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Paris : dispositif spécial de protection des locaux du PS
(Le 24 août 2013)

Les permanences du PS sous surveillance policière

Le Parisien, 24 août 2013

C’était mercredi en début de matinée. Les responsables des sections du Parti socialiste des IIIe, Xe, XVIIIe et XXe arrondissements découvraient les uns après les autres que leurs permanences respectives avaient été vandalisées dans la nuit. Elles ont toutes été taguées à la peinture bleue du A des anarchistes. Avec, en plus, l’inscription « expulseurs de sans-papiers » en guise de légende sur le local du Xe arrondissement.

Ces dégradations sont intervenues après une longue série d’actes de vandalisme débutée il y a plusieurs mois. En mai, en plein débat sur le mariage pour tous, plusieurs sites du parti politique avaient été déjà fracturés, caillassés ou souillés dans les Ve et XXe arrondissements. En juillet, les permanences des IIe, IVe et XIIe arrondissements avaient à leur tour été prises pour cibles.

Un dispositif « gourmand en effectifs » réagit un fonctionnaire

Même si les dégâts matériels dans les nouvelles permanences visées cette semaine restent très limités, ces actes sont pris très au sérieux par la préfecture de police. Dès mercredi après-midi, elle a mis en place un plan de surveillance spécifique des locaux du PS dans la capitale. Dans une note de service de la DSPAP (direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne) que nous nous sommes procurée, la hiérarchie invite les policiers à « redoubler » de vigilance et détaille le dispositif.

Concrètement, chaque district de police (il en existe trois dans la capitale) mobilisera deux véhicules de patrouille pour la surveillance des permanences. Les effectifs de terrains sont par ailleurs invités, en plus de leurs missions générales, à effectuer des rondes « très fréquentes » devant les sites à risque et leurs abords.

« C’est un dispositif lourd, gourmand en effectifs qui va se faire au détriment d’autres missions », réagissait hier un policier sous couvert d’anonymat. « C’est une spécificité très parisienne. Il y a un empilement de plans de surveillance qui finit par peser sur les effectifs », confirme Loïc Lecouplier, secrétaire général adjoint du syndicat policier Alliance, en rappelant que 30% des fonctionnaires parisiens sont en congé annuel.

« La mise en place d’un service policier autour de locaux politiques vandalisés est tout à fait normale », corrige Philippe Goujon. « Ce n’était que des tags... Mais sur le fond, ces actes sont très graves. Ils portent atteintes à la démocratie », rappelle le patron de la fédération UMP de Paris qui a fait part de sa solidarité à ses homologues socialistes dans un communiqué. Comme c’est toujours le cas quand des dégradations sont constatées, le PS a porté plainte après ces nouveaux actes de vandalisme.

Les auteurs des graffitis n’ont pour l’instant pas été identifiés.

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