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Paris : fais-toi plaiz, c’est Decaux qui régale !
(Le 7 août 2012)

Vélib’ victime d’un pic de vandalisme

Le Parisien | Publié le 07.08.2012, 05h30

Le nord-est de Paris et les communes limitrophes sont particulièrement touchés par les vols et la casse. Les 23500 vélos ont été remplacés intégralement.

Le célèbre vélo en libre-service Vélib’ lancé par JCDecaux, le numéro un mondial du mobilier urbain, vient de souffler ses cinq bougies. Nombre record d’abonnés, taux de satisfaction inégalé chez les utilisateurs, régulation de stations en net progrès... Tous les indicateurs étaient au vert, jusqu’à ce pic de vandalisme observé dans le nord-est de Paris et les communes limitrophes, entre la fin juin et la mi-juillet, qui a entraîné la fermeture d’une cinquantaine de stations mi-juillet.

Trappes des points d’attache saccagées, vélos arrachés et retrouvés abandonnés dans les ruelles ou dans les parcs et jardins de la ville... Ce bref épisode a viré au cauchemar pour les usagers privés d’un moyen de locomotion particulièrement recherché en cette période estivale. Il s’est également soldé par l’arrestation de sept jeunes Parisiens pris en flagrant délit dans les XVIIIe et XIe arrondissements.

Ce pic intervient après une période d’accalmie puisque les actes de vandalisme sur Vélib’ avaient reculé de 48% depuis 2009.

Albert Asseraf, directeur général de la stratégie, des études et du marketing de Vélib’, se refuse pour l’instant à dévoiler le montant du préjudice mais évoque « des dizaines de bornettes saccagées, des centaines de vélos volés ainsi que des pertes d’exploitation liées à la fermeture de plusieurs stations ». Sans oublier les équipes qu’il a fallu mettre sur le pont pour remettre en service les stations dégradées.

Ce n’est pourtant pas nouveau. Depuis le lancement de Vélib’ dans la capitale en 2007 et son extension dans les villes limitrophes en 2009, le fameux vélo gris est la cible de vandales. La flotte composée de 23500 vélos a même déjà dû être remplacée intégralement en raison des vols et du vandalisme. A 650 € par Vélib’, la facture - 15 M€ environ - est lourde. Et c’est sans compter les paniers volés, les bornettes arrachées et les améliorations techniques comme celles apportées il y a quelques jours pour renforcer et sécuriser les points d’attache.

Un phénomène typiquement parisien ? « L’ampleur du dispositif déployé dans la capitale n’a pas d’égale ailleurs dans le monde. Près de 24000 Vélib’ sont en service. Lyon, deuxième réseau dans le monde, n’en compte que 4000. Et puis, nos stations installées principalement dans les rues secondaires souvent isolées et désertes la nuit sont plus exposées aux dégradations », souligne Albert Asseraf.

« Vélib’ est une entreprise très coûteuse. Mais le contrat est à l’équilibre », assure le directeur général.


Aubervilliers détient le record des dégradations

Le Parisien | Publié le 07.08.2012, 05h36

Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) enregistre le triste record des stations Vélib’ les plus vandalisées d’Ile-de-France. Sur 14 stations installées sur la commune depuis deux ans, soit 375 vélos, 8 sont citées, par le dernier rapport Decaux, comme les plus dégradées, de juillet 2011 à juillet 2012. Au premier semestre 2012, les vols enregistrés sur ces emplacements varient de 99 à 35. A noter dans ce même rapport que les dix premières stations les plus détériorées se trouvent en Seine-Saint-Denis (les 2e et 5e stations les plus abîmées se trouvent à Bagnolet, et les 3e et 4e, à Montreuil) ou dans les XVIIIe et XXe arrondissements parisiens mais dans des rues proches d’Aubervilliers.

Thierry Vaissière, un habitant d’Aubervilliers de 40 ans, qui s’est mis au vélo gris il y a un an pour se rendre tous les jours à Paris, a fait les frais de ce vandalisme. « Durant l’interruption de Vélib’ par JCDecaux, du 11 au 17 juillet, je n’ai pas pu utiliser mon abonnement et je ne serai pas dédommagé », tempête-t-il en déplorant aussi qu’il n’y ait jamais assez de vélos aux bornes. Pour faire face à ces multiples problèmes, Jacques Salvator, le maire socialiste d’Aubervilliers, a initié une réunion avec des représentants de Plaine Commune, de la mairie de Paris et de JCDecaux, qui s’est tenue fin juillet.

Des solutions possibles pour l’automne

Parmi les solutions envisagées, qui pourraient voir le jour cet automne, une campagne de sensibilisation pour inciter les habitants à plus de civisme, des potelets supplémentaires à chaque borne pour renforcer l’attache des vélos et un numéro vert (01.30.79.79.30) pour signaler les Vélib’ dégradés ou volés. JCDecaux a par ailleurs ajouté des dizaines de vélos dans les stations. Une nécessité, car ici l’usage de Vélib’ s’est largement répandu depuis deux ans. Sur le premier semestre 2012, la ville a compté 22000 prises et 23000 déposes. « Ce mode de circulation douce dans une ville comme Aubervilliers ne peut qu’augmenter encore », note Jacques Salvator.

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