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Brèves grecques de janvier à mars 2008

(10 mai 2008)

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Brèves grecques de janvier à mars 2008

1er janvier 2008, Athènes - « L’attaque contre la Banque Geniki [incendie 20 minutes après minuit, ndlr] le 1/1/2008 était une action de solidarité avec les combattants incarcérés. Tandis qu’au centre-ville sont organisées les “célébrations” du nouvel an, nous voulons montrer en attaquant que la flamme de la négation ne cessera pas de brûler cette nouvelle année comme les précédentes, en dépit de tous les plans répressifs. Liberté pour Kontorevithakis et Tsourapas. »

5 janvier, Athènes - Incendie contre les bureaux de Nea Demokratia (le parti au gouvernement) à Petralona en solidarité avec Marios Tsourapas, Chrisostomos Kontorevithakis, Vagelis Botzatzis et tous les prisonniers de l’Etat. Revendiqué par Les Brigades anarchiste enragées.

8 janvier, Nicosia - Des détenus (iraniens et afghans) incendient les toilettes de la prison avec leurs vêtements, des draps et un spray insecticide. La police a réussi à éteindre le feu avant qu’il ne se propage.

10 janvier, Athènes - Des inconnus volent le drapeau grec sur l’immeuble du colonel retraité G. Papadopoulos (ex-chef de la junte militaire, 1967- 1974), signant du tag Brigade des 714 prolétaires. Remis en place par des paramilitaires, il est aussitôt redérobé. 11 janvier, Athènes - La voiture du célèbre reporter de la télé Panos Sombolos est attaquée à coups de pierres et endommagée.

15 janvier, partout - Des stations de radio ont été occupées à Athènes, Thessalonique, Heraklion, Chania, Larissa, Lamia, Kozani, Mytilini en solidarité avec les prisonniers. Des communiqués ont été lus à propos du rôle social des prisons et la situation de certains compagnons.

13 janvier, Athènes - Incendie d’un véhicule de la société 3K Techniki, qui participe à la construction des prisons, à Patissia. Revendiqué en solidarité avec Vaggelis Botzatzis et les trois fugitifs du même cas. En même temps, les Cellules Autonomes ont revendiqué l’attaque contre la brigade de police anti-émeute avec un vélo enfl ammé, en solidarité avec l’anarchiste Nikos Kountardas. 17 janvier, Athènes - Deux engins placés à côté du concessionnaire Suzuki à Peristeri. L’un d’eux a causé des dégâts et l’autre retrouvé intact.

17 janvier, Athènes - Deux ans après le braquage de banque de Giannis Dimitrakis, trois banques (la Piraeus, Ethniki et Attiki) et un distributeur de billets ont été attaqués simultanément à midi. Un billet laissé sur place disait : « Nous n’oublions pas, nous n’oublierons pas. Solidarité avec G. Dimitrakis, incarcéré pour le braquage de la Banque Ethniki de la rue Solonos le 16 janvier 2006. Solidarité avec les trois compagnons en fuite. Feu aux banques ».

19 janvier, Athènes - Le véhicule privé du consul honoraire du Chili à Athènes est incendié dans le quartier de Halandri, en solidarité avec les Mapuche. Revendiqué par Solidarité combattante (Mahitiki Allileggyi).

19 janvier, Athènes - Une agence de l’Eurobank est totalement incendiée avec des Molotov dans le quartier de Petralona. « Les Cellules de la Solidarité Incendiaire (Pirines Empristikis Allileggyis) revendiquent leur responsabilité dans l’incendie de l’Eurobank rue Trion Ierarhon à Petralona samedi 19 janvier, en solidarité avec l’anarchiste emprisonné Vaggelis Botzatzis, accusé de trois attaques incendiaires contre des cibles gouvernementales- économiques, et avec les trois fugitifs de la même affaire (...) ».

21 janvier, Athènes & Thessalonique
- 11 attaques simultanées entre minuit 51 et 1h18 contre des concessionnaires de luxe et des banques dans les deux villes. « La nuit dernière, série d’attaques incendiaires contre des concessionnaires de voitures de luxe à Halandri, Kifi ssia et Argiroupoli, contre des agences bancaires à Nea fi ladelfi a, Dafni, Egaleo, Ano Patisia, Dafni et 117, rue Martiou à Thessalonique, contre les voitures de PCC (compagnie d’électricité) à Athènes et Thessalonique, le tout mené par la Conspiration des Cellules du Feu d’Athènes et Thessalonique. Nous avons choisi de frapper des agences bancaires parce qu’elles constituent des symbolesinstruments de l’exploitation et de l’empire économique. De plus, les banques sont les entreprises modernes qui vendent du rêve à crédit aux consommateurs qui enjolivent ainsi volontairement leur misère et leur esclavage économique. Nous avons attaqué PCC en réponse aux douzaines de travailleurs morts dans ses ateliers-prison par manque de mesures de sécurité et des effets mortels (cancers) apparus autour de ses usines électriques. Nous avons incendié des concesionnaires de voitures de luxe qui constituent les symboles prestigieux de l’autorité à l’intérieur de la frénésie fétichiste de marchandises qui a saisi les métropoles. Nous ne respectons pas les rêves des citoyens légalistes d’avoir une voiture rapide face au lent suicide du style de vie moderne. Le caractère révolutionnaire d’un incendie de cibles économiques-capitalistes n’est pas dans destruction physique mais aussi dans l’illégalité de l’action en soi. Et dans la décision d’attaquer. Dans cette situation, il y a aussi des pertes. A ce propos, nous dédions les attaques de la nuit dernière à Thessalonique et Athènes à l’anarchiste incarcéré V. Botzatzis, accusé de trois attaques incendiaires, ainsi qu’aux trois compagnons fugitifs accusés dans la même affaire, et qui ont préféré s’échapper que de se rendre. Nous n’oublions aucun compagnon incarcéré. Nous reviendrons. Conspiration des cellules du Feu Athènes-Thessalonique ».

23 janvier, Thessalonique - Les Cellules anarchistes/anti-autoritaires ont brisé les fenêtres, jeté des pierres et de la peinture rouge contre deux sièges de Nea Demokratia (au pouvoir) à Ano Poli et Triandria, en solidarité avec V. Botzatzis.

23 janvier, Thessalonique - Une explosion à la bonbonne de gaz détruit l’entrée de la mairie de Triandria. Revendiqué par le Réseau de réappropriation de la nuit.

25 janvier, Athènes - Attaque aux Molotov contre le commissariat de Pefki. Quatre voitures de patrouille, deux en civil et une moto, toutes garées devant, sont détruites. Une seconde attaque se produit en soirée contre le quartier de la police anti-émeute à Exarcheia. La première attaque est revendiquée par les Cercles de perturbation de la paix sociale (Kikli Diasalefsis tis Koinonikis Irinis), et fait aussi bien référence aux viols et à la prostitution dans les commissariats qu’aux opérations policières avec les fascistes, aux menaces contre les compagnons d’Heraklion en Crète qu’aux révoltes dans les prisons et aux anarchistes incarcérés.

29 janvier, Athènes - Le transfo de caméras de video-surveillance est saboté en plein jour. Trois arrêtés vite relâchés.

29 janvier, Thessalonique - Explosion dans une filiale de la Banque Postale grecque rue Tsimiski. Le communiqué de la Fondation Gilles [sic] Bonnot précise qu’elle est dédiée « au braqueur anonyme retrouvé mort devant la Banque Postale dans le square Attiki, Athènes, abattu par les propriétaires et les flics ».

30 janvier, Heraklion - Le commissariat est attaqué avec des bombes de peinture lors d’une manifestation de 250 personnes organisée par les anarchistes contre le kidnapping avec menaces d’un compagnon par des flics en civil.

30 janvier, Athènes - Attaque de la Banque Ethniki à coups de marteau, pierres et peinture à Gizi. 14 arrêtés puis relâchés.

1 février, Athènes - Un groupe masqué attaque le Ministère de l’Agriculture avec des marteaux et des bombes de peinture. Des flyers et des slogans sont laissés contre le 4e Sommet des Biotechnologies d’Athènes les 2-3 février.

2 février, Athènes - Un groupe de 20 personnes brise les vitres du centre médical de la police et y jette des bombes de peinture. Trois voitures de sécurité sont aussi endommagées.

2 février, Athènes - Contre-manifestation de 600 personnes en réponse à celle organisée par le parti néo-nazi Chrissi Avgi. Nombreux affrontements dans la ville avant le départ officiel du rassemblement fasciste à 19h. Finalement interdit, les fafs se retirent. Jusqu’à 10h du soir, plusieurs affrontements entre de grands groupes de contre-manifestants et les keufs.

3 février, Thessalonique - Deux Molotov sont lancés contre une église à Ano Poli.

5 février, Lamia - Bagarre avec des fascistes et nationalistes à l’Institut Technique. Ils sont défoncés et abandonnés par terre, laissés au réconfort des vigiles accourus un peu tard.

5 février, Athènes - Un groupe d’une vingtaine de personnes envahit la librairie d’extrême-droite du frère d’Adonis Georgiadis (ministre néo-fasciste), brisant des vitres avec des pierres et des barres, jetant les livres dans la rue et de la peinture sur les murs.

10 février, Athènes - La Cellule d’Anarchistes désobéissants d’Action antiautoritaire revendique l’attaque contre le complexe scolaire d’Holargos le 26 janvier et une jeap de luxe ce même jour.

11 février, Athènes - Vers 10h du soir, les bureaux de l’OAED (équivalent de l’ANPE) sont totalement détruits, ravagés par les flammes de plusieurs molotov balancés dedans, malgré l’intervention de 10 véhicules des pompiers.

12 février, Athènes - Vers minuit, un groupe de 10 personnes brise les vitres de la compagnie d’assurance Interamerican et y balance des molotovs. Revendiqué par la Brigade Anarchiste Giannis Tamtakos [anarchiste décédé à 100 ans le 4 janvier 2008, actif dans le mouvement ouvrier, et notamment à Thessalonique en mai 1936, ce qui lui a valu exil et prison] qui précise notamment : « Cette attaque contre l’OAED le 11 février rue Kallirois et contre les bureaux de l’Interamericain le 12 février à Alimos est notre contribution au dialogue sur la réforme du système de retraites ».

13 février, partout - Nouvelle journée de grève générale contre la réforme du système de retraites. A Athènes, nombreuses attaques/harcèlements pour obliger des boutiques à fermer. A Mouseio, attaque contre les antiémeutes, deux véhicules de police incendiés et du matériel leur appartenant exproprié. Un flic tire une dizaine de fois contre les manifestants sans les toucher. Lors de la manif, les attaques policières contre le bloc anarchiste/ anti-autoritaire sont repoussées. A Thessalonique, de nombreuses caméras de vidéo-surveillance de banques et magasins sont détruites. Plusieurs vitrines sautent (sex-shop, magasin de fourrures, Zara) et des magasins sont obligés de fermer.

14 février, Thessalonique - Une attaque au gaz provoque des dégâts contre la Banque Emporiki dans la nuit.

16 février, Chania (Crète) - Explosion de la voiture du chef de la police, garée devant sa maison à Neo Chora.

19 février, Thessalonique - Une annexe du ministère de l’Emploi est endommagée par trois engins à base de bonbonnes de gaz.

19 février, Thessalonique - Une action au grand jour avec 50 personnes détruit une caméra de vidéo-surveillance du Tribunal Administratif.

20 février, Athènes - Les bureaux de l’ex-ministre de la Justice, Anastassis Papaligouras, sont incendiés dans l’aprèsmidi avec des bonbonnes de gaz.

21 février, Athènes-Thessalonique
- La Conspiration des Cellules du Feu Thessalonique-Athènes revendiquent de nombreuses attaques incendiaires de la veille : celle de jour contre les bureaux de Papaligouras à Athènes le 20/02, et de nuit contre la Banque Emporiki le 14/ 02 et le ministère de l’Emploi le 19/02 à Thessalonique, plus à Athènes la veille 10 banques (Proton bank dans le centre d’Athènes, City Bank à Petroupoli, Millenium Bank à Gerakas, Millenium Bank dans le centre d’Athènes, City Bank à Pireaus, Open 24 (Eurobank) à Pireaus, Eurobank à Syggrou, Eurobank à Kallithea, Cyprus Bank à Patissia, et Ethniki Bank à Vyronas), 4 voitures de luxe et une compagnie d’assurance (les bureaux d’Ethniki à Kato Halandri). Le tout dédié au braqueur anarchiste incarcéré Giorgos Voutsis-Vogiatzis.

22 février, Thessalonique - Manifestation de 700 personnes en solidarité avec l’anarchiste incarcéré Vaggelis Botzatzis.

23 février, Athènes - Manifestation anti-fasciste de 2000 personnes. Juste avant, un groupe de fascistes est défoncé. Au cours du défilé, plusieurs caméras de vidéo-surveillance sont brisées.

24 février, Athènes - Explosion d’une bombe devant le ministère de l’Environnement et des Travaux Publics vers 16h50, après un coup de téléphone qui a fait évacuer son personnel. Revendiqué par le groupe Action révolutionnaire Armée (ENEDRA).

19-20 mars, partout - Manifestations contre la loi de réforme des retraites. 200 000 manifestants à Athènes. Les affrontements commencent devant le Parlement, où des vitrines de banque et des caméras sont en miettes. Ils se poursuivent près des universités, où des barricades sont dressées. Des magasins de luxe qui continuent de travailler ont leur vitrines brisées. A Thessalonique défilent 20 000 manifestants. Un distributeur de billets brûle, des vitres et des caméras de banques sont détruites. Les gauchistes attaquent les personnes masquées. A Heraklion (Crète) défilent 4000 manifestants. Nombreuses caméras de surveillance détruites et peinture contre les bureaux de Nea Demokratia (droite au pouvoir). Devant la Préfecture, les syndicalistes empêchent son occupation et se fritent avec les anarchistes, qui réussissent toutefois à en défoncer l’entrée.

18-20 mars, Athènes-Thessalonique
- La Conspiration des Cellules du Feu revendiquent « trois jours de festival du feu », soit les attaques incendiaires le 18/03 contre un bus de la police à Egalo (Athènes), le 19/03 contre la mairie et une voiture d’une compagnie de sécurité à Thessalonique, le 20/03 à Athènes contre des compagnies de sécurité (voitures à Koukaki et Petralona, bureaux à Galatsi), des banques (Millenium Bank à Pagrati et Empori Bank à Agia Paraskevi), des constructeurs de prison (voiture à Kifissia) et de système de surveillance électronique (voiture à Agioi Anargiroi). Actions dédidées à Chrissostomos Kontorevithakis et Marios Tsourapas, compagnons qui passent en procès en juillet pour tentative d%9



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