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Argentine : à propos des pillages... quelques infos
(Le 24 décembre 2012)

Quelques infos grattées dans la presse argentine...

Les pillages de masse qui ont commencé jeudi à Bariloche pour s’étendre à Rosario puis la banlieue de Buenos Aires, semblent avoir continué samedi, puis avoir été étouffés par la répression. Les principaux foyers des pillages parfois émeutiers furent donc San Carlos de Bariloche (Río Negro), Rosario (Santa Fe), San Fernando, Campana et Malvinas Argentinas (district du nord de Buenos Arires).

Selon la Confederación Argentina de la Mediana Empresa (CAME), ce sont près de 292 commerces qui ont été pillés (et plus de 500 attaqués avec au moins leur vitrine brisée) dans 40 villes, pour un montant de 26,5 millions de pesos [soit environ 4,1 millions d’euros].

Il y a encore près de 600 incarcérés, de nombreuses zones militarisées (dont les 400 gendarmes envoyés à Bariloche), de nombreux blessés et au moins trois morts (les deux premiers à Rosario) : Silvina Barnachea, 40 ans, morte suite aux blessures causées en pénéntrant par la vitre brisée d’un supermarché, et Luciano Carrizo, 22 ans, pilleur abattu d’un balle en pleine poitrine, puis Ramón Rosario Acosta, 40 ans, écrasé samedi à Tucumán par le chauffeur d’un camion sur le point d’être pillé.

Les enquêtes, comme après les émeutes de Londres, seront aussi technologiques, en retraçant les textos et autres messages des téléphones portables, tandis que les keufs peuvent garder les émeutiers 15 jours (notamment dans leurs locaux) avant de les présenter à un juge.
Il y a 471 arrêtés dans la province de Buenos Aires, accusés généralement de "pillage", et pour certains de "vol à main armée". La plupart sont de la ville de San Fernando, même s’il y a eut une dizaine de villes touchées dans cette grande province de la capitale, dont San Isidro, Tigre, Malvinas Argentinas, Pilar, Lanús, La Matanza, San Martín, Moreno et San Nicolás.
Il y a 92 arrêtés à Rosario, dont pas mal de mineurs, accusés de "vol qualifié", ce qui suffit (pour les majeurs) à se prendre de 5 à 15 ans de prison.

A Bariloche depuis le 23 décembre, dans le quartier Alto, les gendarmes perquisitionnent le bidonvilles en faisant les baraques unes à unes pour retrouver les objets pillés. Généralement, ils vident les armoires et mettent sous séquestre judiciaire toute la nourriture trouvée, en laissant les cuisines dévastées en forme de vengeance contre ces quartiers (pour rappel, leur prétexte officiel est de retrouver lecteurs DVD et écrans Plasma... ils en étaient à 2 en un jour !).

Pour donner une idée du climat, Antonio Caló, métallurgiste leader du grand syndicat de gôche Confederación General del Trabajo (CGT-Alsina), a déclaré qu’il s’agissait "d’actes de vandalisme provoqués par des délinquants communs qui tentent de créer un climat de terreur, avec la claire intention politique de maintenir leur privilèges"...

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