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Metz : coup de couteau pour le vice-président du tribunal
(Le 5 juin 2007)

Emotion à Metz après l’agression d’un magistrat au tribunal

mardi 5 juin 2007 18h14

Un magistrat du tribunal de grande instance de Metz a été poignardé mardi matin alors qu’il présidait l’audience du tribunal pour enfants. C’est la mère d’un mineur qui l’a frappé par trois fois au ventre. Jacques Noris a été opéré mais ses jours ne seraient pas en danger. Quelque 200 magistrats, avocats et personnels judiciaires se sont rassemblés l’après-midi sur le parvis du Palais de justice de Metz pour dire leur émotion.

Le vice-président du tribunal de Metz, président du tribunal pour enfants, a été agressé à l’arme blanche, mardi matin, alors qu’il présidait une audience d’assistance éducative dans son cabinet. Joël Guitton, procureur de la République de Metz, a indiqué que "la victime, âgée de 62 ans, a été atteinte à l’abdomen malgré l’interposition d’un avocat". Frappée de plusieurs coups de couteau, Jacques Noris a été évacué vers l’hôpital Bon secours où il a été opéré. Il se trouve dans un état stationnaire mais ses jours ne seraient pas en danger.

Selon la préfecture, la mère du mineur dont le cas était examiné lors de l’audience l’a agressé avec un couteau qu’elle portait sur elle lorsque le placement de son fils en foyer éducatif a été confirmé par le magistrat. Cette femme, âgée de 35 ans, a été interpellée par la police et placée en garde à vue. Une enquête est ouverte en flagrance pour tentative de meurtre avec préméditation sur la personne d’un magistrat dans l’exercice de ses fonctions. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

L’agression a provoqué une vive émotion dans la magistrature. Quelque 200 magistrats, avocats et personnels judiciaires se sont rassemblés mardi après-midi sur le parvis du Palais de justice de Metz. L’Union syndicale de la magistrature a exprimé sa "consternation" et sa "révolte" et réclamé des mesures immédiates, faute de quoi il menace d’appeler les magistrats à cesser le travail. Les syndicats soulignent qu’il ne s’agit que de la suite d’une série d’affaires similaires. Ils mentionnent l’agression subie le 31 mai 2007 par une juge des enfants du tribunal de Montargis (Loiret), molestée et insultée dans son bureau, ou encore l’agression d’une greffière du tribunal de Rouen, brûlée vive dans son bureau en septembre 2005. Pour les syndicats de magistrats, cette situation est révélatrice de la misère de la justice française, qui avec un budget de 6,271 milliards d’euros pour 2007 (2,34% du budget de l’Etat), est à un des plus bas niveaux de l’Europe des 27.

Rachida Dati a aussitôt demandé un état des lieux sur la sécurité du TGI de Metz et sur l’ensemble des juridictions. La ministre de la Justice, Rachida Dati, a fait part de son émotion et s’est rendue sur place dans l’après-midi. Le garde des Sceaux devrait faire prochainement des propositions pour améliorer les conditions de sécurité dans les tribunaux. Le président Nicolas Sarkozy a lui exprimé dans un communiqué "son profond soutien" à la victime. "Le président de la République qui est tenu strictement informé de l’évolution de l’état de santé de M. Jacques Noris, s’élève contre cet acte inqualifiable", écrit-il. Le Premier ministre, François Fillon, a fait part dans un communiqué "de sa volonté de tout faire pour améliorer les conditions de sécurité dans les tribunaux, afin d’éviter qu’un tel drame ne se renouvelle".

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