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Marche-en-Famenne (Belgique) : des bombes contre le chantier de la future prison
(Le 28 juin 2012)

Marche (Belgique) : Des bombes sur le chantier de la future prison

L’avenir, mardi 26 juin 2012 07h00

MARCHE-En-FAMENNE - La stupeur et la crainte ! Ce sont les deux sentiments qui ont habité le personnel de l’entreprise Valens-Duchene après la découverte de cinq bombes artisanales à l’ouverture du chantier sur le site de la construction de la prison à Marche-en-Famenne. Elles se présentaient sous forme de bouteilles apparemment remplies d’essence et reliées entre elles. Elles étaient raccordées à un dispositif de mise à feu à retardement.

C’est vers 7h lundi matin que, sur le chantier de la prison de Marche-en-Famenne, un objet suspect a été repéré par un ouvrier qui montait sur sa grue. Il s’agit d’un engin de type artisanal, et de type mise à feu avec un dispositif à retardement.
« C’est effectivement un des grutiers qui a repéré quelque chose d’anormal en montant dans sa cabine pour reprendre le matin. Il a découvert une installation artisanale placée dans la couronne de sa grue sous sa cabine. Ceux qui les ont placées sont donc carrément montés en haut de la grue, vraisemblablement de nuit. Il fallait être vraiment motivé et très organisé, témoigne l’un des ouvriers du chantier. Nous n’avons en tous les cas jamais fait l’objet de la moindre menace avant cette découverte. Cependant, si ces mécanismes avaient explosé, cela aurait pu faire du dégât et consumer les cabines des grutiers. Imaginez qu’ils aient été en plein travail. On en a retrouvé quatre autres. Deux des engins commençaient d’ailleurs à se consumer. On a repris le travail, mais les consignes de sécurité seront renforcées et chaque ouvrier devra se tenir vigilant avant chaque utilisation du matériel. »

Vers un acte de sabotage

« Installés près du coffret électrique, ces indices montreraient le souhait de dégradation de matériel et de sabotage, sans volonté d’atteinte aux personnes, expliquait hier après-midi la Procureur du Roi Élisabeth Dessoy, descendue sur les lieux.
Quatre autres grues ont été équipées du même type de matériel : « Mais la visite des lieux ne nous a pas permis de déceler d’autres éléments. Après avoir dressé un périmètre de sécurité, nous avons constaté qu’il n’y avait plus de danger et nous étions rassurés. C’est maintenant la procédure normale qui joue. Nous avons fait appel au SEDEE de l’Armée (Service d’enlèvement et de destruction d’engins explosifs) qui doit établir son rapport et évaluer la dangerosité du dispositif. À l’heure actuelle, on peut dire que l’enquête peut aller dans tous les sens. La prison a peut-être été visée comme symbole de la justice... La piste d’un litige liée au chantier avec un différend employeur/employé a été écartée. »
La piste d’un mouvement d’opposants à la construction de la prison est privilégiée par le député-bourgmestre de Marche-en-Famenne André Bouchat.


Marche-en-Famenne : une nouvelle bombe déposée

RTL.be, 26 Juin 2012 18h47

Une sixième bombe artisanale, retrouvée mardi en début de journée sur le chantier de la future prison de Marche-en-Famenne, a été déposée entre lundi et mardi, a indiqué mardi après-midi la procureur du roi de Marche-en-Famenne, Elisabeth Dessoy.

Cet engin explosif, confectionné à nouveau à l’aide de bouteilles, et de type similaire à cinq autres déjà découverts sur le site lundi matin, se trouvait en hauteur près du mécanisme d’une grue de chantier. Une bombe artisanale avait déjà été découverte sur cette même grue lundi. "Il ne s’agit donc pas d’un engin qui n’a pas été retrouvé lundi lors de la fouille du chantier", a relevé la procureur du roi. Sur base de cet élément, il est donc établi que quelqu’un a réussi à nouveau à s’introduire sur le chantier pour venir y poser un engin artisanal. Mardi en fin d’après-midi, aucune instruction n’avait été ouverte même si cette possibilité n’est pas exclue par le parquet.

Par ailleurs, la procureur du roi précise que les premiers résultats des diverses analyses effectuées sur les engins explosifs, par le service de déminage d’Heverlee, ne seront pas connus avant la fin de cette semaine. Ces analyses doivent permettre de connaître la dangerosité des bombes artisanales et leur mécanisme. Les autorités judiciaires n’ont eu connaissance de quelconques revendications.

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