Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Bologne : des fascistes, un coup de feu final et la solidarité nécessaire
(Le 6 janvier 2012)

Bologne : des fascistes, un coup de feu final et la solidarité nécessaire

Traduit de l’italien par nos soins de informa-azione, Ven, 06/01/2012 - 03:07

Bologne, 20 décembre 2011

A toutes les compagnonnes antifascistes
A tous les compagnons antifascistes,

Le 7 décembre en soirée, trois types louches liés aux milieux d’extrême-droite fasciste ont tourné pendant des heures (4 ou 5 heures !) dans la zone de Via del Pratello. Selon des témoins oculaires, ils ont mis en pratique des comportements absolument contraires à toute dignité individuelle dans la population, historiquement anti-autoritaire, de la zone en question ; on parle en particulier des femmes (qui se sont mangées plusieurs épithètes, dont « putain communiste ! ») et des immigrés (sur la tête de l’un desquels une cigarette aurait été éteinte).

Cela a duré jusqu’à ce que, vers les 3 heures du matin, un camarade, exaspéré par ce spectacle indigne, ait décidé d’y mettre fin en tirant un coup d’arme à feu qui a touché un des individus concernés à la jambe.

Nous rendons ces faits publics parce qu’il nous semble incroyable, pour qui a vécu longtemps à Bologne, qu’il ait été impossible de trouver une solution plus rapide et collective pendant toutes ces heures, attendant qu’un camarade ne décide de mettre en jeu sa liberté, contraint d’engager une joute solitaire qui s’est terminée par un coup de feu. Via del Pratello est depuis très longtemps une forteresse de la pensée antifasciste, de styles de vie anti-autoritaires, d’organisation du dissensus, de libre socialité. On ne peut ni ne doit plus tolérer que des faits de ce genre se reproduisent. Un effort d’auto-critique et d’[auto-, NdT] organisation est nécessaire.
A présent, il nous faut porter notre solidarité la plus claire envers la seule personne qui ait réussi à faire quelque chose cette nuit-là (et qui se trouve en prison préventive) : à bien y regarder, la responsabilité de son enfermement est aussi la nôtre [ah non, c’est toujours celle de ceux qui enfermement, ici l’Etat. De plus, la responsabilité, de notre côté de la barricade, ne peut qu’être individuelle. NdT]. Lorsque nous nous soustrayons à l’organisation collective pour résister à ceux qui n’ont aucun respect pour la liberté d’autrui, celle de ceux qui sont différents, celle de l’individu, nous nous rendons responsables des conséquences dramatiques que, d’une manière ou d’une autre, cela peut provoquer.

Nous pensons qu’il ne pas uniquement se dérouler des rencarts de bar via del Pratello : la liberté doit y être défendue avec constance, elle ne peut pas être vécue uniquement dans les circonstances et de la manière la plus légère, mais aussi dans ses nécessaires implications en terme de lutte.

Collectif Malasorte [Mauvais sort]

Suivant
Imprimer l'article