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Santiago (Chili) : sabotages solidaires de distributeurs de billets
(Le 20 juillet 2013)

Traduit de l’espagnol de vivalaanarquia, 20 July 2013

Diffusant nos sourires rageurs, nous continuons à nous moquer du pouvoir.

La nuit du 14 juillet, nous nous sommes dirigés vers plusieurs temples de l’argent, "nous avons hurlé à la lune" [sic] et marché avec nos vêtements noirs devant un commissariat, et sans hésitation, nous avons mené à bien notre action. Nous avons mis hors service 8 distributeurs de billets sur l’avenue Florida, y compris ceux d’une banque BCI, en solidarité avec Hans Niemeyer, condamné à près de 6 années de prison pour violation de la loi sur le contrôle des armes et atteinte à la propriété.

Nous aurions pu faire sauter une banque, brûler des bus ou attaquer "des symboles carcéraux", mais nous avons choisi de saboter plusieurs circuits avec de l’acide, le même qui a été utilisé pour brûler des policiers dans les manifestations. Pourquoi ne pas utiliser d’explosif ? Nous ne limitons pas notre imagination à la pyrotechnie ni ne fétichisons la poudre, parce que nous savons que la guerre sociale est multiforme et nous souhaitons que les coups soient les plus simples possibles, en nous aventurant à expérimenter de nouveaux éléments facilement trouvables, afin qu’ils soient contagieux et reproductibles.

Force à tous les prisonniers en lutte avec la prison, et particulièrement au cagoulé Nicolás Toro, à Ilse Jofré, et aussi à la cagoulée en fuite attaquée dans les médias (1), sans jamais oublier le compagnon Diego Ríos.

Nous avons lu un jour "il n’y a pas de forme de lutte supérieure à une autre. La révolte a besoin de tout, de journaux et de livres, d’armes, d’explosions, de réflexions et de blasphèmes, de poison, de poignards et d’incendies. La question est de savoir comment les mélanger".

Honneur à Claudia LOpez, Jhonny Cariqueo et Mauricio Morales !
Compagnons enfermés en prison, le combat et l’action directe ne vous oublient pas !
Hans Niemeyer, hier nous avons pleuré avec toi, demain nous rirons avec toi !

Nous assumerons cette guerre jusqu’à la mort.

Bande libre de colibris Eduardo Carouy

Ndt :
1. Le 13 juin, lors d’une manif étudiante, un groupe de jeunes cagoulés balançait des molotovs sur les keufs. Une unité en planque de la DIPOLCAR filmait le tout, jusqu’au moment où les jeunes se sont changés à nouveau. Les médias se lâchèrent contre la "blonde cagoulée" à l’aide des images de la police. Io Javiera Giuria Muño, une lycéenne de 18 ans, en fuite, a été arrêtée le 19 juillet et accusée de "port et transport de bombe ou artefact incendiaire". Le juge demandait la préventive, mais elle a finalement été libérée contre une caution de 500 000 pesos.

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