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Saint-Michel-sur-Orge : Un policier blessé par balle
(Le 19 juin 2007)

Saint-Michel-sur-Orge

Un policier blessé par balle

mardi 19 juin 2007 | Le Parisien

Il devait être opéré hier après-midi. Dimanche soir, un policier de la brigade anticriminalité (BAC) de Palaiseau a frôlé le drame. Peu après 22 heures, cet homme de 33 ans a été blessé au visage par un tir de fusil de chasse.

Un plomb s’est niché juste sous l’oeil gauche sans mettre pour autant ses jours en danger. Peu après 21 h 30, la situation dégénère, à la limite entre le quartier des Genêts et celui de la Fontaine-de-l’Orme, à Saint-Michel-sur-Orge. Premier acte, un homme essaye de cambrioler une voiture, rue Saint-Saëns. Très vite, des policiers débarquent. En fait de cambriolage, ils tombent sur de véritables dégradations. Les hommes de la BAC interpellent l’auteur présumé, un adolescent de 17 ans. Quelques minutes plus tard, un second équipage met la main sur l’extincteur qui aurait servi à fracturer le véhicule. A un jet de pierre de là, d’autres policiers décident de contrôler un passant. Il a 21 ans et ne s’en laisse pas compter. Du classique : insultes, rébellion, tension, arrestation. Ce qui aurait pu n’être qu’une interpellation délicate vire quasiment à l’émeute. Une trentaine de personnes, surgies de nulle part, font face aux forces de l’ordre. La scène qui s’ensuit a été mille fois vécue. Les « jeunes du quartier » insultent les policiers et entament un caillassage en règle. De l’autre côté, on sort gaz lacrymogène et flash-ball. Finalement les assaillants commencent à refluer. Une phrase lancée par l’un d’eux prendra peu après une tout autre dimension : « On va revenir avec des armes et on va tirer au calibre 12. » Les minutes passent tandis que la sécurisation du quartier progresse. Soudain, deux détonations claquent, rue Arthur-Rimbaud. Un homme de la BAC s’écroule. Des plombs l’ont atteint, très probablement par ricochet, à la jambe et, en passant sous le casque, au visage. A quelque trente mètres de là, ses collègues ramassent une cartouche de fusil de chasse percutée.

« De plus en plus d’opérations se soldent par des tirs d’armes à feu »

Ces échauffourées ont immédiatement soulevé un vent de colère. « On constate que de plus en plus d’opérations se soldent par des tirs d’armes à feu contre la police, analyse, calmement mais avec un brin d’inquiétude, un gradé. On a eu Brunoy, Etampes, Draveil ces derniers mois. En novembre, à la Grande-Borne, un homme a fait mine d’armer à deux reprises un fusil à pompe en direction d’un commissaire. Ce phénomène extrêmement préoccupant s’intensifie dangereusement. »

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