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Marseille : les véhicules de la DCRI et de la BRI changent de main
(Le 19 avril 2012)

À Marseille, la police cambriolée par deux fois

Le Figaro, 18/04/2012 à 17:15

Des voitures, des motos, des scooters, des fourgons, des gilets pare-balles ont été dérobés dans des garages de la police. Une plainte a été déposée et une enquête confiée à la sûreté départementale.

Décidemment à Marseille, « les malfrats craignent dégun (personne) », comme on dit avec l’accent dans la Cité phocéenne ! De fait, ils n’ont pas hésité à aller cambrioler la police elle-même...Et cela, à deux reprises.

Ils se sont introduits la nuit dans un garage à ciel ouvert du Secrétariat général pour l’administration de la police (Sgap). Il faut dire que les lieux se situent à Sainte-Marthe, entre deux cités réputées difficiles des quartiers nord de la ville. La première fois, les voleurs se sont introduits dans les lieux dans la nuit de vendredi à samedi dernier, en sectionnant le grillage servant de clôture au garage du Sgap, qui assure l’entretien ou les réparations des voitures de la police. Ils ne sont pas repartis les mains vides, mais au volant de plusieurs voitures, dont une Alpha Romeo banalisée, sur deux motos de la BRI et de la Direction du renseignement intérieur, dont une Yamaha 850, et sur un scooter Peugeot. Ils sont également repartis avec six jeux de plaques d’immatriculation qui se trouvaient dans l’un des véhicules dérobés.

Deux nuits plus tard, ils ont réinvesti les lieux, avec toujours autant de facilité. Après avoir fracturé un local, ils ont volé des gilets pare-balles et sont repartis également avec un fourgon, qui a été retrouvé par la police, incendié à Saint-Antoine, dans les quartiers nord. L’Alpha Romeo a également été retrouvée, mais en bon état, non loin de là, dans la cité de la Savine.

Aucune arme, en revanche, n’a été dérobée, a précisé le parquet de Marseille. Le forfait pour lequel une liste des objets volés a été dressée dans une note confidentielle par la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) aurait dû rester secret, mais la répétition a entraîné des fuites...

Une plainte a été déposée et une enquête confiée à la sûreté départementale a été ouverte, afin de tenter de savoir l’usage que comptaient faire les auteurs du vol.

« Tout le monde semble découvrir le problème, s’insurge un syndicaliste de la police, qui ne veut pas être nommé. Je suis étonné que ça ne soit pas arrivé plus tôt ! Il y n’avait, le plus souvent, personne pour garder les locaux. On n’a pas assez de monde à mettre sur le terrain. Alors, on ne peut pas garder nos propres locaux. On est dans un quartier chaud. À force de tourner, ils se sont rendu compte qu’ils pourraient entrer facilement... » Depuis, les autorités ont renforcé la sécurité aux abords du Sgap et du garage.

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