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Livourne, Naples, Milan, etc. : la colère monte contre les hausses d’impôts [mis à jour]
(Le 12 mai 2012)

Italie : inquiétude après les violences contre l’austérité

Le Figaro, 13 mai 2012

Le gouvernement italien va élever le seuil d’alerte dans toute la péninsule après les attaques contre un dirigeant d’entreprise et un bureau de l’agence de perception de l’impôt. L’armée pourrait arriver en renfort.

« On se serait cru dans les années 1970 », affirme la sénatrice Sabina Rossa, fille d’un syndicaliste tué par le groupe terroriste d’extrême gauche des Brigades Rouges. À l’instar de la Grèce, l’Italie suffoque sous la pression de l’austérité. Certains n’hésitent pas à user de la violence pour exprimer leur colère. À tel point que le pays craint de revivre les heures noires des années 1970 et 1980, dites « les années de plomb », avec la montée d’un activisme politique violent.

Cible de ces attaques, les symboles de la politique d’austérité. Samedi, deux cocktails Molotov ont été lancés contre un bureau de l’agence de perception de l’impôt Equitalia dans la ville de Livourne (nord-ouest de l’Italie). La veille, des heurts ont éclaté devant un autre bureau de l’agence à Naples. La semaine dernière, un responsable d’Equitalia avait été pris en otage pendant quelques heures par un commerçant avant que ce dernier ne se rende à la police.

Des heurts ont éclaté vendredi à Naples devant un bureau de l’agence de perception de l’impôt Equitalia.

Une réunion est prévue jeudi

Lundi, c’est le PDG d’une filiale du géant public italien Finmeccanica spécialisé dans le nucléaire qui a été blessé aux jambes par un tireur qui l’a visé en pleine rue à Gênes (nord-ouest de l’Italie). Vendredi, un groupe anarchiste a revendiqué l’attentat, « dédiée » à Olga Ikonomidou, une anarchiste détenue en Grèce et a annoncé un projet de sept autres actions. Dans sa revendication, il promet de s’en prendre ensuite à Finmeccanica, le deuxième groupe industriel du pays. « Finmeccanica, c’est la mort et l’exploitation », écrit-il dans une lettre de quatre pages. Ces mouvements de colère font suite aux mesures d’austérité mises en place par le gouvernement Monti qui traque les fraudeurs et les évadés fiscaux et augmente les impôts.

Conséquence : le gouvernement italien va élever le seuil d’alerte dans toute la péninsule. Une circulaire a été envoyée à tous les services concernés a déclaré la ministre de l’Intérieur Anna Maria Cancellieri dans un entretien aux quotidiens La Repubblica et Il Corriere della Sera.

« Jeudi est prévue une réunion du comité pour l’ordre et la sécurité » au cours de laquelle sera présenté « un paquet de propositions », a-t-elle indiqué. Afin de défendre les bureaux de Finmeccanica et les agences fiscales d’Equitalia, l’armée italienne pourrait être appelée en renfort.

Un risque « d’escalade » existe

Le ministère de l’Intérieur craint un risque « d’escalade ». De son côté, le grand patron de Finmeccanica a fait part de son inquiétude, estimant qu’il y a un « danger de déstabilisation sociale lié aux difficultés économiques du pays et un risque d’instrumentalisation des faits dans un but idéologique ».

Comme en Grèce, la résistance à l’austérité semble devenir de plus en plus violente en Italie à mesure que la pression des services fiscaux s’intensifie. Il y a trois mois, alors que le Parlement grec devait voter en faveur du plan d’austérité imposé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international, des heurts avaient opposé des manifestants à la police. Une violence qui a également gagné l’Espagne où des incidents avaient éclaté à Barcelone en mars dernier.


Italie : un bureau des impôts attaqué

Reuters, 12/05/2012 à 14:59

Des cocktails Molotov ont été lancés contre un bureau de l’agence de perception de l’impôt Equitalia dans la ville portuaire de Livourne, dans le centre de l’Italie. Selon l’agence de presse italienne ANSA, les bombes artisanales ont endommagé la façade du bâtiment. La police n’a fourni aucun détail supplémentaire.

La colère monte en Italie contre le gouvernement de Mario Monti, qui a augmenté les impôts pour réduire son déficit budgétaire. Des heurts entre contribuables mécontents et policiers ont récemment éclaté devant plusieurs perceptions du Trésor public, notamment à Naples. Des groupes anarchistes ont également envoyé ces derniers mois des lettres piégées à Equitalia.

Vendredi, un colis suspect contenant une poudre blanche mais pas de détonateur a ainsi été reçu par le bureau romain de l’entreprise publique chargée de la perception des impôts et des contraventions. En décembre, le directeur général d’Equitalia avait été blessé au doigt par une lettre piégée. En janvier, trois engins explosifs avaient sauté devant une succursale de l’entreprise à Naples.


Italie : agression d’inspecteurs des impôts à Milan, échauffourées à Naples

AFP / 11 mai 2012 18h17

ROME - Deux inspecteurs de l’agence italienne de collecte des impôts, Equitalia, ont été agressés vendredi à Milan tandis que des échauffourées ont éclaté lors d’une manifestation à Naples devant des bureaux Equitalia, dont un bureau à Rome a reçu un faux colis piégé.

A Milan, un entrepreneur du bâtiment s’en est pris à coups de poing à deux inspecteurs qui se trouvaient dans les bureaux d’un conseiller fiscal à Melegnano en Lombardie.

Presque au même moment à Naples, deux agents de police ont été blessés lors d’affrontements devant des bureaux d’Equitalia où une manifestation non autorisée régulièrement avait été organisée.

Les manifestants ont protesté contre le refus d’Equitalia de fermer ses locaux en signe de deuil pour le suicide de contribuables qui venaient, selon eux, de recevoir des avis de recouvrement.

Ils ont lancé des oeufs et de la peinture rouge sur la façade de l’agence de collecte des impôts qui a abaissé ses rideaux de fer et interrompu la réception du public. Les policiers ont été blessés en refoulant les manifestants qui ont annoncé un autre rassemblement pour le 18 mai.

A Rome, un faux colis piégé contenant de la poudre pyrique (de feux d’artifices et d’explosifs) mais sans amorce a été découvert devant la direction générale d’Equitalia. Le parquet de la capitale italienne a ouvert une enquête. En décembre, un groupe anarchiste avait envoyé un colis piégé au patron d’Equitalia, le blessant aux yeux et aux mains.

Avec la crise économique, beaucoup de salariés perdent leur travail et les faillites augmentent dans un contexte de pression fiscale très forte. Plusieurs dirigeants de PME se sont suicidés de façon spectaculaire ces dernières semaines.

Chargé de collecter les impôts et les charges sociales, l’organisme public Equitalia est impopulaire en Italie. Des citoyens ont manifesté dans le passé devant ses agences, l’accusant de commettre des erreurs alors que l’évasion fiscale est très répandue dans le pays.

Le gouvernement de Mario Monti a placé aux premiers rangs de ses priorités la lutte contre l’évasion fiscale. Le fisc a procédé au recouvrement de 12,7 milliards d’euros en 2011, enregistrant une hausse de 15,5% sur un an.

La semaine dernière, un homme avait pris en otages des employés d’Equitalia à Bergame (nord). Cet homme, qui avait menacé de se suicider, voulait attirer l’attention sur le problème de l’endettement des ménages.

Le chômage a atteint un niveau record à 9,3% en février en Italie.

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