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San Benedetto del Tronto (Marches, Italie) : sabotage solidaire d’une station service ENI
(Le 5 janvier 2012)

San Benedetto del Tronto (Marches, Italie) : sabotage solidaire d’une station service ENI

Traduit de l’italien par nos soins de informa-azione, Mer, 04/01/2012 - 03:23

« La nuit du 22.12 à S. Benedetto del Tronto saboté station essence ENI avec du polyuréthane dans les pompes. Revendiqué avec le tract suivant : nous attaquons l’ENI [multinationale italienne des hydrocarbures] parce que responsable du désastre en cours dans le delta du Niger, et de l’exploitation économique et politique auxquels elle soumet les individus qui y vivent. Nous attaquons l’ENI parce qu’elle est complice des accords entre l’Italie et la Libye, qui s’opposent et répriment l’immigration de personnes qui fuient la misère, pour créer la forteresse Europe. Nous attaquons l’ENI parce qu’elle s’est constituée partie civile dans le procès contre les anarchistes de Bologne. Nous attaquons l’ENI comme attaque générale contre les structures du capital, responsables de l’exploitation d’individus, humains et non-humains, et de la terre. Solidarité avec les compagnons inculpés de Bologne. Solidarité à la CCF grecque [sic]. Solidarité à ceux qui luttent au quotidien pour leur liberté et celle des autres. Pour la révolte diffuse. (A) »

Extrait d’un journal local du 24 décembre : Les pompes d’une station Agip mises hors service. Un tract avec le sigle anarchiste retrouvé

Les hommes de l’antiterrorisme et du commissariat de San Benedetto enquêtent sur de matrice anarchiste présumée commis la nuit de jeudi à vendredi dans la station service Agip située dans la banlieue sud de grottomare. Des inconnus ont rempli de mousse expansive [polyuréthane, NdT] tous les « pistolets » des pompes en self-service et les autres, mais aussi les fentes des distributeurs pour le paiement à cartes de crédit et à billets. Cela semblait une action de vandalisme, jusqu’à ce que les carabiniers arrivés sur place ne retrouvent un tract écrit à la main avec le sigle anarchiste qui revendique l’action. Il s’agit donc selon la loi d’un attentat, ce qui a nécessité l’intervention des hommes de la Digos [DCRI italienne] pour procéder aux examens sur place et lancer l’enquête. Le geste a été découvert vers 6h45 par le gestionnaire de la station ENI, qui a eu des problèmes toute la journée. Les ouvriers spécialisés qui sont arrivés sur place n’ont réussi à réactiver que quelques unes des douzes pompes de distribution de carburant. Le paiement automatique est aussi resté bloqué. A l’avant-veille de Noël, c’est vraiment un dur coup pour le gestionnaire, qui n’a pu travailler que de manière limitée. L’action s’est produite vers minuit et demie, et selon le tract signé « pour l’action diffuse », il s’agit d’une véritable attaque terroriste : « nous attaquons l’ENI parce que responsable du désastre en cours dans le delta du Niger, et de l’exploitation économique et politique auxquels elle soumet les individus qui y vivent. Nous attaquons l’ENI parce qu’elle est complice des accords entre l’Italie et la Libye, qui s’opposent et répriment l’immigration de personnes qui fuient la misère, pour créer la forteresse Europe. Nous attaquons l’ENI parce qu’elle s’est constituée partie civile dans le procès contre les anarchistes de Bologne. »

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