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Toulouse : l’"irrépressible besoin de détruire" les vélos Decaux
(Le 10 août 2013)

L’explosion du vandalisme des VélôToulouse

Dépêche du Midi, 10/08/2013 à 10:23

Paradoxe à la toulousaine : l’utilisation des VélôToulouse n’a jamais été aussi intense, mais les dégradations subies par les vélos de la ville ne cessent pourtant d’augmenter

De 12 000 en 2011, le nombre des rotations des VélôToulouse est passé à 19 000 en 2012. Ces près de 60 % de hausse de l’usage des bicyclettes pourpres concrétise l’amélioration de la qualité du service : accessibles de nuit, depuis la fin 2011, les VélôToulouse sont aussi devenus plus souples à utiliser depuis que leurs abonnements sont intégrés sur la même carte Pastel que ceux de Tisseo, des TER et des bus du conseil général.

Mais en dépit de ce succès auprès d’usagers de plus en plus nombreux à les intégrer dans leurs stratégies de déplacements, les VélôToulouse continuent de susciter une inexplicable hostilité. L’année dernière 1 668 ont été volés. Et dans les stations 344 bornettes ont été dégradées de manière plus ou moins gratuite. En 2010, le nombre de vélos volés n’était que de 685. Soit une hausse de 140 % en deux ans. Le bon taux de 69 % de vélos retrouvé sur les deux périodes n’est qu’une piètre consolation. « Car rien n’explique ces vols et ces dégradations gratuits pratiqués dans tous les quartiers. D’autant plus que personne ne songe à les revendiquer même pas par des lettres anonymes. Quand vous voyez quelqu’un arriver en plein midi à la station de Compans Caffarelli, crever tous les vélos avec un couteau et tenter de repartir comme si de rien n’était, vous ne comprenez pas », s’interroge Bernard Marquié l’adjoint en charge du dossier au Capitole. À défaut de comprendre les motivations de ce vandalisme gratuit, la mairie a choisi de sévir. Les agents de la police municipale et nationale sont désormais formés à repérer les vélos volés qui circulent en ville. Des voleurs de bicyclettes sont régulièrement condamnés devant le tribunal correctionnel. Mais leur exemple ne suffit pas à enrayer le phénomène considéré par la société Decaux gestionnaire des VélôToulouse comme une spécificité toulousaine.

En dépit de ce hiatus entre engouement pour les vélos, et irrépressible besoin de les détruire, 30 nouvelles stations ouvriront d’ici la fin de l’année. De nouveaux parkings à vélos viennent d’être créés à la gare Matabiau, dans le parking du Capitole ou à la station de métro Basso-Cambo, et la mise en service de véhicules supplémentaires doit permettre de mieux rapprovisionner en bicyclettes les stations les plus éloignées...

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