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Santiago (Chili) : curé, grave-toi ça dans le crâne !
(Le 27 juillet 2013)

Chili : dégradations dans une cathédrale

AFP, 26/07/2013 à 22:33

Le gouvernement chilien et des dignitaires de l’Eglise catholique ont condamné aujourd’hui les dégradations commises la veille dans la cathédrale de Santiago par une centaine de manifestants favorables à la dépénalisation de l’avortement. La manifestation, qui a mobilisé quelque 7.000 personnes selon ses organisateurs, s’était déroulée sans heurts en fin de journée dans le centre-ville de la capitale. Mais une centaine de militants ont ensuite fait irruption en criant dans la cathédrale où se déroulait une messe, puis ont gravé des slogans en faveur de l’avortement dans la pierre des murs intérieurs. La police n’a pu interpeller que deux d’entre eux.

"Je souhaite exprimer notre rejet le plus absolu de ce type d’actes", a réagi le président Sebastian Piñera. Le gouvernement "va continuer à appliquer toute la force de la loi contre ces délinquants", a-t-il ajouté. De son côté, l’Eglise chilienne a vivement protesté contre "ces actes particulièrement graves" par la voix de l’archevêque de Santiago Ricardo Ezzati, qui célébrait l’office interrompu la veille. Ce dernier a fustigé "l’intolérance" des auteurs de ces actes qui ont "porté atteinte à la liberté de religion et de culte" et précisé que la cathédrale serait fermée pendant cinq jours, le temps de réparer les dommages subis. L’archevêché et la mairie de Santiago ont annoncé séparément avoir porté plainte contre les auteurs de ces dégradations...


Santiago, Chili : résumé de la manif pour la dépénalisation de l’avortement

contrainfo, July 26th, 2013

Le 25 juillet a eu lieu à Santiago une manif pour la dépénalisation de l’avortement, étant donné que le Chili est l’un des pays dans le monde qui pénalise l’avortement dans n’importe quel cas. Il en résulte que des femmes sont en taule pour avoir avorté et que d’autres meurent en avortant clandestinement.

La manif était convoquée à 19h sur la Place Italie mais l’intendance Métropolitaine a décidé à 18h de retirer l’autorisation qu’elle avait donné pour le parcours sur l’Alameda nord jusqu’au Paseo Bulnes. Pour cette raison les flics ont pas mal emmerdé les manifestants qui marchaient sur les deux voies de l’Alameda nord, poussant et menaçant certains tout au long du parcours. La police a finalement fait un barrage au niveau de Paseo Ahumada, à deux pas du Palais de la Monnaie. La manif s’est donc momentanément arrêtée à cet endroit, et à un moment donné les flics ont commencé à pousser violemment les manifestant-e-s qui bloquaient la circulation criant des slogans pro-avortement mélangés à des slogans anti-flics, ainsi que des slogans qui appelaient à continuer d’avancer sur l’Alameda (artère principale du centre de Santiago).

Après une dernière poussée des flics toutes les personnes ont compris que ça ne servait à rien de rester vu le peu de motivation à faire face aux flics, et la manif a continué son chemin sur le Paseo Ahumada (où elle a croisé les évangélistes qui comme chaque soir faisaient leur sketch en pleine rue), en direction de la Cathédrale de Santiago, sur la Plaza de Armas. En arrivant sur la place de façon spontanée les manifestant-e-s se sont dirigées à l’intérieur de la Cathédrale, où une messe était en cours. La foule a essayé de couvrir le micro des religieux en sifflant et criant des slogans (parmi lesquels « sortez vos rosaires de nos ovaires »). Des slogans ont aussi été écrits à l’intérieur de la Cathédrale et des bancs en bois ont été jetés par terre, certains bancs ont même été sortis de la cathédrale et balancés sur le parvis. À ce moment là les flics ont commencé à charger sur le parvis, utilisant les canons à eau et arrêtant quelques personnes (on ne sait pas le chiffre exact, mais c’est moins d’une dizaine). Pendant ce temps les personnes qui sortaient de la Cathédrale essayaient de se mettre à l’abri dans les rues autour vu que la place commençait à se remplir de flics en moto, avec quelques canons à eau, zorillos (blindés qui lancent les lacrymos) et paniers à salade.

Ainsi se terminaient ces petits affrontements pour la libération de nos ventres, chacun-e- rentrant chez soi content-e-s d’avoir au moins pu perturber la messe, comme une petite attaque aux religions réactionnaires.

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Contre la capitalisation de nos ventres, autonomie de nos corps et feu au patriarcat.

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