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Restinco (Brindisi) : nouveaux affrontements et évasion dans le centre de rétention
(Le 3 octobre 2011)

Restinco (Brindisi) : nouveaux affrontements et évasion dans le centre de rétention

Brindisi, 30 septembre : après l’évasion ces derniers jours de 62 sans-papiers, les Tunisiens lancent un nouveau défi aux forces de l’ordre : 18 autres se sont évadés hier soir. Cinq ont été repris. Le reste s’est dispersé dans la nature autour de la ville.

L’alarme a été donnée hier vers 19h, faisant sortir plusieurs divisions en tenue anti-émeute : des carabiniers, des policiers, la guardia di finanza et les militaires des forces armées.

Cette fois, la protestation des immigrés tunisiens est d’abord restée limitée à l’intérieur du centre. Puis, en soirée, ils sont montés sur les toits et ont tenté l’évasion. A cause du bordel dans la cour, le centre de rétention est resté encerclé pendant plusieurs heures, avant que les sans papiers ne passent à l’action directe : ils ont attendu qu’il fasse plus sombre pour disparaître. Dans l’échauffourée qui a suivi avec les militaires et les policiers, seuls cinq ont été arrêtés et envoyés en prison.

Ce qui déclenche souvent ces émeutes est l’expulsion : tous savent qu’après 6 mois d’enfermement en centre, ils sont renvoyés. Le jeu des Tunisiens est donc de rejoindre la liberté grâce à l’évasion, en tentant comme hier de déclencher une sorte d’enfer...

Hier, au coucher du soleil, régnait une atmosphère identique dans les campagnes de la bourgade de Montenegro, mise en alerte par l’arrivée à l’improviste de gyrophares bleus, mais aussi de nombreux jeunes en tenue militaire du bataillon San Marco. Des groupes anti-émeute qui se sont déployés autour du centre de rétention et du Cara (centre de demandeurs d’asile). Tout est demeuré sous contrôle jusqu’à l’évasion de 18 enfermés aux cris de "Liberté, Liberté" [en français dans l’article].

Traduit de l’italien par nos soins d’un journal local reproduit sur macerie @ Ottobre 1, 2011


Immigration : révolte et évasion au Cie Restinco de Brindisi

Onze policiers blessés, quatre personnes arrêtés

(ANSA) - BRINDISI, 30 SET - Une évasion massive a pu être constaté au Centre d’identification et d’expulsion de Restinco, près de Brindisi. Dix-huit Tunisiens ont pu s’échapper lors d’affrontements avec la police qui s’est terminé par 11 policiers blessés, des soldats et des hommes du régiment San Marco. La révolte s’est poursuivit pendant plusieurs heures dans l’hôtel et a impliqué les 84 sans-papiers, les émeutiers provenant tous de Lampedusa ont arraché des portes afin de les utiliser comme levier pour passer la clôture.


Cie, après la révolte 4 tunisiens incarcérés

BRINDISI - Quatre Tunisiens ont fini incarcérés à la suite de violents affrontements jeudi après-midi au Cie Restinco, les immigrés se sont opposés aux forces de l’ordre. Ils ont entre quinze et dix-huit ans, certains ont réussi à s’échapper du centre. Le bilan final des affrontements est de plusieurs blessés : cinq policiers, cinq officiers de la Guardia di Finanza et un soldat du bataillon San Marco ont fini à l’hôpital avec un pronostic variant entre trois et dix jours.

L’origine du conflit, encore une fois, a été le refus des tunisiens à émigrer hors du sol italien. Le climat de tension qui fait rage pendant des semaines Cie a fait le reste.

Selon la reconstitution des faits livrée par la police, des jets de pierres sur des hommes en uniforme ont commencé entre 17 et 18 h.

Les émeutiers ont bombardé la police avec tout ce qui leur est venu à portée. En utilisant une barre de fer, cependant, ils ont tenté de forcer la porte de la propriété. Afin d’éviter une évasion massive l’unité mobile de Tarente est intervenue.

Si ce n’était pas pour l’arrivée de renforts, selon toute vraisemblance, l’onde de choc de fauteurs de troubles aurait été en mesure de submerger la police, grâce à l’ouverture d’un trou dans le centre.

Débuté entre 17h et 18h, le désordre a continué jusqu’à 20h00. Une fois le calme revenu, les enquêteurs ont pris note des images prises par l’installation de vidéo-surveillance et ont interrogé des dizaines de convives.

Senzacolonne.it, 30/09/2011

traduit de l’italien par Lechatnoiremeutier, 2 octobre 2011

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