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Agnetz (Oise) : saboter la rentrée scolaire. Incendie de 8 cars.
(Le 10 août 2012)

Agnetz (Oise) : Huit cars scolaires entièrement brûlés

Courrier Picard, Vendredi 10 Août 2012

Hier, vers 4h30, le feu a dévasté huit autocars appartenant à la société Cabaro. Hier soir, le parquet de Beauvais excluait une cause accidentelle.

Quatre heures, c’est le temps qu’auront mis les pompiers pour éteindre l’incendie qui s’est déclaré dans une zone de stockage de bus appartenant à la société Cabaro (Véolia transport), basée à Beauvais. Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 4 h 30, l’un des véhicules a pris feu. L’incendie s’est ensuite propagé à sept autres bus, qui ont entièrement brûlé. Trois autres ont été endommagés.

Situé à Agnetz, à quelques centaines de mètres de la gendarmerie de Clermont, le dépôt n’est utilisé que l’été. « Nous y entreposons une vingtaine de bus qui servent au transport scolaire pendant l’année », indique Jérôme Dupont, responsable d’exploitation de la société. Le site ne possédait pas de caméra et n’était pas gardé. Une intrusion sur le site voisin de France boisson

Hier matin, les traces du feu étaient encore visibles. Considérant les indices retrouvés sur place, les autorités excluaient hier soir la possibilité d’une cause accidentelle. « Deux véhicules de la société voisine, France boisson, présentent des traces de siphonnage », indique l’adjudant Pierre Vochelet, de la brigade de gendarmerie de Clermont.

Une partie du grillage séparant les deux terrains a également été découpée. Est-ce en tentant de siphonner le gasoil de l’un des bus qu’un individu aurait déclenché l’incendie ? Les réservoirs de ces derniers sont spécialement conçus pour compliquer la tâche aux voleurs.

La brigade de recherche de Clermont était encore présente, hier, en début de matinée, pour tenter de faire avancer l’enquête. Quant à estimer le préjudice subi par Cabaro, les responsables se refusent à donner des chiffres. « J’ai relevé les numéros des bus, précise Éric Degournay, responsable étude et méthode. Avant de pouvoir estimer le montant des dégâts, je dois connaître, entre autres, l’ancienneté de chaque autocar. »

À la tête d’une flotte de 130 véhicules, la société Cabaro n’a, selon ses responsables, jamais eu à constater d’incident d’une telle ampleur. « Des bus isolés, oui, mais c’est la première fois dans un dépôt », souligne ainsi Jérôme Dupont. Par mesure de précaution, les véhicules épargnés doivent être enlevés du site.

Au total, entre 424 et 456 places assises sont parties en fumée. Pas de quoi s’inquiéter, toutefois, selon Éric Degournay. « Tous les véhicules seront remplacés avant la rentrée scolaire. »


Trois interpellations après l’incendie de huit bus

Courrier Picard, Lundi 13 Août 2012

Huit bus de Cabaro avaient brûlé la semaine dernière, près de Clermont. La piste de l’incendie d’origine volontaire avait rapidement été envisagée.

Trois individus majeurs, résidents dans le Clermontois, ont été interpellés vendredi par les gendarmes de la brigade de Clermont, dans l’Oise. Les trois jeunes ont été placés en garde à vue pendant deux jours et entendus dans ce cadre par les gendarmes de Clermont. Ils devaient être présentés hier au parquet de Beauvais qui décidera des suites judiciaires données à cette affaire. Si les trois jeunes sont reconnus responsables de cet incendie par un tribunal, ils risquent jusque dix ans de prison.

L’incendie s’était déclaré vers 4 h 30 du matin dans la nuit de mercredi à jeudi. Les pompiers avaient mis plus de quatre heures pour venir à bout des flammes, qui avaient détruit huit cars de la société Cabaro (Véolia Transport) et endommagé trois autres. Les cars étaient gardés dans une zone de stockage située à Agnetz non loin de la gendarmerie. Elle était destinée à accueillir les bus scolaires durant la période estivale.

Le site n’était pas équipé de caméras de surveillance, cependant les gendarmes avaient très tôt écarté la thèse d’un incendie accidentel. Un grillage découpé, des traces de siphonnage sur deux autres véhicules... Tout portait à croire que l’incendie était volontaire. L’enquête l’a confirmé.

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