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Mureaux : Attaque de policiers, du feu et des blessés
(Le 2 octobre 2006)

lundi 2 octobre 2006, 18h45

Agression contre des policiers en banlieue parisienne

PARIS (Reuters) - Sept policiers ont été légèrement blessés lors d’incidents avec des riverains, dimanche soir, dans le quartier sensible des Mureaux (Yvelines), apprend-on auprès du syndicat Synergie officiers.

Une voiture de police a été dévalisée et brûlée, a-t-on ajouté de même source.

"Entre 200 et 250 personnes munies de manches de pioche, de boucliers artisanaux et de pierres ont agressé six fonctionnaires de police", a déclaré l’un des responsables du syndicat, Patrick Trotignon.

Selon la version des policiers, les incidents ont débuté peu après 19h00 lorsqu’un automobiliste a refusé de se soumettre à un contrôle pour "foncer délibérément" sur l’une des deux voitures de police qui lui barraient la route.

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Les versions divergent sur les heurts survenus aux Mureaux après une intervention de police

LEMONDE.FR | 02.10.06 | 17h20 • Mis à jour le 02.10.06 | 18h02

"Commotionnés, les trois occupants du premier véhicule se sont réfugiés dans la seconde voiture de police car des riverains commençaient à les caillasser", a dit Patrick Trotignon.

Des dizaines de personnes se sont alors regroupées autour de la seconde voiture en criant "vous ne sortirez pas vivants" du véhicule, a-t-il ajouté.

L’un des policiers aurait alors tiré une fois en l’air pour tenir la foule en respect tandis qu’une pierre lancée par un manifestant heurtait la bombe lacrymogène que l’un de ses collègues s’apprêtait à lancer.

"Cette bombe a explosé avant d’être lancée, neutralisant plusieurs de nos collègues", a rapporté le syndicaliste, soulignant que les policiers agressés s’étaient finalement réfugiés dans une école du quartier.

La foule a ensuite dévalisé la première voiture de police abandonnée sur place, une 306 Peugeot, "s’emparant de flash-balls, armes tirant des balles en caoutchouc, et de munitions", avant de la brûler, a-t-il dit.

"Cette fois, on a franchi un cran supplémentaire dans les violences", a déploré Patrick Trotignon.

L’agression de deux CRS le 19 septembre dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) avait déjà suscité une vive émotion dans les rangs des forces de l’ordre.

Cinq personnes suspectées d’y avoir participé ont été mises en examen à l’issue d’une opération de police qualifiée de "show médiatico-policier" par l’opposition de gauche.

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lundi 2 octobre 2006, 17h56

Echauffourées avec des policiers aux Mureaux, un an après les émeutes

PARIS (AFP) - Des échauffourées ont opposé dimanche soir au Mureaux (Yvelines) des dizaines de personnes aux forces de l’ordre, confirmant un regain de crispation entre jeunes et policiers près d’un an après le déclenchement des émeutes dans les banlieues. Ces incidents ont éclaté dans le quartier des Musiciens après le refus d’obtempérer d’un jeune conducteur lors d’un contrôle routier. Elles ont opposé de 130 à 250 personnes aux forces de l’ordre, selon des sources judiciaire et policières. Sept policiers ont été légèrement blessés.

Toutefois, selon des témoins interrogés sur place lundi matin par l’AFP, les jeunes n’étaient qu’une cinquantaine au plus. C’était une "action concertée", ont affirmé certaines sources policières alors que, sur place, l’intervention policière a été jugée confuse.

Une voiture de police a été brûlée, selon la police. Aucune interpellation n’a été effectuée.

Des témoins ont assuré lundi avoir été révoltés par la brutalité avec laquelle, selon eux, les policiers ont arrêté le suspect.

"Ils l’ont traîné direct hors de la voiture... Nous on est arrivés et on a dit : +C’est pas normal, allez-y mollo !+ Après, il y a eu des jets de pierres, les policiers se sont sauvés et ils ont laissé la voiture", a relaté un jeune homme surnommé "Bellepou", qui affirme avoir participé aux échauffourées.

Selon les témoins interrogés par l’AFP, six des sept policiers se sont enfuis et un est allé se réfugier dans une école maternelle voisine.

Cet incident survient après l’agression de deux CRS, le 19 septembre, dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne).

Dans cette affaire, cinq personnes ont été mises en examen la semaine dernière, après une vaste opération de police dans la cité devant une nuée de caméras et de micros.

L’agression des deux CRS, qui ont raconté être tombés dans "un guet-apens", avait provoqué l’indignation des syndicats de policiers et du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy. Lundi, la thèse du guet-apens a toutefois été "écartée", de source proche de l’enquête.

Depuis quelques jours, les informations sur des agressions de policiers se sont multipliées.

Une information judiciaire pour "tentative de meurtre et détention d’armes" a ainsi été ouverte dimanche par le parquet de Nanterre après que des CRS eurent été la "cible de tirs" dans la nuit de vendredi à samedi à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

La semaine dernière, selon une source policière, trois policiers en patrouille ont été molestés par des riverains dans un quartier sensible de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) alors qu’ils venaient d’interpeller un jeune qui les "insultait".

A Toulouse, cinq policiers ont été légèrement blessés par "une dizaine d’individus", selon une source syndicale policière.

Ces incidents ont suscité de vives réactions de la part des syndicats policiers qui constatent un "ras-le-bol" général lié au "manque de moyens humains et matériels".

Après les incidents des Mureaux, les syndicats ont évoqué, dans des communiqués, les policiers "insultés, humiliés, caillassés" ou le "racisme anti-flics".

Selon Dominique Achispon, dirigeant du Syndicat national des officiers de police (SNOP-majoritaire), il y a "des tensions dans les banlieues" où "les policiers ne font plus peur".

Même son de cloche à Alliance (premier syndicat de gardiens de la paix) qui réclame des "sanction exemplaires" contre les auteurs d’incidents.

De leur côté, les Renseignements généraux n’ont pas fait état jusqu’ici de tensions dans les banlieues à l’approche du premier anniversaire des émeutes.

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