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Bologne : nouvelle enquête pour "association de malfaiteurs à finalité terroriste" contre des compagnons
(Le 20 avril 2013)

Bologne : nouvelle enquête pour "association de malfaiteurs à finalité terroriste" contre des compagnons

Dans une procédure de prolongation d’enquête préliminaire, cinq compagnons de Bologne ont récemment appris qu’ils étaient sous enquête pour "association de malfaiteurs à finalité terroriste".

D’après ce qui ressort de ce misérable morceau de papier (unique source accessible pour le moment), le dossier a été ouvert le 1er avril 2011, cinq jours avant les mesures d’incarcération préventives déclenchées par l’opération "Outlaw" contre les compagnons du local Fuoriluogo (voir ici sur cette opération), qui concernait déjà le même type de délit.

Parmi les cinq compagnons sous enquête, trois ont déjà été renvoyés en procès pour l’opération "Outlaw"*, deux mis sous enquête pour l’opération "Mangiafuoco" (opération d’août 2012, voir ici), et un perquisitionné dans le cadre de l’opération "Ardire" (opération de juin 2012, voir ici).

La prolongation de l’enquête préliminaire a été demandée par le procureur Scandellari (qui a remplacé la très chère Plazzi, dont les centres d’intérêts ont changé après l’opération "Outlaw") pour 6 mois supplémentaires à partir du 2 avril 2013. Sa motivation, "parce que jusque là les enquêtes préliminaires visant à établir les faits n’ont pas été concluants", est plutôt vague et montre les difficultés qu’ils éprouvent en permanence pour construire leurs châteaux de papiers (les enquêtes sont ouvertes depuis plus de deux ans).
On ne sait pas, et on ne peut connaître, les détails de cette nouvelle investigation, mais certaines données sont plutôt parlantes : Bologne est une ville où le parquet et la préfecture travaillent bras dessus bras dessous pour exercer une pression constante contre les compagnons, mais cette nouvelle enquête ne fait que confirmer que la quantité de dossiers ouverts ces dernières années ne vise qu’à suppléer la qualité des éléments de preuve qu’ils ont en leur possession.

En plus de montrer leur volonté tenace de continuer à mettre sous surveillance les vies de différents compagnons, en les insérant dans un cercle infini d’enquêtes... combien se font-ils de fric avec leur sale boulot ? Pour donner un exemple avec l’opération "Outlaw", de la montagne d’écoutes téléphoniques, de lieux et de mails (coût total : 260 000 euros), très peu de matière a été portée devant le tribunal.

Ils ont essayé de mille façons : prison préventive et résidence surveillée, interdictions de séjour, avis oral [qui précède un isolement pour "dangerosité sociale"]. Et maintenant, ils balancent une fois de plus un délit associatif. Ils pensent peut-être pouvoir étouffer notre désir de liberté à travers cette spirale de pressions et répressions ? Bon courage aux seigneurs des tribunaux et à leurs larbins.

* NdT : le procès contre 21 compagnons qui fréquentaient le centre de documentation anarchiste Fuorilogo (mis sous séquestre puis fermé) en avril 2011 avec l’opération "Outlaw", a commencé le 15 mars dernier. L’Etat prétend qu’avoir mené des luttes contre les centres de rétention et les prisons et lancé des initiatives avec présentation de livres et discussions, constitue une "association de malfaiteurs à finalité terroriste".

Traduit de l’italien de informa-azione, Sab, 20/04/2013 - 10:15

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