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Nouméa, émeute : boules de pétanque contre flash-ball
(Le 4 mars 2005)

Emeute à Nouméa : neuf blessés

Deux cents personnes faisant face à une vingtaine de policiers, des jets de pierre, de boules de pétanque puis des tirs de flashball et de grenades lacrymogènes : c’est une véritable bataille rangée qui s’est déroulée vendredi soir aux portes de Nouméa. Il est environ 2 h 45 dans la nuit de vendredi à samedi lorsqu’une patrouille de la police nationale remarque une dizaine d’individus éméchés qui divaguent sur la VDO, en face de la Société Le Froid, au niveau du squat dit « Coca-Cola ». La patrouille se porte à leur hauteur et entreprend de ramener les individus vers le nakamal où est organisée une soirée privée. Et là, les choses prennent un tour violent et inattendu. La patrouille, qui découvre une puissante sono et un imposant stock d’alcool, doit faire face à une foule de 150 à 200 individus menaçants.

Quinze tirs de flashball

Barres de fer, boules de pétanque, pierres et parpaings pleuvent sur les agents, qui font appel à des renforts. La sécurité ville et une unité de la Bac (brigade anti-criminalité) arrivent sur les lieux. Soit en tout 21 représentants des forces de l’ordre, qui ont toutes les peines du monde à contenir leurs assaillants. Encerclés, atteints par des projectiles et en infériorité numérique évidente, les policiers font finalement usage, à une quinzaine de reprises, de leurs flashball. Des grenades lacrymogènes sont également tirées afin de disperser les émeutiers. L’un d’eux aura la main arrachée en tentant de renvoyer une grenade vers les policiers. Les forces de l’ordre se replient, emmenant avec elles dix personnes interpellées parmi leurs assaillants.

Neuf blessés, 25 interpellations

Le bilan de ces affrontements est éloquent. Neuf personnes ont été blessées, dont une grièvement. Six fonctionnaires de police, dont deux de la sécurité ville, ont été touchés. Samedi matin, deux pelotons de gendarmes mobiles ont été placés derrière les grilles du haut-commissariat, où s’était rendu un groupe d’individus réclamant la libération des personnes interpellées. Quelques heures auparavant, une équipe du GIPN avait procédé à l’interpellation de 15 autres personnes. Une d’entre elles était déjà sous le coup d’une condamnation ferme de deux mois, qu’elle ira purger au Camp-Est. Hier soir, six personnes ont été présentées au parquet. Deux autres ont été relâchées avec une convocation devant la justice. Les émeutiers pourraient avoir à répondre de « participation à un attroupement armé, coups et blessures volontaires sur agent de la force publique et dégradations. » --Soirée « privée » Parmi les personnes interpellées par la police figurait l’organisateur de la soirée. L’individu, qui n’aurait pas participé aux affrontements, aurait en revanche procédé à la vente d’alcool dans le nakamal. La recette de la soirée a été retrouvée sur lui. L’homme niait hier toute implication dans la vente illicite d’alcool. Il fera l’objet d’une procédure séparée. Il y a quelques mois déjà, des habitants du quartier de Montravel avaient dénoncé un épicier du quartier qui vendait, au mépris de la loi, des bières fraîches à ses clients.

Sources : Les nouvelles calédoniennes, 7 mars 2005

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