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Paris : fais-toi plaiz, c’est Decaux et la mairie qui régalent !
(Le 14 août 2013)

Vague de vandalisme sur Vélib’ dans le Nord-Est parisien

Un blog du Monde, 14 août 2013

Depuis sa mise en place en 2007 par la mairie de Paris et le groupe spécialisé dans la publicité urbaine JCDecaux, le service de location de vélos Vélib’ est à la fois un succès populaire et un cauchemar. Avec ses 250 000 abonnés annuels et ses milliers d’utilisateurs occasionnels, Vélib’ est une réussite, dont témoigne la mise en place de services similaires dans de nombreuses villes de France, à Londres ou à New York.

Le cauchemar : l’an dernier, comme chaque année, 9 000 vélos, sur un parc de 20 000, ont été volés ou dégradés, soit près d’un sur deux, explique la mairie de Paris sur son blog. Depuis son lancement, c’est près de trois fois le parc de vélos qui a été volé ou vandalisé. Dès 2009, soit deux ans après la mise en place du service, 18 000 vélos avaient été détériorés et 8 000 volés. A cette date, chacun des 20 000 Vélib’ parisiens avait déjà été remplacé au moins une fois, expliquait à l’époque JCDecaux au Figaro.

A 600 euros le Vélib’ neuf, cette fâcheuse "tradition" a un coût pour le contribuable parisien. La mairie de Paris s’est, en effet, "engagée avec JCDecaux à prendre en charge les frais au-delà de 5 % de dégradation ou de disparition du parc de Vélib’", rapporte Libération, qui publie un long article sur le sujet. Coût pour le contribuable : 400 euros par vélo perdu. Le phénomène se concentre aujourd’hui essentiellement dans le Nord-Est parisien. Sur une zone couvrant les 18e, 19e, 20e arrondissements de Paris, Pantin, Aubervilliers et Bagnolet, une cinquantaine de stations sont concernées chaque jour, précise Libé, raison pour laquelle une vingtaine d’entre elles ont tout bonnement été fermées "jusqu’à nouvel ordre".

Face au mécontentement des usagers, l’Hôtel de Ville a décidé de communiquer sur ce sujet. Sur le blog de la mairie, Stéphane Thiébaut, chef de la division des déplacements en libre-service (Vélib’ et Autolib’), revient sur l’histoire mouvementée entre Vélib’ et ses vandales :
"Peu après son lancement, Vélib’ a malheureusement été confronté au vol et au vandalisme. Ce phénomène a surpris par son ampleur On distingue trois vagues : 1. La première entre 2007 et 2009 comprenant du vol adossé à des actes relevant de l’extrême négligence jusqu’à la dégradation volontaire du matériel. Le point culminant a été l’année 2009 avec 11 800 vélos volés ou vandalisés. À l’époque, le phénomène était généralisé sur le territoire Vélib’.
2. La seconde période couvre les années 2010 et 2011 avec une nette amélioration de la situation. Les usagers l’ont d’ailleurs constatée sur le blog.
3. Enfin, les années 2012 et 2013 marquent le retour à un très haut niveau du vol et du vandalisme. Mais contrairement aux années antérieures, le phénomène est très concentré sur le Nord-Est Parisien et les communes avoisinantes (une cinquantaine de stations sont concernées au quotidien)
."

La plupart des auteurs de dégradations ou de vols sont des mineurs (dans Libé, le maire d’Aubervilliers évoque un "rite initiatique"), ce qui complique la réponse des autorités. "Une convention entre le parquet de Paris et la préfecture de police a cependant été mise en place pour contraindre les mineurs pris sur le fait à des travaux d’intérêt général : un passage de quarante-huit heures dans les ateliers de réparation de JCDecaux est prévu", explique Libé.

Dans d’autres villes de France, la vague de dégradations qui a suivi la mise en route du service s’est rapidement tassée, précise le quotidien. "Seule Toulouse, considérée comme ’la capitale de la casse’ avec 75 % de son parc cycliste malmené chaque année, semble rivaliser avec Paris", souligne Libé.

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