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TGV Lyon-Turin : chantier pris d’assaut en Val Susa
(Le 3 juillet 2011)

TGV Lyon-Turin : chantier pris d’assaut au Val de Suse, nombreux policiers blessés

AFP, 04/07/2011 à 06:39

Au moins 188 policiers et carabiniers et une quinzaine de manifestants ont été blessés lors de l’assaut lancé dimanche sur un chantier du tunnel de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin dans le Val de Suse (nord de l’Italie), a annoncé la police italienne.

Des échauffourées, très dures, se sont déroulées pendant deux heures, avant que les manifestants les plus déterminés ne se dispersent.

Cocktails Molotov, pierres, bouteilles remplies d’ammoniaque ont été lancés sur les forces de l’ordre qui répliquaient avec des grenades lacrymogènes, parfois tirées à hauteur d’homme. Au moins cinq manifestants ont été arrêtés. La police a dénoncé la présence de quelque 800 militants radicaux italiens d’extrême gauche et 300 venus de France, d’Espagne, d’Autriche et d’Allemagne.

Elle a condamné la présence de "black blocks", manifestants violents masqués parmi eux.

La France et l’Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin, jugée stratégique pour le réseau européen. Elle raccourcira le trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 actuellement, mais elle suscite une forte opposition dans le Val de Suse.

Le chantier de Chiomonte, dans la zone dite de la Maddalena, pour creuser une descenderie, a commencé début juillet.

Le président de la République, Giorgio Napolitano, dans un communiqué, a appelé à isoler "les professionnels de la violence".

"Ce qui est arrivé, du fait de la responsabilité de groupes entraînés et de pratiques de violence illégale, doit amener toutes les institutions et composantes démocratiques à réitérer leur plus nette condamnation, et les forces de l’Etat à veiller et à intervenir encore avec la plus grande fermeté", a-t-il dit. ’’On ne peut tolérer que sur des manifestations légitimes de désaccord (...), se greffent de l’extérieur des brigades militarisées pour mener des actions d’une agressivité inédite contre des forces de police dépêchées pour faire respecter la loi", a-t-il dit.

Déjà lundi dernier, des échauffourées avaient opposé policiers et manifestants "No Tav" ("non à la grande vitesse") dans cette vallée, mais pas à ce degré.

Dimanche matin, un flot impressionnant de personnes avaient rejoint le site à pied. Les organisateurs parlent de dizaines de milliers, la police évoque 6.000 participants.

En début d’après-midi, plusieurs centaines de manifestants confluaient vers le site pour le prendre d’assaut, notamment par l’arrière situé en amont.

Certains ont ouvert une brèche dans une première clôture, mais n’ont pu atteindre celle du chantier proprement dit, protégée par des policiers anti-émeute. Arrivés en aval du site, la grande majorité des "No Tav", accompagnés de 23 maires, sont restés très pacifiques, même si des échauffourées se produisaient aussi dans cette zone.

Le leader des "No Tav", Alberto Perino, a revendiqué la victoire de son mouvement : "Nous voulions prendre d’assaut le chantier, nous l’avons fait. Nous avons vaincu". "Nous savons qui utilise la violence en tirant des grenades lacrymogènes à hauteur d’homme", a-t-il remarqué.

L’humoriste alter-mondialiste Beppe Grillo a lancé aux protestataires : "vous faites une révolution extraordinaire, vous êtes tous des héros".

Mais de nombreux hommes politiques italiens, du centre-droit de Silvio Berlusconi comme de la gauche et des Verts, ont condamné les violences l’instar du chef de l’Etat.


TGV Lyon-Turin : Rome ne cèdera pas

AFP, 04/07/2011 | Mise à jour : 15:25

Le gouvernement italien ne cèdera pas face aux violences qui ont eu lieu dimanche lors de l’assaut contre un chantier de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin dans le Val de Suse (nord) et poursuivra sa construction, ont assuré lundi plusieurs ministres. "Je confirme que cette infrastructure sera réalisée et que les mesures de sécurité seront garanties", a déclaré le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni, qui a dénoncé des violences "de matrice terroriste" et des "tentatives de meurtre" contre les forces de l’ordre.

"Nous ne pouvons pas céder à un groupe minoritaire de délinquants qui ont pris l’excuse de la ligne Lyon-Turin pour tout démolir", a renchéri le ministre des Transports et des Infrastructures Altero Matteoli. "L’Etat ne peut absolument pas céder" face à une "démonstration de force" de "membres de squats de toute l’Italie et d’éléments (venus) de l’étranger", a-t-il ajouté. Des échauffourées très dures ont opposé dimanche les forces de l’ordre à des manifestants qui ont lancé un assaut contre le chantier d’un d’un tunnel de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin dans le Val de Suse.

Selon un dernier bilan des autorités, 204 membres des forces de l’ordre ont été blessés durant ces affrontements, dont plusieurs grièvement. Les "No Tav" ("non à la grande vitesse", nom du mouvement des opposants à cette ligne ferroviaire) ont affirmé de leur côté qu’environ 200 manifestants ont été blessés.
La police a dénoncé la présence de quelque 800 militants radicaux italiens d’extrême gauche et de 300 autres venus de France, d’Espagne, d’Autriche et d’Allemagne, dont des "black blocks".

Ces violences, qui ont eu lieu en marge d’une manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, en grande majorité pacifiques, ont été dénoncées par le président italien Giorgio Napolitano et l’ensemble de la classe politique. La France et l’Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction de la ligne de TGV Lyon-Turin. Cette ligne, jugée stratégique pour le réseau européen et subventionnée par l’UE, raccourcira le trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 actuellement, mais suscite une forte opposition dans le Val de Suse.

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