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Réunion spéciale d’Europol contre les activités anarchistes
(Le 9 avril 2012)

Union Européenne : Europol à la poursuite des anarchistes européens

Secours Rouge, 29 mars 2012

Depuis 2002, Europol suivait essentiellement les éco-anarchistes et l’ALF. Récemment, la police européenne a organisé une conférence en présence des services secrets européens, demandant plus de moyens pour la lutte contre le terrorisme libertaire : antiracisme, libérations animale et environnementale, anti-nucléaire,... La demande émane de la section italienne d’Europol qui veut trouver les expéditeurs des lettres piégées de la FAI. Une réunion aura lieu le 25 avril dans un lieu non-dévoilé, probablement au siège d’Europol à la Haye, le but étant de trouver des moyens de lutter contre les réseaux transnationaux anarchistes européens. Trois groupes sont visés en particulier : la FAI (selon Europol, le plus gros groupe de ce réseau serait en Italie), le réseau No Border et les opposants au Val Susa.


Europol Vs. Euro-anarchisme

Indy Bruxelles, 04 avril 2012 19:35 par -A-nanas
Article [très mal et partiel, Ndlr] traduit. Voir ici l’article bien plus complet (en allemand)

En plus des insurgés grecs : les réseaux les plus surveillés seront la FAI, NO TAV et No Border.

Que l’agence de police européenne poursuive les activistes environnementaux et ceux qui défendent les droits des animaux était connu. Aujourd’hui se sont surtout les mouvements de gauche transfrontaliers, les “euro-anarchistes” et les activistes antiracistes et autres qui sont pris en ligne de mire.

Une conférence Europol se tiendra sur les mouvements anarchistes au sein de l’union Européenne, a assimilé, dans le seul but d’étendre les pouvoirs des autorités, ces militants et expéditeurs de bombes par courrier. Les services secrets EU font bien sûr partie de cet ensemble.

Cette information vient d’un porte-parole du service de Police de l’Union européenne lors d’une réunion du groupe de travail « Terrorisme ».

L’événement aura lieu le 25 avril. Aucun détail par contre quant au lieu. Habituellement, ces rencontres ont lieu au siège de l’Agence à la Haye.

Initiative Italienne

La communication d’Europol a été faite dans le cadre d’une référence faite par la délégation Italienne aux activités de la « Fédération Anarchiste Informelle » (FAI) en 2003, groupe italien connu pour l’envoi de paquets piégés explosifs. Lors de « l’opération Père Noël », la Banque centrale européenne (BCE) et Europol ont été visés. Plus récemment, le patron de la Deutsche Bank a reçu une lettre remplie d’explosifs.

Les mouvements de gauche sont perplexes sur l’authenticité du groupe [sic]. Le fait est qu’à plusieurs reprises, des attaques qui portent la signature de la FAI et des explications ont été publiées sur les pages Web, une indication qu’il s’agit plutôt d’un réseau ou un terme utilisé pour une forme d’action.

La résistance dans la vallée Susa

Depuis plus de 20 ans, Le gouvernement Italien tente de réaliser une ligne à grande vitesse entre Turin et Lyon. Les activistes “No TAV “ ont déjà bloqué à plusieurs reprises les voies d’accès. Des centaines d’activistes sont aussi venus de l’étranger pour se joindre au mouvement. Ce sont en fait surtout les réseaux internationaux qui sont une épine dans la peau du gouvernement italien et qui sont maintenant passés à la loupe par Europol.Le gouvernement italien tente de criminaliser toute activité de protestation, et de la qualifier d’acte terroriste.

Criminalisation des camps “ No Border”

Un mouvement plus international a suscité l’intérêt de l’Agence de Police de l’UE : les activités du réseau de « No Border » devraient également être évoquées lors de la conférence en avril.

Depuis le début des années 1990, des réseaux de solidarité avec les immigrants comme ’No One is Illegal’ organisent des manifestations transfrontalières régulières, des camps ou des campagnes. En fait, à l’échelle internationale, les militants sont bien organisés : cette année, ils veulent manifester sous la devise « Boats for people » avec plusieurs navires en Méditerranée contre la politique inhumaine de l’Agence Frontex.

Mais la clé de l’intérêt de la police pour le mouvement « No Border » réside plus dans la récente manifestation « No Border » de septembre 2010 à Bruxelles. La police belge voulait éviter une action des participants du camp de participer à une manifestation syndicale internationale

« 96 Anarchistes ont été arrêtés alors qu’ils voulaient prendre part à la manifestation », aucune accusation n’a été faite. Probablement en signe de protestation contre les arrestations « préventives », plusieurs fenêtres d’une station de police avaient été endommagées, mais seulement quelques jours plus tard.

"Euro-Anarchistes"

Le terme « Euro-Anarchistes » n’était pas utilisé dans le monde germanophone. Il a été défini pour la première fois en 2003 par l’ancien ministre italien de l’intérieur, Giuseppe Pisanu, comme un « cartel des groupes anarchistes européens » suite aux lettres avec des explosifs de la FAI contre Europol et la BCE.

« Euro-Anarchistes » est devenu le terme générique utilisé au sein de la coopération policière dans l’Union européenne. Tous les autres mouvements de gauche transfrontaliers font partie de cette “matrice” douteuse, parce que plus faciles à examiner et criminaliser.

Ce ne sont pas que les forces de police de l’Europe qui s’organisent contre les mouvements de gauche : le service secret européen, connu comme le « centre de situation conjoint » (SitCen) se consacre comme Europol au phénomène « Anarchiste ». En octobre, le service avait créé une « évaluation de situation » pour recevoir des renseignements des services secrets des Etats membres. L’Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution a également contribué « à la demande d’intervention ».

Eurojust (cette agence est considéré comme un futur procureur général EU) a également analysé l’activisme de gauche.

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