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Ponte Galeria (Rome) : tentative d’évasion suivie d’émeute au centre de rétention
(Le 31 juillet 2011)

Italie : heurts dans un centre de rétention

AFP, 30/07/2011 à 16:26

Huit policiers ont été blessés lors d’émeutes dans la nuit dans un centre de rétention pour migrants près de Rome où des détenus ont brûlé des matelas et lancé des bouteilles et des pierres sur la police, a annoncé aujourd’hui l’agence ANSA.

Les troubles ont commencé lorsque quatre détenus algériens ont été ramenés dans le centre, situé près de l’aéroport de Fiumicino, après avoir tenté de s’enfuir de cet établissement strictement gardé. Le centre Ponte Galeria est principalement un lieu de rétention où sont détenus des migrants devant être expulsés d’Italie.

Au cours des émeutes qui ont duré trois heures, les détenus ont saccagé des pièces et lancé des bouteilles, pierres et objets métalliques sur les policiers. Les pompiers ont dû éteindre plusieurs incendies.

Mercredi, des violences ont éclaté dans un centre de rétention en Sicile où 300 demandeurs d’asile, dont de nombreux migrants africains en provenance de Libye, ont bloqué une route et déclenché des incendies. Ils exigeaient l’obtention du droit d’asile.


Nuit de révolte au centre de rétention et d’expulsion de Ponte Galeria à Rome

El Watan, 31.07.11

Dans la nuit de vendredi à samedi, les sans-papiers enfermés au centre d’identification et d’expulsion de Ponte Galeria, à Rome, se sont révoltés après que 4 jeunes Algériens eurent été arrêtés en flagrant délit de fuite et violemment tabassés par les éléments de la Guardia di finanza, rapporte le site électronique italien Fotress Europe qui a assuré la couverture médiatique de l’évènement en direct.

Les pensionnaires de ce centre, toutes nationalités confondues, ont été solidaires avec les 4 Algériens et ont déclenché une mutinerie dénonçant, entre autres, la façon indécente dont ils sont traités. Pour exprimer leur colère, explique le site, ils ont mis le feu à des matelas et à des couvertures en occupant les toits. Ils sont même entrés en affrontement avec les forces de l’ordre présentes en masse et en tenue antiémeute. Il a fallu 3 heures pour que le calme revienne et que les détenus regagnent leur cellule.

Bilan : 8 policiers blessés, tandis que deux salles ont été fermées depuis et déclarées inhabitables. Par mesure de représailles, les pensionnaires ont été privés de sortie de leur « cage » pour prendre leur déjeuner à la cantine. Une mesure qui a poussé les sans-papiers à refuser de se nourrir.

Dans l’après-midi d’hier, ajoute la même source, Andrea Sarubbi, un député de la région s’est rendu au centre pour s’enquérir de la situation. Le politique s’est entretenu avec les policiers et les détenus. « Fondamentalement, les éléments de la police ont nié qu’ils ont eu recours à la violence et même se sont plaints qu’ils ont été la cible de jets de pierres », rapporte Fotress Europe.

L’intervention de M. Sarubbi a poussé la direction du centre à autoriser finalement la réouverture des portes des cellules et la distribution d’eau et de nourriture à la cantine. Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur italien a déclaré hier que 64 immigrés non communautaires, principalement des Tunisiens, des Algériens et des Marocains ont été rapatriés cette semaine à travers plusieurs vols.

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