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Val Susa : sabotage contre un collabo du chantier, et dissociation sur le site du mouvement No Tav
(Le 27 juillet 2011)

Val Susa : sabotage contre un collabo du chantier, et dissociation sur le site du mouvement No Tav

La nuit dernière vers 4h, Italcoge, une des entreprises qui travaillent sur le chantier du TAV, a été attaquée. Des vandales ont mis le feu à cinq camions garés devant le siège de Susa. Pour entrer dans la cour, ils ont forcé un portail. Après avoir mis de la "diavolina" sur les pneus [c’est-à-dire des allume-feu, ou des ZIP, Ndt], ils ont ensuite mis le feu : un camion est complètement détruit, un autre gravement endommagé et trois autres légèrement. Après les attaques contre le chantier, il s’agit du premier raid contre l’entreprise valsusine. Il y a quelques temps, un des associés fondateurs d’Italcoge, Ferdinando Lazzaro, avait été agressé dans la rue par des manifestants qui l’avaient envoyé à l’hôpital avec une fracture du coude.

Le mouvement No Tav, sur son site officiel, nie son implication dans le raid : "Nous pensons que ce geste n’est pas favorable au mouvement No Tav, mais au contraire, un dommage et une manière d’intervenir dans la lutte qui n’est pas la nôtre. (...) Cet acte va dans le sens opposé des initiatives No Tav, qui font de la participation et de la résistance de masse le noeud central d’une bataille qui ne fait de cadeaux à personne..."

Traduit de l’italien à partir d’un journal local, reproduit sur informa-azione, Lun, 25/07/2011 - 12:39

NdT : La messe est dite ! A chacun de se prononcer clairement sur ce sabotage et la réaction de tous ceux qui s’occupent du site para-institutionnel du mouvement No Tav, qui continueraient de l’utiliser, de lui envoyer des textes ou d’en traduire (notamment en France, sans au minimum préciser qu’il s’agit d’un site de collabos du pouvoir).

Et puis basta sur cette "masse", ce "peuple" de la vallée qui résisterait tous ensemble... D’abord il y a des pro-Tav dans la vallée, et puis certains de ceux qui sont contre ne résistent pas. Enfin, il y a surtout la question du pourquoi, pour tous ceux qui résistent. Des pourquoi qui peuvent plus ou moins bien cohabiter selon les goûts, en tout cas plus jusqu’à ce que les uns se dissocient des autres, en les désignant aux flics : selon ces balances, les auteurs inconnus de cette attaque réussie et bien ciblée seraient ceux qui ne font pas de "la masse" l’apha et l’omega de leurs idées et de leurs pratiques, ceux qui pensent que les attaques à quelques uns ne sont pas incompatibles avec les rassemblements ou les manifs à beaucoup. Suivez leur regard...

Cette pratique de dissociation (ou distanciation selon les cas) et ses conséquences (désigner au pouvoir qui réprimer pour sauver son propre cul), n’est pas un cas isolé, elle est plus qu’habituelle à l’intérieur de toutes les luttes "populaires", au moins depuis les années 70. A chacun de tirer les conséquences pratiques contre ces ordures (les gestionnaires de www.notav.info, puisque ce communiqué est signé directement du site) et leurs amis : d’un côté ceux qui le défendent, d’un autre ceux qui, en ne rompant pas publiquement et clairement avec eux, contribuent socialement à leur pouvoir de nuisance...

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Susa, 25 juillet 2011 : un des camions d’Italcoge