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Turin : une poursuite à vélo, des sabotages de vélos et une libération
(Le 15 juin 2012)

Turin : une poursuite à vélo, des sabotages de vélos et une libération

Poursuites

Une autre course-poursuite dans les rues de Torino, encore une autre opération de police dans le quartier Barriera di Milano.
Il est quatre heures de l’après-midi quand un jeune Maghrébin sans-papiers est repéré par une voiture de police alors qu’il circulait sur un « bike sharing » (la bicyclette jaune mise à disposition par la ville pour les citoyens et les touristes à Turin). Les flics pensent qu’il l’a volé, et se lancent à sa poursuite, de sorte que le mec décide de se réfugier dans la maison nouvellement occupée dans la Via d’Aosta.
Malheureusement, à ce moment là, il y a peu de gens dans la maison et la police parvient à se faufiler par la porte et, comme d’habitude, elle demande les papiers et commence à appeler des renforts. En face, les gens présents sonnent l’alarme, Radio Blackout est contactée et tous les amis et les solidaires du quartier sont prévenus.

En quelques minutes les premières voitures de flics arrivent, mais aussi une dizaine de compagnons qui parviennent à entrer.

Puis un échange entre les flics en uniforme et DIGOS : « Nous devons l’emporter" - "Alors, allez-y." Les deux flics se jettent sur le gars, mais les solidaires s’en mêlent et permettent au copain de se réfugier dans la maison, derrière les barricades pour grimper sur le toit. La police ne sait pas bien quoi faire, alors qu’à l’extérieur le nombre de solidaires augmente avec le nombre de passants et de personnes sur les balcons. Des cris et des chants sont scandés et des pompiers se précipitent pour tenter de percer les barricades qui donnent accès au toit.

Les barricades ne s’ouvrent pas, mais ca n’a plus d’importance, parce que le fugitif n’est plus sur le toit et semble s’être échappé à l’arrière de la maison vers la rue. Les policiers ont alors décidé de quitter en notant les noms de ceux qui étaient présents, mais se lancent à sa recherche dans les rues adjacentes.

Pas de nouvelles jusqu’à ce que 9h30 dans la soirée, nous lisons sur internet que le garçon a été arrêté pour avoir résisté à la police et poursuivi pour recel de biens volés. Peut-être qu’il est déjà la prison Vallette et nous ne savons pas si, comme sans-papier, il pourrait être expulsé ou incarcéré dans un CIE a peine finit les mesures de précaution (garde-à-vue /préventive)

Traduit de l’italien de macerie @ Giugno 13, 2012

PS : Les médias locaux ont étrangement choisi de donner de l’ampleur à cette histoire. Par exemple, la dépêche ANSA [AFP italienne] du 12 juin titrait "Les policiers poursuivent un voleur de bicyclette, ils sont blessés par des anarchistes", tandis que Torino Today du 13 juin titrait "Siège à Barriera di Milano : il vole une bicyclette et se réfugie chez les anarchistes".


TObike or not TObike ?
(Velib ou pas Velib’ ?)

Dans la nuit du 13 au 14 juin, les pneus de 267 vélos (sur 600, et 15 000 abonnés) de "bike-sharing" (Velib local) ont été lacérés et tailladés. L’action a touché la plupart des stations de Turin. Selon le journal La Stampa (15 juin 2012), le coût serait au minimum de 30 000 euros, et une hypothèse la suivante : "il y a trois jours, un groupe d’anarchistes et quelques agents de police se sont affrontés, après que ces derniers aient poursuivi un marocain de 34 ans qui avait volé un vélo ToBike. La patrouille l’avait arrêté, mais s’était immédiatement trouvée face à une dizaine d’anarcho-insurrectionalistes. Le raid de la nuit dernière pourrait être la suite de cet épisode, dans lequel 10 antagonistes ont été mis en examen [et le copain poursuivi arrêté]. En tout cas, il ne s’agit pas d’un geste isolé, mais d’une action organisée par de nombreuses personnes, vu qu’elle a touché l’ensemble des 81 stations en service".


Jeudi 14 juin, soir : Le copain sans-papiers est sorti suite à sa comparution devant le juge. Plus d’infos à suivre

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