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Nanterre : Une greffière agressée au tribunal

(18 juin 2007)

par

lundi 18 juin 2007, 21h36

Une greffière agressée au tribunal de Nanterre : un couple en garde à vue

PARIS (AP) - Un couple en instance de divorce a été placé lundi en garde à vue après l’agression d’une greffière du tribunal de grande instance de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, a-t-on appris de sources judiciaires.

Lundi matin, ce couple s’est présenté à l’annexe du TGI de Nanterre où sont notamment traitées les affaires familiales. Le ton est monté très rapidement entre ce couple et l’agent d’accueil qui expliquait à la femme et l’homme qu’il ne pouvait joindre leur avocat par son poste téléphonique. Des insultes ont fusé, a-t-on expliqué de sources judiciaires. La greffière en chef est sortie de son bureau et a tenté de calmer le couple. L’homme s’est alors énervé et lui a donné deux coups de poing, un seul atteignant le visage de cette femme âgée d’une cinquantaine d’années, a-t-on précisé de mêmes sources. La femme aurait menacé de mort la greffière. "Je vais te crever, t’es morte", aurait-elle lancé.

Les forces de l’ordre sont intervenues et ont interpellé ce couple, qui se trouvait toujours en garde à vue en début de soirée.

La greffière et l’agent d’accueil ont porté plainte pour violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique et outrage.

L’annexe où a eu lieu l’agression est surveillée par une entreprise de gardiennage, a-t-on souligné de sources judiciaires.

Ces faits se sont produits alors que la Chancellerie a annoncé le 8 juin sa décision de débloquer immédiatement 20 millions d’euros en faveur de la sécurisation des juridictions, trois jours après une agression à l’arme blanche dont a été victime un juge pour enfants du tribunal de Metz dans son bureau.

Le 5 juin peu avant 10h, Jacques Noris, 62 ans, vice-président du tribunal de grande instance et président du tribunal pour enfants, a été frappé de trois coups de couteau à l’abdomen dans son bureau du TGI de Metz. Une jeune femme de 35 ans, Fatia B. n’acceptait pas que le magistrat ait confirmé le placement de son fils de deux ans et demi chez sa grand-mère paternelle en raison de carences éducatives.

Cette mère de famille a été mise en examen pour "tentative d’homicide volontaire avec préméditation, avec la circonstance aggravante qu’elle s’est produite sur la personne d’un magistrat dans l’exercice de ses fonctions", a-t-on précisé de source judiciaire. AP



Référence : http://cettesemaine.info/article.php3_id_article=773.html