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Épiais (Loir-et-Cher) : la seule église qui illumine est celle qui brûle
(Le 2 mars 2012)

Epiais : l’église du village détruite par les flammes

La Nouvelle république, 05/02/2012 05:49

Le feu s’est déclaré en Beauce dans le nord du Loir-et-Cher, vers 2h ce dimanche 5 février, dans une résidence secondaire de la petite comme d’Epiais. Il s’est propagé à l’église sans que les pompiers ne puissent la sauver.

"C’est un énorme gâchis. Notre église dont les parties les plus anciennes sont du XIIe siècle venait juste d’être restaurée. Notamment le très beau retable..." Michel Peignant, maire du petit village d’Epiais, en Beauce près d’Oucques, fait ce constat amer face aux flammes qui finissent de dévorer ce qui reste de l’église. Il est 3h du matin ce dimanche 5 février et il n’y a déjà plus rien à faire.

L’alerte a été donnée aux secours vers 2h. Des voisins ont appelé : une résidence secondaire appartenant à des Parisiens non présents était en feu. Les plus proches voisins, un couple et leurs enfants, évacuent immédiatement. Une citerne de fioul se trouve entre les deux maisons. A l’arrivée des pompiers, le village en effervescence peut se rassurer : il n’y a pas de victimes.

Pas de victimes humaines

Mais le temps froid et le vent vont immédiatement propager les flammes à l’église qui se trouve juste à côté. La maison détruite n’est autre que l’ancien presbytère. Les pompiers venus de Oucques en premier, puis de Morée, Vendôme, Blois sud et La-Ville-aux-Clercs, ne pourront pas sauver l’église. Le clocher est déjà en train de disparaître, la toiture s’est embrasée. Et durant deux heures, ils vont s’évertuer à arroser et noyer ce sinistre qui a déjà retiré son église au village.

A 4h30, les propriétaires de l’ancien presbytère ne verront plus de flammes en arrivant sur place de région parisienne. "Cela fait 17 ans que l’on restaurait cette superbe maison ancienne. On venait juste de payer la dernière traite pour la toiture ! On ne comprend pas ce qui a pu se passer, on coupe toujours tout quand on part..." La gendarmerie, présente sur place, devra déterminer ultérieurement les causes de l’incendie.


Incendie d’Épiais : cinq suspects en détention

La Nouvelle République, 19/02/2012 05:46

Déférés au parquet samedi, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui a détruit l’église d’Épiais, cinq jeunes gens sont en détention provisoire.

Le 5 février dernier, l’incendie de l’ancien presbytère avait conduit à la destruction complète de l’église d’Epiais. Dès jeudi, trois suspects étaient en garde à vue. Vendredi, deux autres jeunes gens étaient interpellés par la gendarmerie dans le cadre de cette enquête. Hier samedi, dès le matin, ils ont été déférés au parquet, qui a ouvert une information judiciaire. Ils devaient répondre de vol et tentative de vol de gasoil dans un camion et de plusieurs cambriolages, notamment deux à Oucques (le gymnase et le club-house de football), et deux autres à Epiais  : des dépendances et résidences secondaires... Mais aussi celui du presbytère jouxtant l’église d’Epiais.

C’est la minutieuse enquête de gendarmerie qui a permis d’établir des traces d’effraction et d’établir un lien entre le cambriolage et l’incendie... Puis d’établir des renseignements permettant de remonter jusqu’à ces suspects. Les perquisitions qui s’en sont suivies à leur domicile ont également permis de retrouver la quasi-totalité des objets dérobés non seulement dans les cambriolages précités, mais aussi au presbytère d’Epiais (lire aussi La Nouvelle République du 17 février). Suspectés d’avoir incendié ce dernier pour faire disparaître les traces de leur passage, ils s’en sont expliqués, hier, à la procureure de la République. Les quatre jeunes majeurs et un mineur, tous originaires du Sud-Vendômois (Oucques, Champigny-en-Beauce...) ont été soumis au débat contradictoire et le parquet devait requérir leur placement sous mandat de dépôt. L’un d’entre eux n’aurait pas participé aux faits ayant débouché sur l’incendie qui a totalement ravagé l’église d’Epiais. Mais tous les cinq sont suspectés d’avoir participé à ces différents cambriolages, et aucun n’aurait empêché la catastrophe qui s’en est suivie. Après leur passage devant le juge d’instruction, puis le juge des libertés et détention, ils ont tous les cinq été conduits, dès hier en milieu d’après-midi, en détention provisoire  : deux à Tours, deux à la maison d’arrêt de Blois et un à Orléans. La date de leur jugement sera fixée ultérieurement.

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