Revenir aux brèves

Actions directes

Afrique

Allemagne

Amérique du Sud

Antifascisme

Asie

Australie

Belgique

Canada

Ecoles

Espagne

Etats-Unis

Europe

Faux-amis

Grèce

Italie

Keufs, juges, contrôleurs, militaires, journalistes...

Libération animale

Monde

Moyen/Proche-Orient

Notes critiques

Nuisances et Technologies

Parutions

Pays-Bas

Prisons & Centres de rétention

Publicité

Repression et Propagande policiere

Réacs de tous poils

Russie/Ukraine/Biélorussie

Solidarité(s)

Squats

Suisse

Turquie

Revenir à Cette Semaine

Gênes : jambisation ciblée d’un ponte de l’industrie nucléaire [mis à jour]
(Le 11 mai 2012)

Italie : une cellule anarchiste revendique l’attentat contre le PDG d’Ansaldo

Le Parisien, 11.05.2012, 20h29

L’attentat qui a blessé lundi à une jambe le patron d’Ansaldo Nucleare, une filiale du géant public Finmeccanica, a été revendiqué vendredi par une cellule anarchiste italienne qui a annoncé « huit nouvelles actions » pour venger des anarchistes emprisonnés en Grèce.

« Nous avons rendu boîteux Roberto Adinolfi, l’un des grands et si nombreux sorciers de l’atome à l’âme pure et à la conscience propre », ironise la cellule Olga (Ikonomidou, du nom d’une militante anarchiste détenue en Grèce) de la Fédération anarchiste informelle (FAI) dans une lettre au quotidien Il Corriere della Sera. Selon le procureur de Gênes Michele Di Lecce, cette revendication « apparaît fiable ». « Nous devons encore l’analyser en profondeur, mais elle est structurée », a-t-il estimé.

La missive de cinq pages a été envoyée depuis Gênes, le grand port ligure où M. Adinolfi a été agressé en pleine rue en sortant de son domicile. La victime a été opérée d’une fracture au tibia mais est sortie vendredi de l’hôpital.

Le patron d’Ansaldo accusé d’être l"artisan d’un retour au nucléaire

La cellule anarchiste affirme avoir voulu par ce geste « proposer une campagne de lutte contre Finmecannica, pieuvre assassine » et cite une déclaration de M. Adinolfi dans laquelle celui-ci minimisait l’impact environnemental et la portée de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon. La FAI accuse aussi M. Adinolfi d’être « l’un des grands artisans, avec (l’ex-ministre du Développement économique Claudio) Scajola, du retour du nucléaire en Italie ». Ansaldo Nucleare est spécialisée dans la fabrication de réacteurs, le démantèlement des centrales et la gestion des déchets. « Nous sommes amoureux fous de la liberté et nous ne renoncerons jamais à la révolution, à la destruction complète de l’Etat et de ses violences », proclame la lettre.

Le texte s’achève par des menaces de « lutte contre Finmeccanica, pieuvre assassine : aujourd’hui, Ansaldo Nucleare, demain une autre de ses tentacules ». La FAI annonce en outre de nouvelles actions, au moins huit, un nombre correspondant à celui d’autres anarchistes affiliés à la FAI détenus en Grèce.

Plusieurs attentats déjà revendiqué par la cellule anarchiste

La FAI, qui avait déjà revendiqué en décembre un attentat au colis piégé contre le directeur de l’agence de collecte des impôts à Rome, a signé de nombreuses actions similaires en Italie et à l’étranger depuis le début des années 2000. Le 1er avril, la FAI avait ainsi revendiqué une attaque à la lettre piégée qui avait fait deux blessés en Suisse au siège de la Fédération des exploitants de centrales nucléaires Swissnuclear.

Lundi à Gênes, l’agresseur a suivi à pied pendant quelques mètres M. Adinolfi, 59 ans, avant de tirer de l’arrière un coup de feu au niveau du mollet. L’individu a ensuite rejoint un complice qui l’attendait sur une moto, et les deux hommes ont pris la fuite.

Très rapidement après l’attentat, les enquêteurs avaient dit examiner l’hypothèse d’un attentat anarchiste en relevant que ces derniers mois, certains groupements de cette mouvance appelaient à « passer à une phase qui puisse prévoir l’action armée ». « C’est avec plaisir que nous avons rempli le chargeur. Empoigner un pistolet, choisir et suivre l’objectif, coordonner l’esprit et la main ont été un passage obligatoire », relate la lettre, évoquant « un petit fragment de justice » contre « un assassin couleur grisaille, un responsable scélérat ». « Je vais bien, le plus dur est passé », a confié pour sa part le PDG vendredi lors de sa sortie de l’hôpital en chaise roulante, entouré de ses enfants.


En Italie, le patron d’Ansaldo nucleare blessé par balle

Le Monde.fr avec AFP | 07.05.2012 à 14h46

Le patron d’Ansaldo nucleare, filiale du géant industriel italien Finmeccanica, a été blessé, lundi 7 mai, à Gênes, par des tirs aux jambes en pleine rue. Les enquêteurs ont dit aux médias italiens qu’ils étudiaient l’hypothèse d’une piste anarchiste.

Roberto Adinolfi, un ingénieur de 53 ans spécialisé dans le nucléaire, patron de Ansaldo nucleare - qui produit des réacteurs nucléaires de troisième génération -, sortait de son domicile en compagnie de son fils quand deux hommes à moto ont tiré sur lui à trois reprises, le visant aux jambes. Il a reçu une balle dans une jambe et a été opéré d’une fracture au tibia. Ses jours ne sont pas en danger.

Selon l’agence d’information ANSA (Agenzia Nazionale Stampa Associata), les enquêteurs examinent l’hypothèse d’un attentat anarchiste, en relevant que ces derniers mois, certains groupements de cette mouvance ont appelé à "passer à une phase qui puisse prévoir l’action armée". La mouvance anarchiste compte de nombreux militants à Gênes.

LES ANNÉES DE PLOMB

Le fait de tirer dans les jambes avec une arme semi-automatique rappelle les modalités des attentats des années 1970 et des "années de plomb" du terrorisme, selon les enquêteurs. Le procureur en chef du parquet de Gênes, Michele Di Lecce, n’a en revanche pas voulu se prononcer, se bornant à dire que "les premiers relevés sont en cours".

Si la piste politique était confirmée, "il s’agirait d’un fait extrêmement grave, inouï depuis tant d’années, symptomatique d’un climat extrêmement complexe", a réagi M. Pansa, assurant que le groupe ne se laisserait pas "conditionné" par les "intimidations".

Plusieurs hommes politiques, de gauche et de droite, ont également exprimé leur indignation. Pier Luigi Bersani, chef du Parti démocrate, principale formation de centre-gauche, a condamné cet acte, "signal préoccupant d’une montée d’un cran dans les tensions et la violence", en rappelant que "l’histoire de l’Italie a malheureusement été marquée par la violence et que le pays a payé un lourd tribut de sang et de recul politique".

Fabrizio Cicchitto, haut responsable du parti PDL (droite), de Silvio Berlusconi, a dénoncé "un signal très grave", tout en soulignant que les hypothèses "peuvent être multiples".

Suivant
Imprimer l'article