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Chalais (Charente) : détruire les miettes de la paix sociale
(Le 24 septembre 2013)

Vandalisme à répétition au centre social de Chalais

Charente-Libre, 24 septembre à 06h00

Le centre social de Chalais a subi des dégradations au cours du week-end. Ce n’est pas la première fois. Des voitures et le collège ont également été touchés.

Pour la troisième fois en une semaine, les locaux du point info jeunesse (PIJ) du centre socioculturel de Chalais ont été vandalisés. Les auteurs n’ont pas hésité à défoncer un mur pour pénétrer à l’intérieur. Ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère mais avec un extincteur pour faire un trou dans un mur en briques de plâtre. Les faits se sont déroulés entre vendredi soir (lorsqu’Anthony Ballet, le directeur a quitté les lieux) et lundi matin, à l’ouverture des locaux.

Rien n’a été volé à l’intérieur, mais des robinets ont été cassés, des cloisons transpercées... Il est vrai qu’il ne restait plus grand-chose puisque depuis une précédente effraction dans la nuit de mercredi à jeudi, une partie des équipements avait été retirée. "Même lors de la première effraction, ils avaient défoncé la cloison d’un WC, mais ils n’avaient rien emporté" constate Anthony Ballet qui déposera plainte ce matin à la gendarmerie.

Personne n’a rien entendu

Au cours du même week-end, d’autres dégradations ont été constatées sur une voiture, chez un particulier qui devait se trouver sur le passage des auteurs des faits, mais aussi collège Théodore-Rancy qui se trouve à l’autre bout de la commune. Là, plusieurs fenêtres à double vitrage du foyer ont été détruites.

Le directeur du centre social ne sait plus quoi faire pour faire face à ces dégradations. "Nous n’allons tout de même pas engager un service de sécurité avec des maîtres-chiens", dit-il. Il s’étonne au passage que personne n’ait rien entendu. De plus, ces locaux qui appartiennent à la municipalité, sont en cours de réaménagement pour accueillir l’espace jeunes, l’accueil des familles, le chantier d’insertion ou encore des locaux administratifs. "Nous avons obtenu des aides financières limitées. On ne peut pas se permettre de tout refaire comme cela, s’inquiète le directeur. Ni non plus refaire des cloisons pour qu’elles soient abattues dans la semaine."

Jean-Claude Maury, le maire, n’a pu que constater les dégâts. "Cela arrive trop souvent. Mais nous sommes dans un pic inquiétant. Face à ce type de situation, nous sommes un peu désarmés." Désormais, les assurances vont devoir prendre le relais.

Le centre social va tenter de sécuriser les lieux au mieux. "Ce que nous avions fait après la première effraction. Mais là, ils sont passés par-derrière." Et dans l’attente, l’association tentera de maintenir malgré tout ses activités dans ses autres locaux.

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