 immigrés ont déjà été évacués de Lampedusa jeudi à bord de deux navires vers un centre d’accueil à Manduria, dans les Pouilles, une région du Sud de l’Italie, avant la suspension des opérations en raison d’une mer houleuse.

Le premier des deux bateaux, l’Excelsior, est arrivé vendredi matin dans le port militaire de Tarente avec environ 1.700 immigrés à bord suivi quelques heures plus tard par le second, avec environ 600 personnes à bord.

Tous ces immigrés ont été transférés au campement de Manduria où la tension a augmenté au moment de la visite d’élus locaux.

Ces derniers ont été accueillis aux cris de "liberté, liberté" par les immigrés tunisiens massés derrière un grillage en fer et qui se plaignaient de l’absence d’eau ou d’électricité. Le campement est prévu pour accueillir entre 6 à 8 migrants dans chacune des 400 tentes.

Plusieurs dizaines de migrants ont été vus, par un photographe de l’AFP, en train de fuir dans les champs entourant le campement.

A Lampedusa, trois navires, dont un militaire, le San Marco, et un civil d’une capacité de 2.000 places, le Serena, attendent de pouvoir accoster, un vent de 20 noeuds empêchant leurs manoeuvres dans le petit port, selon la capitainerie.

Sur place, il reste toujours près de 4.000 immigrés, même si les débarquements ont cessé depuis la nuit de mercredi à jeudi.

Pour tenter de résoudre ce problème, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, qui avait promis mercredi à Lampedusa de vider l’île des immigrés en 60 heures, se rendra lundi à Tunis pour voir avec le nouveau gouvernement de Tunis comment mettre un terme à l’afflux de migrants.

Vendredi Silvio Berlusconi a participé à Rome à une réunion d’une cellule de crise en présence des ministres de l’Intérieur, de la Défense, et de représentants des collectivités locales qui devront accueillir sur leur territoire les immigrés.

Le chef du gouvernement italien a annoncé qu’il demanderait à la Tunisie d’accepter le rapatriement de milliers de ses citoyens, considérant cette possibilité comme "la solution prioritaire".

Le gouvernement, qui doit revoir mardi les collectivités locales, a préparé un plan pour l’hébergement de 10.000 immigrés dans chaque région, une mesure temporaire avant leur rapatriement vers la Tunisie, mais des désaccords subsistent sur leur répartition, le Sud défavorisé étant pour le moment beaucoup plus sollicité que le Nord prospère de la péninsule.

Vendredi, des travaux étaient en cours à Turin, dans le nord de l’Italie, pour installer un camp permettant d’accueillir, à partir de dimanche soir dans 300 tentes, environ 1.500 immigrés, ont annoncé les autorités locales.

Trois autres localités du Nord de l’Italie, Padoue, Vipiteno et Brescia ont déjà été désignées pour abriter des centres d’accueil pour immigrés.

Depuis le début de l’année, plus de 22.000 migrants, dont 20.000 Tunisiens à la recherche d’un travail, sont arrivés en Italie, principalement à Lampedusa.


Des migrants de Lampedusa transférés vers l’Italie continentale

AP, 31/03/11 19:58

ROME (AP) - Les autorités italiennes ont transféré par bateaux jeudi plus de 2.000 migrants clandestins arrivés récemment sur l’île de Lampedusa, au sud de la Sicile, vers des camps de rétention de l’Italie continentale.

Le maire de Lampedusa, Bernardino De Rubeis, a déclaré que 690 migrants ont embarqué avant l’aube sur un ferry à destination de la région des Pouilles (sud-est de l’Italie), tandis que 600 autres sont partis quelques heures plus tard. Un camp de toile de 4.000 places a été monté à la hâte à Manduria (Pouilles).

Le transfert des migrants vise à réduire la pression sur Lampedusa, petite île italienne de 5.000 habitants, où des clandestins ont récemment afflué en provenance d’Afrique du Nord. L’île a vu ses capacités d’accueil débordées ces derniers jours quand le nombre de migrants a dépassé les 6.000, forçant certains à dormir à la belle étoile.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, sous la pression de partenaires de coalition anti-immigration, a déclaré lors d’une visite de l’île mercredi que tous les migrants seraient soit renvoyés en Tunisie, dont sont originaires la plupart d’entre eux, soit transférés vers des centres de rétention de l’Italie continentale d’ici deux à trois jours.

La plupart des migrants de Lampedusa sont des Tunisiens qui ont fui les troubles dans leur pays dans l’espoir de rejoindre la France pour retrouver des membres de leur famille ou chercher un emploi.

Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini s’est plaint jeudi d’un manque de soutien des autres pays de l’Union européenne. Les immigrants clandestins "doivent être renvoyés en Tunisie" ou envoyés "vers d’autres pays européens", a-t-il déclaré à la télévision italienne. "Il est frappant de voir qu’il n’y a pas de solidarité de la part des pays européens, y compris ceux que de nombreux Tunisiens veulent rejoindre", a-t-il ajouté, citant la France.


Berlusconi promet d’évacuer Lampedusa

LEXPRESS.fr, publié le 31/03/2011 à 15:03

La situation à Lampedusa, où cohabitent 6000 immigrés et 5000 habitants, devient "insoutenable", selon le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU. Le centre d’accueil et ses 850 places est dépassé. Sur le quai, se massent des milliers d’immigrés, dans des conditions dégradantes. Et la puanteur qui règne près du port est insupportable : une petite colline a été transformée en véritable WC à ciel ouvert, au grand dam des habitants qui, selon leur maire, sont "de nature accueillante mais désormais exaspérés".

Silvio Berlusconi, qui aime se présenter comme un sauveur dans les situations désespérées comme à Naples lors de la crise des ordures en octobre dernier, ou à L’Aquila, ville victime d’un séisme meurtrier le 6 avril 2009, a donc tenu à faire le déplacement en personne. Et il a offert un véritable show, ce mercredi midi.

Lampedusa sera habitée seulement par les Lampedusains

Aux habitants d’abord, il a promis monts et merveilles : le nettoyage de la "colline de la honte", le remboursement des dépenses de la commune, la promotion du tourisme local... "Lampedusa redeviendra un paradis." Il a poussé le zèle jusqu’à proposer un "plan couleur" pour le mobilier urbain de l’île, trop monotone à son goût. La liste ne s’arrête pas là : carburant à prix réduit pour les pêcheurs, "bureaucratie zéro" pour ouvrir un commerce, zone franche, golf... et candidature de Lampedusa au prix Nobel de la Paix.

Véritable bête de scène, le milliardaire a fait vibrer son auditoire en annonçant avoir acheté une maison de l’île. "Je me suis dit : comment garantir aux Lampedusains que les promesses seront respectées ? Je dois devenir lampedusain moi aussi", a-t-il expliqué, décochant au passage une flèche à la presse écrite qu’il abhorre : "Demain, vous lirez dans la presse de gauche : ’Conflit d’intérêt’ ! Très bien, prenons soin de nos intérêts".

Aux migrants, en revanche, il n’a pas promis grand chose... Si ce n’est l’évacuation complète de l’île. Il l’envisage "d’ici deux jours et demi, soit 48-60 heures" afin que "Lampedusa soit habitée seulement par les Lampedusains". Pour l’heure, sept navires, soit "10 000 places au total", sont prévus.

Il a en outre assuré qu’il y aurait désormais toujours un grand ferry présent à Lampedusa pour permettre l’évacuation d’éventuels nouveaux immigrés si ces derniers arrivaient en grand nombre. Berlusconi a réitéré que les autorités tunisiennes avaient assuré avoir mis un terme aux départs d’immigrés : "La Tunisie a confirmé que les gens ne partiraient plus".

La fronde des régions d’accueil

Silvio Berlusconi avait assuré que les migrants transférés iraient dans "toute l’Italie". Mais les centres mis sur pied se trouvent essentiellement dans des zones rurales des Pouilles (Manduria, de 1500 à 3000 places) et de Sicile (Trapani, 800 places ; Caltanissetta, 500).

Les 1400 premiers immigrés à quitter l’île seront conduits vers le camp d’accueil des Pouilles... où cette annonce a provoqué la démission du maire de la localité concernée qui abrite un camp : avec déjà 1200 personnes à l’intérieur, il accueillera donc 2600 personne, alors que le gouvernement avait assuré que le nombre total ne dépasserait pas les 1500 immigrés.

Seule région du centre ou nord de l’Italie mise à contribution : la Toscane avec Pise (500 places), région tenue historiquement par l’opposition de gauche. En revanche, aucun centre ne se trouve à proximité de Milan, Turin ou Naples, où sa majorité de centre-droit affrontera des élections municipales à la mi-mai.

Le choix de deux régions du Sud défavorisé est critiqué par l’opposition de gauche et même à demi-mot par le président Giorgio Napolitano qui a appelé les régions italiennes à davantage de "cohésion" et de "solidarité". Des propos qui paraissent viser directement le Nord de l’Italie contrôlé par le parti anti-immigrés de la Ligue du Nord, allié clé de la coalition soutenant Berlusconi.

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