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Chambéry : triple sabotage incendiaire solidaire No Tav contre la SNCF [mis à jour]
(Le 3 mars 2012)

Chambéry : Actes de malveillance sur la ligne

France 3 Alpes + AFP, 03/03/2012 | 14:34

Des actes de malveillance perturbent la circulation des trains dans la région de Chambéry.

Des actes de malveillance ont perturbé samedi, jour de chassé-croisé entre vacanciers, la circulation des trains dans la région de Chambéry, notamment en direction des stations de ski de Tarentaise, a-t-on appris auprès de la SNCF.

"En raison d’actes de malveillance, la circulation des trains est perturbée dans les deux sens sur les axes suivants : Chambéry - Modane, Chambéry-Bourg Saint-Maurice, Chambéry-Grenoble. Des retards de 20 à 50 minutes sont enregistrés en fin de matinée", a indiqué une responsable de la SNCF.

"Des câbles électriques ont été brûlés dans la fin de nuit de vendredi à samedi sur trois communes (La Ravoire, Saint-Pierre-d’Albigny et Chamousset) ce qui indique qu’il s’agit d’actes délibérés", a affirmé le colonel de gendarmerie Jean-Claude Gin.

"Il s’agit d’un acte de sabotage et non de vol de cuivre", a précisé le gendarme.

"Une centaine d’agents ont été mobilisés pour réparer les câbles et changer certaines pièces", a ajouté la SNCF, qui prévoyait samedi la circulation de cent trains dont une soixantaine de TGV dans cette zone.

"La circulation devrait commencer à se rétablir en début d’après-midi, même si quelques retards résiduels devraient perdurer jusqu’à 17H00 environ", a précisé la même source.

Il y a un an, en pleines vacances de février, environ 30.000 voyageurs avaient été stoppés plusieurs heures après un acte de vandalisme commis par un cheminot retraité sur la ligne Chambéry/Bourg-Saint-Maurice.


Enquête sur les rails sabotés en Savoie

Figaro, 04/03/2012 à 20:00

La piste des opposants à la ligne TGV Lyon-Turin est étudiée par les gendarmes.

Les actions violentes que provoque en Italie le projet de TGV Lyon-Turin sont-elles en train de passer les frontières et de gagner la France ? Une opération de sabotage a été menée ce samedi contre les lignes SNCF en Savoie provoquant une belle pagaille en ce jour de chassé-croisé vers les stations de ski. Une centaine de trains ont accusé un retard d’une heure environ pénalisant ainsi près de 30.000 voyageurs.

C’est vers 5h30 du matin que les gendarmes ont été avisés que des feux, localisés sur trois points distincts autour de Chambéry, s’étaient déclarés le long de la ligne TGV. Croyant tout d’abord avoir affaire à un énième vol de métaux, les enquêteurs, une fois sur place, ont constaté qu’il s’agissait d’actes de vandalisme. Les câbles servant à la signalisation avaient été incendiés. Pour se faire, les auteurs avaient déplacé les coffres de béton qui couvrent les tranchées abritant les câbles et le feu avait pris avec des chiffons imbibés d’essence et d’huile.

Sur l’une des armoires électriques, les gendarmes ont relevé une inscription « No TAV », l’abréviation en italien de « No al treno alta velocità », c’est-à-dire « non au train à grande vitesse ». Mais pour l’heure, pas de revendication reçue par la SNCF comme le confirme son porte-parole, Michel Pronost, qui analyse les faits : « En choisissant la Tarentaise, les auteurs savaient qu’ils allaient causer de graves perturbations. Plus qu’ailleurs, la signalisation est en effet indispensable car le TGV ne fonctionne parfois que sur une seule voie. » La présence de ce sigle, semblant fraîchement inscrit, met naturellement les enquêteurs sur la piste des opposants au projet de TGV Lyon-Turin. Toutefois, les gendarmes, en charge des investigations, restent prudents. Ils attendent notamment les résultats de la police technique et scientifique qui a réalisé divers prélèvements sur place. À partir de ces informations, des comparaisons seront réalisées avec d’autres actes de vandalisme identiques qui auraient pu être recensés en Italie, où les actions menées contre le projet TGV Lyon-Turin sont particulièrement violentes. « Nous sommes en contact avec nos homologues italiens », indique Jean-Claude Gin, commandant du groupement de gendarmerie de Savoie, saisi de l’affaire avec la section de recherches de Chambéry.

Du renfort pour mener les contrôles

Par ailleurs, cet acte de sabotage fait écho aux événements survenus quelques jours plus tôt à Lyon. Au cours d’une manifestation jeudi, 25 à 30 personnes cagoulées avaient quitté le cortège et avaient contraint un technicien de la SNCF à leur ouvrir l’accès aux voies. Ils avaient alors lancé des sacs de sable sur les caténaires et déployé une banderole : « Non à Lyon-Turin ». Dans la même journée, des inscriptions contre ce projet avaient été faites sur le mur du consulat d’Italie à Lyon. Toutes en Italien. Depuis, l’affaire qui n’a donné lieu à aucune interpellation est entre les mains de la police judiciaire qui exploite notamment les images de la vidéoprotection.

Quasiment à la même période, l’an passé, des câbles de la SNCF avaient été vandalisés, occasionnant de graves perturbations. Finalement, c’est un retraité de la SNCF qui avait été identifié et qui avait voulu, selon lui, révéler la vulnérabilité du réseau SNCF. Cette fois, il pourrait donc s’agir d’auteurs ayant bien d’autres motivations. Depuis ce week-end en Savoie, les voies sont particulièrement surveillées. En plus des équipes du groupement de gendarmerie, un escadron de 100 hommes est venu en renfort pour mener des contrôles. Par ailleurs, deux hélicoptères, équipés de caméras thermiques, mènent, tous feux éteints, des patrouilles aériennes au-dessus des lignes.

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