Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Espagne : actions et réactions suite à l’assassinat de la compagnonne Patricia Heras
(Le 15 mai 2011)

Espagne : actions et réactions suite à l’assassinat de la compagnonne Patricia Heras

Saragosse, 28 avril. Les coups font moins mal que la triste nouvelle de la mort de Patri, détenue pour le montage du 4F qui s’est suicidée le 22 avril dernier.
Pourtant les coups n’ont pas manqué au cours de la manifestation qui a eu lieu le 28 avril à Saragosse en mémoire de notre compagnonne et comme expression de rage. La Policía Nacional a chargé à deux reprises, faisant plusieurs blessés. Les quelques 200, 300 personnes presentes n’en n’ont pas moins continué à diffuser des tracts et à gueuler pour rappeler Patricia, mais aussi Rodrigo Lanza, toujours incarcéré à Barcelone et Alex et Juan qui sont aussi encore en prison après cinq turbulentes années de procès, d’accusacions truquées et de plaintes pour tortures et mauvais traitements.

liberaciontotal, 30.Abr.11

Actions en réponse à l’assassinat de Patricia Heras à Barcelone

28 avril. Deux DAB attaqués à coups de marteaux.
Communiqué : "Dans la nuit du jeudi 28 avril, nous avons attaqué avec des marteaux deux distributeurs dans la rue Rogent. Nous l’avons fait pour répondre à la mort d’une compagnonne, pour laisser libre cours à notre rage au lieu de l’anesthésier , pour que celles et ceux qui profitent de notre misère en aient aussi les conséquences. Nous souhaiterions pouvoir venger Patricia en attaquant les policiers, les juges et les journalistes responsables du montage du 4F, mais pour l’instant, malgré nos envies, nous nous contentons d’attaquer les sièges de leurs maîtres. Patrici, nous ne t’oublierons pas. Tu es avec nous. Nous continuerons à lutter contre le patriarcat, contre les prisons et contre toute domination, jusqu’à ce que nous soyons toutes et tous libres."

3 mai. Attaque incendiaire d’une voiture de luxe dans un quartier bourgeois.
Communiqué : "Le 3 Mai au matin, mous avons attaqué avec un engin incendiaire une voiture de luxe dans la zone haute de Sarrià, afin de rappeler à nos ennemis que la lutte contre la misère continue. A cette occasion, également en mémoire de Patricia Heras, mais aussi avec un clin d’oeil complice à tous ceux et celles qui sont poursuivis et harcelés pour s’être affronté à cet ordre. Qu’il soit clair quìls ne sont pas seuls, qu’ils ne le seront jamais et que nous restons sur le pied de guerre, sachant bien qui est notre ennemi. Nous n’avons pas besoin de pretexte pour attaquer ce qui veut nous réduire en esclavage, mais ce matin nous sonmes sortis dans la rue pour revendiquer et venger nos morts, parce que nous n’oublions pas et que les coups du pouvoir ne nous paralysent pas. Un pouvoir concret, qui se materialise par ses chiens de garde, ses politiques, ses entrepreneurs, ses banques, ses tribunaux etc .Nous continuerons à viser leurs quartiers, leurs maisons, leus voitures, tout ce qui les maintient en place, les sustente et les défend. S’ils sont responsables de notre misère... qu’ils vivent dans la peur !... Nous sommes partout. La vengeance est au coin de leurs rues ... “nous nous rapprochons toujours plus”...
Quelques personnes en guerre"

3 mai. Attaque d’une église à coups de pierres.
Communiqué : "A la fin de l’orage, la nuit du 3 Mai, nous nous sommes retrouvés les poches pleines de pierres et nous nous sommes dirigés vers notre objectif , une église située dans le quartier de Guinardó.
Nous avons caillassé ses grands vitraux de toutes nos forces et nous sommes partis. Cette action a été impulsée par les désirs de vengeance qu’a provoqué l’assassinat de notre compagnonne PATRICIA HERAS. Nous avons attaqué cette institution pour ce qu’elle signifie, pour sa tradition de torture, d’oppression et de domination sur les êtres humains et en particulier sur les femmes. Ils se rendent maîtres de nos corps, transmettent la peur et appliquent les châtiments. Ils sont l’un des piliers les plus solides du patriarcat dans notre monde occidental.
Nous avons rendu un hommage à Patri. Nous pointons les coupables : JOAN CLOS, JORDI HEREU et MONTSERRAT TURÁ, sans oublier les autorités (juges, police municipale, mossos d’esquadra, pénitentiaire) clairement responsables.
Nous ne réclamons pas justice, puisque nous avons déjà cessé d’y croire, pas plus que la révision de l’affaire, pour nous c’est clair.
NOUS EXIGEONS LA LIBERTE IMMEDIATE ET TOTALE DE TOUS LES INCULPES DANS LE CADRE DU 4F ET UNE VENGEANCE FROIDE, CALCULEE ET IMPITOYABLE DE PATRICIA.
CONTRE LES PRISONS, LE PATRIARCAT Y TOUT TYPE DE DOMINATION.
POUR L’EXTENSION DE LA GUERRE SOCIALE.
Des anarchistes

3 mai. Blocage des entrées de trois stations de métro et tags à San Andreu.
Communiqué : "Ce matin, les entrées de métro ont été bloquées à SAGRERA, TORRAS Y BAGES y SAN ANDREU, en empêchant le fonctionnement des serrures et bloquant ainsi l’accès au métro. Ce pour l’ASSASSINAT de PATRICIA HERAS par l’Etat par le biais du montage policier du 4F. Des tags ont également été faits dans le quartier de San Andreu.
COMPLICES : LA MAIRIE DE BARCELONE, avec la coalition précédente : JOAN CLOS : MAIRE, JORDI HEREU : CONSEILLER DE SECURITE ET MOBILITE et MONTSERRAT TURA : CONSEILLÉRE POUR L’ INTERIEUR.
Egalement complices de sa mort la JUGE D’ INSTRUCTION Carmen García Martinez, les JUGES DE L’AUDIENCIA PROVINCIAL Jesús Barrientos Pacho, Carlos Mir Puig et Jesús Navarro Morales et les JUGES DU TRIBUNAL SUPRÊME Adolfo Prego de Oliver y Tolivar, Perfecto Andrés Ibáñez, José Ramón Soriano Soriano, Manuel Marchena Gómez, Luis-Román Puerta Luis.
- Les POLICIERS qui ont rédigé le faux rapport.
- Les journalistes qui ont relayé les informations des flics et de la mairie, criminalisant les détenuEs et les mouvements sociaux.
- L’équipe de traitement (éducateurs sociaux, pédagogues, psychologues, travailleurs sociaux, juristes) de la prison de Wad-Ras (Poblenou) qui ne sont que des mercenaires d’Etat.
- Les matons et matonnes qui maintiennent la structure repressive carcérale.
Nous sommes tous et toutes Patricia... et la répression d’Etat, tout comme le système capitaliste nous emprisonnent tous et toutes (même si ce ne sont pas des murs physiques qui nous empêchent de décider de nos vies). Nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s’était passé et considérer la mort de Patricia comme normale, pas plus que la situation actuelle des inculpéEs du 4F, ou que les abus de pouvoir constants auxquels nous sommes confrontés.
Pour Patricia et toutes les personnes assassinées par l’Etat, Ni oubli, ni pardon !!!!
3 Mai, Sant Andreu, Barcelona.

liberaciontotal, 05.May.11


Madrid, 13 mai. Revendication de l’attaque d’un local de Comisiones Obreras et d’un de Izquierda Unida à Madrid

“Nous refusons l’ordre existant et le combattons de toute notre rage.”
Communiqué : "Ce matin, les vitres du local de Izquierda Unida, dans la rue Madera y d’un bureau de formation des Comisiones Obreras dans la zone de Pacifico ont été détruites.
Nous refusons l’ordre existant et le combattons de toute notre rage. Une fois encore s’approche le cirque électoral, où beaucoup vont essayer de se proclamer gérants de notre misère, ce sont ceux et celles là mêmes qui ont dirigé nos vies et ont decidé pour nous, ne nous y trompons pas, c’est ca, la démocratie. Nous ne nous sommes senti trahiEs ni par les partis, ni par les syndicats, pas plus maintenant qu’avant ou que demain. La trahison vient de ceux en qui tu place ta confiance, pour notre part nous n’avons jamais pu croire en quiconque tente de nous diriger, prétend nous représenter et pactise avec l’Etat et le Capital.
C’est pourquoi nous les avons toujours vu pour ce qu’ils sont : des récupérateurs et des souteneurs de l’ordre social existant.. Pour cela, nous continuerons à nous affronter à eux n’importe où et à les refuser où qu’ils soient.
Pour la destruction des marchandises !!
Pour l’attaque continue !!! Sortons dans la rue et montrons leur !
Pour les prisonniers et prisonnières en grève de la faim Billy, Costa, Marco et Silvia, à tous les prisonnierEs.
A Patricia, assassinée par la démocracie."

liberaciontotal, 13.May.11

Communiqués traduits de l’espagnol...

Suivant
Imprimer l'article