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Italie : multiplication de blocages et occupations suite à la situation en Val Susa
(Le 28 février 2012)

Italie : multiplication de blocages et occupations suite à la situation en Val Susa

traduit par rebellyon, 27 février

- 11h. Appel à une grève géné­rale de 24h de la part du CUB Turin (Confédération Unitaire de Base) et de la Confédération des Travailleurs de Base COBAS de la basse vallée de Suse.
- 11h. Les lycéens de Oulx inter­rom­pent les cours et blo­quent la sta­tion fer­ro­viaire.
- 11h30. Les No-Tav ras­sem­blés à Bussoleno ont bloqué l’auto­route et la route natio­nale SS25.
- 12h. D’après les méde­cins et les cama­ra­des à l’hôpi­tal, Luca risque de mourir. Il est actuel­le­ment en coma arti­fi­ciel.
- 12h15. Les cama­ra­des ont également bloqué la deuxième route natio­nale de la vallée, la SS24, et cher­chent à empê­cher la relève des flics d’arri­ver au chan­tier. Les flics sont en train de passer par Sestrières.
- 12h30. Confirmation de la pré­sence d’une quin­zaine de No-Tav qui résis­tent encore à la Clarea.
- 14h35. Plusieurs témoins ont vu des convois mili­tai­res et des blin­dés partir de Turin.
- 15h37. Les quinze cama­ra­des arrê­tés ont été relâ­chés par la police et ont rejoint Giaglione. Ils confir­ment que la Baïta n’a pas encore été détruite : elle est encer­clée de bar­be­lés.
Un cama­rade raconte sur Radio Blackout cette jour­née très dif­fi­cile. Les poli­ciers se fou­taient de leur gueule pen­dant que le cama­rade gisait au sol. L’ambu­lance a mis 50 minu­tes à arri­ver.
Ils se sont également moqués d’un cama­rade en fau­teuil rou­lant qu’on a dû trans­por­ter dans nos bras. Sur la route des gorges, il y a trois nou­veaux bar­ra­ges. Les trou­pes bivoua­quent en Val Clarea.

18h. La gare cen­trale de Rome, Termini, est blo­quée. Les mani­fes­tants se sont postés à plu­sieurs endroits de la ville pour occu­per les voies de chemin de fer. Dégradation d’un TGV. Parti de la gare, le cor­tège a ensuite bloqué une place de Rome. Blocage de la cir­cu­la­tion. Les mani­fes­ta­tions conti­nuent.

A Bussoleno, ce soir les deux routes natio­na­les et l’auto­route sont blo­quées, sur l’auto­route les gens s’apprê­tent à y passer la nuit. A Bologne, occu­pa­tion de la gare, blo­cage des voies. Déploiement impor­tant des forces de l’ordre. Un cor­tège s’est formé, blo­cage de la cir­cu­la­tion.

A Florence, une cen­taine de per­son­nes ont mani­festé devant la pré­fec­ture. Banderoles « la vallée résiste, giù le mani della val­susa ». Tentative d’occu­per la gare, mais les flics étaient déjà pré­sents, occu­pa­tion des voies de tram.

A Pise, la gare a été blo­quée une qua­ran­taine de minu­tes.

A Milan, quel­ques cen­tai­nes de mani­fes­tants sur une place, blo­cage de la cir­cu­la­tion. Cortège de 500 per­son­nes, fumi­gè­nes lancés contre la rédac­tion du quo­ti­dien Libero.

A Gênes, une cen­taine de per­son­nes se sont retrou­vées devant la pré­fec­ture, avec une ban­de­role « main­te­nant et tou­jours, résis­tance », puis cor­tège dans les rues.

A Palerme, le secré­taire du Parti Démocrate s’est fait cha­huté sous les cris de « honte » et « giu le mani della val­susa » (bas les pattes du val de suse). Gare blo­quée pen­dant une heure par un groupe d’étudiants.

A l’Aquila, ras­sem­ble­ment d’une tren­taine de per­son­nes dans le centre his­to­ri­que.

Manifestations à Ancone et Cagliari.

Les sites de la police et des cara­bi­niers ont été hackés (tango down) par Anonymous.

A Bardonecchia, sur l’A32 entre Turin et Susa, une cen­taine de per­son­nes avec des cou­ver­tu­res blo­quent à l’aide de pneus et d’arbres.D’autres per­son­nes par­tent pour faire un blo­cage à Oulx, pour empê­cher la relève de flics.

Devant l’hôpi­tal où a été admis Luca, des pho­to­gra­phes se font mal­me­ner.


TGV Lyon-Turin : des "flash mob" dans tout le pays

La Stampa, 29.02.2012 traduite par Courrier International

Deux jours après le grave accident d’un opposant au chantier d’extension pour le TGV Lyon-Turin dans le Val de Suse (Piémont), la mobilisation de la population s’étend, dans la région mais aussi dans toute l’Italie. Et la tension risque encore de monter, prévient le journal turinois.

Résister, résister, résister. D’abord sur l’autoroute en direction de la France, où le blocus devrait se poursuivre sans relâche jour et nuit, mais pas seulement. Mardi soir, le blocage du périphérique de Turin à l’heure de pointe n’était qu’une répétition générale de ce que l’Italie pourrait connaître dans les prochains jours. "Nous lancerons des actions à l’improviste qui rendront la vie dure à tous ceux qui nous considèrent comme un parc d’attractions ou comme des Indiens à écraser", a déclaré Alberto Perino, l’un des leaders du mouvement qui s’est regroupé sous le viaduc de l’autoroute à Chanoux [à une vingtaine de kilomètres de Chaumont, dans le Piémont, où devait débuter le chantier d’extension du tunnel Lyon-Turin].

Des flash mob donc, et des actions improvisées comme celle organisée par une dizaine de jeunes qui ont bloqué un TGV à Lecce [dans les Pouilles] pendant une demi-heure, ou encore celle qui s’est déroulée sur la route nationale 23, qui mène à la station de ski Sestrières, dans le Piémont....

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Rome, 27 février

Rome

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Pise, 27 février : "Le tav ne nous amènera pas à Lyon en 5 minutes mais à Athènes ! No TAV Il est impossible de nous arrêter ! Luca on est avec toi"

Pise

Blocage A32 (Turin-France)

Lecce