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Bourtzwiller (Mulhouse) : et le fourgon s’enflamma avec les poulets dedans...
(Le 25 août 2012)

Trois jeunes gens écroués à Mulhouse après des jet de cocktails molotov sur la police

AFP, 24 août 2012 à 17:54

Trois jeunes majeurs ont été placés en détention provisoire vendredi à Mulhouse, soupçonnés d’avoir jeté des cocktails molotov sur un fourgon de police, dans un quartier sensible qui a connu plusieurs nuits de violence depuis un mois.

Les trois jeunes gens, âgés de 18 et 19 ans, devaient être jugés en comparution immédiate après leur interpellation dans la nuit de mercredi à jeudi, mais ils ont demandé un délai pour préparer leur défense et ont été écroués, selon un correspondant de l’AFP. Ils doivent être jugés fin novembre.

Trois mineurs de 15 et 17 ans, interpellés en même temps qu’eux et soupçonnés d’avoir pris part aux mêmes faits dans le quartier de Bourtzwiller, devaient être présentés vendredi après-midi devant le tribunal pour enfants.

Le fourgon de police avait été atteint par un cocktail molotov et son habitacle avait commencé à brûler. Les policiers avaient pu rapidement en sortir et éteindre l’incendie avec un extincteur.

Par ailleurs trois autres jeunes gens, un majeur de 21 ans et deux mineurs de 15 et 17 ans, avaient été interpellés au cours de la même nuit, dans un autre quartier de la ville, pour avoir jeté des pierres sur des policiers.

Depuis la fin juillet, les quartiers sensibles de Mulhouse avaient déjà connu au moins deux nuits de violences. Une compagnie de CRS était venue en renfort pour tenter de ramener le calme.

L’entrée d’un collège et plusieurs véhicules avaient été brûlés, et un arrêt de tram vandalisé. Victimes de jets de pierres, des policiers avaient utilisé leur flash-ball pour se dégager, blessant légèrement un jeune homme.

« Il n’y a aucune zone de non-droit à Mulhouse »

« Nous sommes face à un groupe de jeunes voyous inconscients, peut-être une vingtaine, qui ne se rendent pas compte de la gravité de leurs actes et qui considèrent la police comme une bande rivale », a expliqué à l’AFP le directeur départemental de la sécurité publique, Alain Martinez.

« Depuis fin juillet, nous avons franchi un niveau de violence jamais atteint », a-t-il déploré, espérant que « les premières décisions de justice (allaient) provoquer une prise de conscience ».

Selon le maire de la ville, Jean Rottner (UMP), « la rénovation urbaine ambitieuse menée notamment dans le quartier de Bourtzwiller dérange les habitudes de certains groupes ». Mais « il n’y a aucune zone de non-droit à Mulhouse », a-t-il dit.


Mulhouse
Nouvelle nuit de tension : neuf interpellations

DNA, 24/08/2012 à 05:00

Depuis le début du mois d’août, les incidents se multiplient entre forces de l’ordre et jeunes du quartier de Bourtzwiller et de manière plus épisodique ceux des Coteaux. La nuit dernière, un fourgon en patrouille a été incendié. Neuf personnes ont été interpellées.

Tout a commencé mercredi vers 19 h rue Pierre-Loti dans le quartier des Coteaux. Une patrouille de la police municipale a découvert une moto signalée volée. Les fonctionnaires ont été immédiatement encerclés par une vingtaine de jeunes très hostiles. Il a fallu faire appel à des renforts, ceux de la BAC, la brigade anticriminalité. Au lieu de se disperser, le groupe a commencé à jeter des pierres sur les policiers. Ces derniers ont dû faire usage de leurs Flash-Ball.

Peu avant minuit, c’est à Bourtzwiller que les violences urbaines se sont poursuivies. Un feu de poubelles rue Saint-Nazaire a nécessité l’intervention des pompiers et des policiers et comme à chaque fois, les uniformes ont été accueillis par des jets de pierres.

Un véhicule de l’UOP incendié au cours de la soirée

À l’arrivée des renforts, un fourgon de l’UOP (Unité d’ordre publique) du commissariat a été la cible de jets de cocktails Molotov, cinq en tout. Mais un seul a atteint sa cible, embrasant le côté droit du véhicule. L’essence s’est même infiltrée dans le véhicule dont l’habitacle a commencé à brûler.

Heureusement, les policiers ont pu sortir à temps du véhicule et utiliser les extincteurs. Personne n’a été blessé, souligne-t-on à la direction du commissariat, « mais la situation devient de plus en plus dangereuse et critique ».

Les assaillants, une dizaine, tous cagoulés ont pris la fuite. Dans leur course, ils ont tenté de se débarrasser de leurs vêtements sans doute pour pouvoir se fondre dans la masse des curieux. Mais un équipage de la BAC a réussi à en interpeller six au niveau des rues du 15-Août et de l’Armistice (trois majeurs et trois mineurs, âgés de 15 à 19 ans). Le plus connu des services de police était déjà sous le coup d’un contrôle judiciaire avec interdiction de sortir au-delà de 22 h.

Des dégradations signalées aux Coteaux par des riverains

La soirée n’était pas terminée puisque c’est à nouveau du côté des Coteaux que les policiers sont intervenus suite à l’appel de riverains. Il était 1 h 40 lorsque l’on a signalé un petit groupe d’individus qui dégradaient du mobilier urbain rue Jules-Verne. À l’arrivée des fonctionnaires, les cailloux ont fusé sur le véhicule. Le groupe a pris la fuite en direction de la rue Alexandre-Dumas. Pris en chasse, il a été rattrapé par une seconde équipe de la BAC. Trois casseurs ont été interpellés. Ils sont âgés de 15, 17 et 21 ans et ont été placés en garde à vue. Les auteurs de violences urbaines à Bourtzwiller seront déférés ce matin au parquet. Les majeurs devraient faire l’objet d’une procédure de comparution immédiate devant le tribunal dans la journée. Les mineurs seront, eux, présentés au juge des enfants. Les trois autres gardés à vue seront déférés au parquet au cours de la journée.

À noter que depuis le début du mois, Mulhouse a bénéficié de la présence de renforts représentant l’équivalent d’une compagnie de CRS, soit plus de 80 hommes pour faire face tant aux tensions dans les quartiers mulhousiens qu’à la foire-kermesse. Ces derniers ont quitté la cité du Bollwerk mardi soir.


Délai et détention provisoire

DNA, 24/08/2012 à 16:49

Les auteurs présumés des violences urbaines perpétrées dans la nuit de mercredi à jeudi dans le quartier de Bourtzwiller ont demandé cet après-midi, lors de leur comparution immédiate, un délai. Ils ont été placés en détention provisoire.

Escorte renforcée, équipages de l’UOP (Unité d’ordre publique) supplémentaires, le tribunal de grande instance de Mulhouse était sous haute surveillance cet après-midi afin d’éviter tout débordement à l’occasion du jugement de trois des six jeunes interpellés jeudi au petit matin rues du 15-Août et de l’Armistice après un énième épisode de violences urbaines dans le quartier de Bourtzwiller.

Une première en matière de poursuite

Les trois majeurs, 18 et 19 ans, devaient répondre en comparution immédiate de violence sur des policiers, dégradation par un moyen dangereux (jets de cocktails Molotov) et c’est sans doute une première sur la juridiction pour « embuscade en réunion dans le but de commettre des violences avec usage ou menace d’une arme »... des faits pour lesquels ils encourent une peine de 10 ans d’emprisonnement.

Comme la loi les y autorise, les trois mis en cause ont demandé à bénéficier d’un délai pour préparer leur défense.

Le procureur de la République, Julie Fergane a requis le placement en détention provisoire des trois majeurs sollicitant, elle aussi, « un délai pour que les policiers de Mulhouse ne risquent pas de mourir incendiés dans leur véhicule par la faute des prévenus ; un délai pour qu’ils n’aient pas une nuit de plus à affronter l’irresponsabilité et le mépris de certains qui se sentent tout puissant ; un délai pour les habitants de Mulhouse, pour permettre d’espérer avoir un peu de paix sociale, cette paix qui leur a été une fois de plus volée, eux qui se sont résignés ces dernières semaines à l’odeur de l’essence, aux hurlements des sirènes, aux carcasses de voitures ; un délai pour leur permettre de passer une nuit sans avoir à alerter la police et les pompiers, sans risquer d’être blessé par un jet de cocktail Molotov... ».

Les avocats des prévenus ont estimé qu’un contrôle judiciaire strict était suffisant d’autant que « les procès-verbaux des policiers ne sont pas une preuve absolue de leur responsabilité ».

Le tribunal a décidé de placer les trois majeurs en détention provisoire pour éviter toute réitération des faits et toute concertation. Ils resteront en prison jusqu’au 30 novembre, date de leur passage en audience correctionnelle.

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