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Belfort : attaquer la ville carcérale - bis
(Le 25 juin 2013)

Belfort - Sept engins de chantier ont été incendiés en onze jours

L’Alsace.fr, 23/06/2013 à 16h27

Depuis onze jours, sept pelles mécaniques ont été incendiées à Belfort. Chefs d’entreprises, élus et services de l’État cherchent à remédier à ce phénomène.

Hier en fin de matinée, Yannick Pichon, gérant d’une entreprise de travaux publics de Saint-Dizier-l’Évêque (Territoire de Belfort) a récupéré, avec trois de ses salariés et un porte-char, sa pelle mécanique. Celle-ci a été incendiée vers 2 h 10 du matin, à proximité du domicile d’un particulier de la rue Jean-de-Lafontaine dans le quartier de la Pépinière, où l’entreprise travaillait.

Maintenant, je ne sais pas comment je finirai mes chantiers

« Ma pelle est inutilisable , relate-t-il. Le feu a été allumé dans la cabine et a détruit les circuits hydrauliques et électriques. » Il achève sa tâche avant de lâcher :

« Visiblement, ceux qui font cela ignorent les ennuis qu’ils causent. Maintenant, je ne sais pas comment je finirai mes chantiers. Je vais devoir louer une pelle. Et à quel prix ? Et surtout, avec ce que je toucherai de l’assurance, je ne pourrai pas la remplacer. Il faudra que je mette au bout pour réunir les 68 000 euros nécessaires à une pelle neuve. Dans la période de crise que nous connaissons, nous n’avons pas besoin de cela. »

Cet incendie serait presque anecdotique s’il n’avait pas été suivi de deux autres feux d’engins de chantier. Vers 2 h 35, la cabine d’une grosse pelle mécanique a brûlé dans la Zac des Champs Varteaux à Bavilliers, lieu-dit voisin des Résidences à Belfort. « Il sera difficile de la sortir de la fosse où elle se trouve » , commente un automobiliste, venu laver sa voiture dans une station proche.

Cet engin devait servir à creuser les fondations d’un bâtiment commercial. Le troisième incendie est survenu moins de dix minutes plus tard rue de Delémont aux Résidences. Il s’agit d’une petite pelle qui travaillait au remplacement de canalisations de gaz, aux pieds de trois tours.

Ces faits portent à sept le nombre d’incendies d’engins survenus en onze jours. Ils inquiètent les services de l’État dans une période où se concentre, dans la cité du Lion, une impressionnante série de chantiers liés à la restructuration du réseau de bus Optymo phase II et aux opérations de la ville de Belfort pour la réhabilitation de la place d’Armes et pour la seconde tranche de piétonnisation du faubourg de France.

« Nous ne comprenons pas pourquoi ces engins sont incendiés , note Alain Letailleur, un cadre du syndicat mixte des transports en commun, au pôle prospective, mobilité et transport. La question a été soulevée, mardi par les conducteurs de travaux, à une réunion de chantier. Les solutions ne sont pas faciles à trouver. »

Yannick Pichon complète : « Il est trop coûteux et trop compliqués de mobiliser un porte-char chaque jour ou chaque fin de semaine pour ramener nos engins sur notre site. »

Cette évidence contraint les entreprises à satisfaire des consignes de sécurité. Elles leur ont été précisées à une réunion à la préfecture, organisée après les quatre premiers feux d’engins de chantier.

« Il a été demandé aux entreprises d’enfermer les engins derrières des grilles de chantier , explique Maurice Schwartz, adjoint au maire de Belfort, en charge notamment de la sécurité. Et surtout de ne pas les regrouper aux mêmes endroits. »

Ces consignes sont d’ailleurs respectées pour la quinzaine d’engins stationnés au centre-ville. Dans le même temps, la police a renforcé ses patrouilles. Mais dans la nuit de vendredi à samedi, elle était débordée par la fête de musique, avec divers incidents et une série d’incendies de poubelles, survenus quelques minutes avant ceux des pelles mécaniques.

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