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[Brûler les frontières] Rassemblement de solidarité à Turin
(Le 16 décembre 2011)

[Brûler les frontières] Rassemblement de solidarité Dimanche 18 décembre à Turin

juralib, 16 décembre 2011

En solidarité avec les 10 harragas emprisonnés suite à l’évasion collective du CIE de Turin le 22 septembre dernier et en solidarité avec Àrturo, condamné à 2 mois de prison.

L’hiver de la paix sociale est fini. Chaque jour la trame qui lie ensemble les révoltes d’ici et d’ailleurs s’épaissit, incendiant les frontières et les cœurs des exploités. Les jeunes enragés qui ont attaqué Rome parlent avec les mêmes gestes que les jeunes de la Libye, de la Grèce ou du Chili. Les harragas qui ont envahi les places de Tunisie, aujourd’hui se rebellent dans les prisons pour clandestins, s’en évadent et les détruisent.

Comme à Turin, où le 22 septembre dernier les détenus ont cherché à s’évader collectivement du CIE de Corso Brunelleschi, attaquant les gardiens, enfonçant les grilles et le portail pour sortir. La rage qui s’est déchainée ensemble a permis à douze personnes de s’échapper, mais dix autres ont été arrêtées et sont encore en prison. Comme toujours, les pouvoirs et les enfermeurs de partout ont recours aux mêmes moyens. Les barreaux, la vengeance et les punitions exemplaires servent à montrer que défier l’État se paie cher, et à empêcher que se diffusent et se propagent ces défis. Dans ce cas les accusations sont lourdes, des lésions aggravées contre agents de la force publique, violences et dégradations en réunion, mais celles-ci n’ont servi jusqu’à présent à rien. Rien que la semaine dernière la température dans le CIE de Turin a augmenté plus d’une fois. Les personnes fêtaient bruyamment l’évasion réussie de l’un d’entre eux, mais la violence des flics et des matons-croix-rouge, perturbés par l’euphorie et le bordel, ont transformé la fête en affrontements. S’en est suivi quatre personnes arrêtées, mais libérées ensuite... Et de nouveau une autre révolte. Entre-temps, l’allongement de 6 à 18 mois de la durée en rétention devient plus claire, et alimente ainsi la rage et les révoltes.

Le 19 janvier 2012 aura lieu la première audience du procès pour les 10 harragas en prison. Nous sommes là encore aujourd’hui pour les soutenir, toujours devant les murs et les barreaux qui nous séparent, eux et nous, de la liberté que nous voulons arracher.

Les murs des prisons enferment d’autres rebelles, qui proviennent d’autres lieux et d’autres parcours mais à qui l’État réserve le même traitement. Comme à Arturo, un de nos compagnons contraint de purger une peine de 2 mois de prison pour un délit vieux de 10 ans, quand un journaliste de merde provocateur s’était fait virer avec force de l’enterrement de l’anarchiste Baleno. Une autre vengeance de l’État, qui n’oublie jamais de solder ses comptes contre ses ennemis déclarés. Dans ce cas il s’agit de frapper la lutte contre le TAV en Val Susa, qui désormais dure depuis des années et qui continue d’être une menace. Pour cela ils enferment qui n’a jamais cessé de se battre et de prendre part à cette lutte. Aujourd’hui comme hier, les flics et les journalistes sont des ennemis qui étouffent les luttes, Aujourd’hui comme hier, la répression et la prison marchent aux côtés des mensonges des médias, La matraque va de pair avec la caméra vidéo et les fleuves d’encre, le tout bien payé.

Dans tous les cas celui qui se rebelle, qui affine la visée contre les responsables de son oppression, risque l’arrestation et l’enfermement. Pour cela nous voulons exprimer notre proximité et notre complicité à ceux qui luttent, à l’intérieur comme à l’extérieur des barreaux, avec notre dégout et notre haine contre toutes les prisons et toutes les grilles.

Alors, on t’invite à un rassemblement chaleureux devant la prison de Turin de la Vallette le Dimanche 18 décembre à 14h00, le rendez-vous est au terminus du Bus 3. Viens avec une casserole ou quelque chose pour faire du bruit.

Solidarité avec les harragas emprisonnés
Solidarité avec Arturo
Liberté pour tous et toutes
Feux aux frontières et aux prisons

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