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Naples : perquisitions suite à des actions solidaires No-Tav, et contre "La Miccia"
(Le 22 mars 2012)

Naples : le centre d’études libertaires "Louise Michel" perquisitionné

Dans la matinée de mardi 20 Mars, l’atrium du Palazzo Gianturco dans le quartier Montesanto a été envahi par une vingtaine de personnages louches : des agents de la section anti-terroriste de la Digos (dont au moins huit en passe-montagne), des démineurs et la police postale et scientifique, se sont donnés rendez-vous pour perquisitionner le « Centro Studi Libertari “Louise Michel” » .

La perquisition est liée à une plainte contre 16 compagnons (dont 11 du local "Louise Michel"), suite au blocage des voies d’un train à grande vitesse, à une assemblée publique et à la manifestation sauvage en solidarité avec les camarades arrêtés dans la lutte contre le TAV, des événements qui ont eu lieu les 28 et 31 Janvier 2012.

La perquisition a été effectuée, selon les procès-verbaux, afin de récupérer "de la documentation, notamment informatique, relative aux actes criminels décrits ci-dessus, ainsi que du matériel et des outils utiles à la préparation des documents et affiches distribués au cours de désordres public [...] ainsi que d’éventuels fichiers, y compris sur des supports informatiques, et autres équipements constituant une « imprimerie clandestine » pour rédiger la revue périodique « La Miccia »".

Ont été saisis des archives, des brouillons d’articles pour "La Miccia", une banderole, des affiches, des revues diverses, de la correspondance avec des compagnons en prison et à l’étranger, le disque dur du PC, et même le routeur, en plus d’avoir photographié les deux pièces du local (y compris l’intérieur du réfrigérateur), des banderoles et des affiches.

La perquisition s’est produite après que deux agents en civil aient arrêté dans la rue un de nos compagnons (qui n’est pas parmi les inculpés), alors qu’il accompagnait ses neveux à la maternelle.

Le fait que le mode d’opération de la police soit si disproportionné par rapport à la « gravité » des infractions qui nous sont reprochées, nous fait présager que les laquais du régime sont en train de tramer quelque chose de plus gros, surtout à la lumière des déclarations récentes des chefs de la police et du Copasir (1), Antonio Manganelli et Massimo D’Alema.

Nous ne nous laisserons pas intimider : nous continuerons notre chemin la tête haute.

Anarchistes à Naples

Ndt : Le Comitato parlamentare per la sicurezza della Repubblica [Comité parlementaire pour la sécurité de la République] est la commission du Parlement italien qui contrôle les services secrets. Massimo d’Alema, chef historique du PD (PS italien) en est le président depuis 2010. Antonio Manganelli, quant à lui, est le chef de la police italienne depuis 2007. Une réforme du Copasir est en cours de discussion.

Retraduit par nos soins de informa-azione, Mer, 21/03/2012 - 10:46

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